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Le Droit à l'avortement. un texte pionnier de 1913
Pelletier Madeleine
SHS EDITIONS
6,50 €
Épuisé
EAN :9791041921294
Le but naturel de l'amour, c'est la reproduction de l'espèce. Les partisans des causes finales disaient que la nature avait fait agréable l'acte sexuel, pour inciter les individus à se perpétuer. Il ressort de la théorie transformiste, qui est admise aujourd'hui et qui s'appuie sur nombre de faits de l'histoire naturelle, que seules ont pu persister, parmi les espèces bi-sexuées, celles chez lesquelles l'union des sexes a été un plaisir ; s'il a existé des espèces bi-sexuées où les deux sexes n'avaient aucun attrait l'un pour l'autre, elles ont dû nécessairement disparaître". Madeleine Pelletier, née le 18 mai 1874 à Paris et morte le 29 décembre 1939 à Epinay-sur-Orge, est en 1906 la première femme médecin diplômée en psychiatrie en France. Elle est également connue pour ses multiples engagements politiques et philosophiques et fait partie des féministes les plus engagées au regard de la majorité des féministes françaises du xxe siècle. Elle interrompt très jeune ses études et fréquente dans son adolescence les groupes socialistes et anarchistes qui forment les idées qui restent les siennes jusqu'à sa mort. A vingt ans, elle décide de reprendre ses études malgré sa pauvreté, et parvient à devenir médecin. Cette réussite sociale ne la satisfait cependant pas et elle multiplie ses engagements dans la société. En 1906, elle est initiée franc-maçonne, est choisie comme présidente d'une association féministe et devient membre de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO). Au sein de la franc-maçonnerie comme à la SFIO, elle cherche à faire avancer la cause des femmes. Ses prises de position lui valent de fortes inimitiés au sein même de sa famille politique ou dans les rangs de la franc-maçonnerie. Les tentatives de mise à l'écart dans ces deux groupes l'incitent à se rapprocher des mouvements anarchistes et à changer de loge maçonnique. En 1917, elle s'enthousiasme pour la révolution d'Octobre en Russie et entreprend un voyage plein d'espérance pour admirer la réalisation de son idéal. Toutefois, la situation catastrophique du pays la fait déchanter, bien qu'elle conserve toujours la foi dans l' "idéal communiste" . Rentrée en France, elle reprend la lutte pour une société communiste avec des libertaires. Elle combat aussi la montée du fascisme sans cesser son combat féministe. Pour faire connaître ses idées, elle écrit de nombreux articles, publie des essais, des romans et des pièces de théâtre. Cet activisme est brisé en 1937 lorsqu'un accident vasculaire cérébral la rend hémiplégique. Elle reprend ses combats malgré son handicap à l'issue de sa convalescence. En 1939, elle est inculpée pour avoir pratiqué un avortement, mais ses accusateurs se rendent compte que son état physique ne lui permettait pas de réaliser cet acte. Ils la déclarent tout de même dangereuse pour elle-même et pour autrui, et la font interner en asile psychiatrique, où sa santé physique et mentale se détériore. Elle meurt d'un second accident vasculaire cérébral, le 29 décembre 1939.
La variété des domaines qui intéressent Madeleine Delbrêl est immense. Après deux tomes de correspondance, deux autres de textes inspirés par l'humour et l'amour, voici abordée son activité professionnelle d'assistante sociale, avec les cinquième et sixième tomes. Elle fut assistante sociale avec compétence et passion, d'abord en formation d'infirmière puis d'assistante de 1931 à 1936, en poste paroissial et ensuite municipal à lvry jusqu'en 1946. Après le 5e tome qui présentait les quatre grands textes que Madeleine Delbrêl avait elle-même publiés sur le service social entre 1937 et 1942. le 6e tome s'ouvre par une préface de Denis Pelletier, directeur de la section d'histoire religieuse de l'École Pratique des Hautes Études, faisant le point sur la doctrine sociale de l'Église en 1940, suivie d'une préface de Christine Garcette, cofondatrice du Réseau Histoire du Travail Social. Ce volume présente les autres écrits professionnels : rapports, conférences, exposés aux élèves assistantes sociales. On y découvre l'évolution de l'assistante sociale, tout d'abord travaillant dans le cadre paroissial, puis dans celui de la commune d'Ivry durant la guerre, et enfin à la Libération. Le fait qu'elle ait mis par écrit sous diverses formes son expérience et ses réflexions permet aujourd'hui de saisir sur le vif l'action de cette chrétienne investie dans le monde laïque et qui y vit une foi très incarnée. En postface, Bernard Pitaud resitue ces écrits professionnels dans l'ensemble de l'oeuvre de Madeleine Delbrêl.Poète, assistante sociale et mystique, Madeleine Delbrêl (1904 - 1964) est considérée par beaucoup comme une des figures spirituelles majeures du 20e siècle. Par ses engagements sociaux à Ivry (banlieue parisienne), son témoignage de vie évangélique et communautaire en milieu défavorisé et déchristianisé, et par l'ampleur de ses écrits aux accents pionniers, elle atteint, petit à petit, un large public sensible à la vérité et à la pureté de sa vie et de sa parole. Sa cause de béatification a été introduite à Rome.
On a dit avec raison que les peuples n'ont jamais que le gouvernement qu'ils méritent. Un peuple opprimé qui ne mériterait pas de l'être s'insurgerait contre ses oppresseurs et les mettraient hors d'état de le tyranniser. Cette vérité s'applique non seulement aux peuples, mais à toutes les collectivités. Le prolétariat mérite certainement le sort qui lui est fait dans la société présente ; s'il ne le méritait pas, étant donné qu'il forme la majorité de la nation, il y a longtemps qu'il aurait dépossédé la bourgeoisie de son pouvoir".
A la fin de l'année 1920, Madeleine Pelletier part clandestinement en Russie. Ce voyage à travers l'Europe dévastée par la guerre de 1914-1918 est plein d'embûches, de marches épuisantes, de péripéties rocambolesques : "Je comptais entonner l'Internationale en pénétrant enfin sur le territoire béni du communisme, mais tout mon enthousiasme est parti, je suis trop malheureuse ! " En Russie, elle s'intéresse principalement à la condition des femmes : "dans les rues de Moscou, on s'aperçoit tout de suite que les femmes ont là plus de liberté qu'en aucun pays du monde, [...] pas de suiveurs : une jeune fille peut s'asseoir sur un banc, attendre debout sur un trottoir à n'importe quelle heure. Personne ne lui dit rien..." Son constat est amer en ce qui concerne la participation des femmes à la vie politique : "Pas de femme sur l'estrade à part les dactylos qui vont et viennent des papiers à la main..." Au terme de ce voyage initiatique, Madeleine Pelletier se rend compte qu'une grande distance sépare la théorie de la pratique et que la libération économique, politique et sexuelle des femmes n'est pas à l'ordre du jour dans la Russie communiste.
Résumé : Avec "Les femmes peuvent-elles avoir du génie ? ", suivi de trois autres textes féministes, L'Esprit du Temps, afin de rendre hommage aux grandes pionnières du féminisme - principales héroïnes de la grande exposition "Parisiennes citoyennes ! Engagements pour l'émancipation des femmes (1789-2000)" au Musée Carnavalet à Paris - publie avec ces écrits le premier recueil de sa trilogie "Féministes d'hier, luttes d'aujourd'hui" dans sa collection Textes Essentiels. C'est avec Madeleine Pelletier, première Française diplômée en psychiatrie, franc-maçonne, socialiste, anarchiste et témoin impartiale de la Révolution russe que nous inaugurons la série. Cet ouvrage présente quatre textes de Madeleine Pelletier écrits au début du XXe siècle et emblématiques des combats qu'elle a mené jusqu'à sa mort tragique en hôpital psychiatrique en 1939. "L'éducation féministe des filles" ; "Le droit à l'avortement" ; "Le droit au travail pour la femme" ; "Les femmes peuvent-elles avoir du génie ? " Comme vous allez le découvrir - et l'apprécier -, ces oeuvres, présentées ici chronologiquement, font preuve d'une puissance politique et d'une rigueur d'analyse exceptionnelles.
Résumé : Bernard Lazare (1865-1903) fut le premier des dreyfusards. Grande figure du judaïsme français, il fut un temps proche de Herzl sans jamais pour autant se départir de ses convictions anarchistes. L'Antisémitisme, son histoire et ses causes est l'ouvrage fondamental de Lazare, dans lequel il s'emploie à penser le rapport des juifs au politique. Cette histoire politique du judaïsme est devenu un classique pour pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de la religion juive et ses relations à la politique et aux Etats.
Paul Landormy La musique française (volume 2) : De Franck à Debussy Cette trilogie, promenade musicale et historique du critique Paul Charles-René Landormy, nous montre avec érudition l'évolution de la musique au fil des âges, soulignant pour chaque artiste la plus remarquable de ses oeuvres et l'influence qu'a pu avoir son époque et son entourage. Ce premier opus est consacré à la période qui s'étend de la Révolution à Berlioz. Outre des anecdotes sur les musiciens, plusieurs analyses d'oeuvres importantes - en particulier des opéras - nous sont proposées. Paul Charles-René Landormy est un philosophe, musicologue et critique musical français né le 3 janvier 1869 à Issy-les-Moulineaux et mort à Paris le 17 novembre 1943. Ouvrages : Socrate, Paris, Delaplane, 1901 Descartes, Paris, Delaplane, 1902 Histoire de la musique, Paris, Delaplane, 1910 (a fait l'objet de plusieurs rééditions, revues et augmentées) Brahms, Paris, Alcan, 1920 "Faust" de Gounod : étude historique et critique, analyse musicale, Paris, Mellottée, 1922 Bizet, Paris, Alcan, 1924 La vie de Schubert, Paris, Gallimard, 1928 Albert Roussel (1869-1937), Paris, 1937 Gluck, Paris, Gallimard, 1941 Gounod, Paris, Gallimard, 1942 La Musique française, Paris, Gallimard, 1943-1944 (3 volumes : De la Marseillaise à la mort de Berlioz ; De Franck à Debussy ; Après Debussy)
L'Histoire de l'art est une vaste fresque qui va de la préhistoire jusqu'aux premières années du XXe siècle. Commencée en 1909, terminée en 1927, plusieurs fois remaniée, la totale nouveauté de l'entreprise d'Elie Faure a été d'introduire un genre nouveau devenu populaire et indispensable aujourd'hui : le livre d'art où chaque commentaire peut être comparé aux oeuvres elles-mêmes, la juxtaposition et la confrontation des images justifiant l'audace des rapprochements qui parfois paraissent insolites. Entreprise tout à fait nouvelle à l'époque, elle n'a été, Malraux mis à part, ni égalée, ni dépassée aujourd'hui.
Ce pamphlet, publié en juillet 1850, est le dernier que Bastiat ait écrit. L'auteur en perdit le manuscrit lors du déménagement de son domicile de la rue de Choiseul à la rue d'Alger. Après de longues et vaines recherches, il se décida à recommencer entièrement son oeuvre, et choisit pour base principale de ses démonstrations des discours récemment prononcés à l'Assemblée nationale. Cette tâche finie, il se reprocha d'avoir été trop sérieux, détruisit ce second manuscrit et finira par écrire la version définitive éditée dans le présent ouvrage.