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MON VOYAGE AVENTUREUX EN RUSSIE COMMUNISTE
PELLETIER MADELEINE
INDIGO
18,30 €
Épuisé
EAN :9782907883993
A la fin de l'année 1920, Madeleine Pelletier part clandestinement en Russie. Ce voyage à travers l'Europe dévastée par la guerre de 1914-1918 est plein d'embûches, de marches épuisantes, de péripéties rocambolesques : "Je comptais entonner l'Internationale en pénétrant enfin sur le territoire béni du communisme, mais tout mon enthousiasme est parti, je suis trop malheureuse ! " En Russie, elle s'intéresse principalement à la condition des femmes : "dans les rues de Moscou, on s'aperçoit tout de suite que les femmes ont là plus de liberté qu'en aucun pays du monde, [...] pas de suiveurs : une jeune fille peut s'asseoir sur un banc, attendre debout sur un trottoir à n'importe quelle heure. Personne ne lui dit rien..." Son constat est amer en ce qui concerne la participation des femmes à la vie politique : "Pas de femme sur l'estrade à part les dactylos qui vont et viennent des papiers à la main..." Au terme de ce voyage initiatique, Madeleine Pelletier se rend compte qu'une grande distance sépare la théorie de la pratique et que la libération économique, politique et sexuelle des femmes n'est pas à l'ordre du jour dans la Russie communiste.
La variété des domaines qui intéressent Madeleine Delbrêl est immense. Après deux tomes de correspondance, deux autres de textes inspirés par l'humour et l'amour, voici abordée son activité professionnelle d'assistante sociale, avec les cinquième et sixième tomes. Elle fut assistante sociale avec compétence et passion, d'abord en formation d'infirmière puis d'assistante de 1931 à 1936, en poste paroissial et ensuite municipal à lvry jusqu'en 1946. Après le 5e tome qui présentait les quatre grands textes que Madeleine Delbrêl avait elle-même publiés sur le service social entre 1937 et 1942. le 6e tome s'ouvre par une préface de Denis Pelletier, directeur de la section d'histoire religieuse de l'École Pratique des Hautes Études, faisant le point sur la doctrine sociale de l'Église en 1940, suivie d'une préface de Christine Garcette, cofondatrice du Réseau Histoire du Travail Social. Ce volume présente les autres écrits professionnels : rapports, conférences, exposés aux élèves assistantes sociales. On y découvre l'évolution de l'assistante sociale, tout d'abord travaillant dans le cadre paroissial, puis dans celui de la commune d'Ivry durant la guerre, et enfin à la Libération. Le fait qu'elle ait mis par écrit sous diverses formes son expérience et ses réflexions permet aujourd'hui de saisir sur le vif l'action de cette chrétienne investie dans le monde laïque et qui y vit une foi très incarnée. En postface, Bernard Pitaud resitue ces écrits professionnels dans l'ensemble de l'oeuvre de Madeleine Delbrêl.Poète, assistante sociale et mystique, Madeleine Delbrêl (1904 - 1964) est considérée par beaucoup comme une des figures spirituelles majeures du 20e siècle. Par ses engagements sociaux à Ivry (banlieue parisienne), son témoignage de vie évangélique et communautaire en milieu défavorisé et déchristianisé, et par l'ampleur de ses écrits aux accents pionniers, elle atteint, petit à petit, un large public sensible à la vérité et à la pureté de sa vie et de sa parole. Sa cause de béatification a été introduite à Rome.
On a dit avec raison que les peuples n'ont jamais que le gouvernement qu'ils méritent. Un peuple opprimé qui ne mériterait pas de l'être s'insurgerait contre ses oppresseurs et les mettraient hors d'état de le tyranniser. Cette vérité s'applique non seulement aux peuples, mais à toutes les collectivités. Le prolétariat mérite certainement le sort qui lui est fait dans la société présente ; s'il ne le méritait pas, étant donné qu'il forme la majorité de la nation, il y a longtemps qu'il aurait dépossédé la bourgeoisie de son pouvoir". Madeleine Pelletier, née le 18 mai 1874 à Paris et morte le 29 décembre 1939 à Epinay-sur-Orge, est en 1906 la première femme médecin diplômée en psychiatrie en France. Elle est également connue pour ses multiples engagements politiques et philosophiques et fait partie des féministes les plus engagées au regard de la majorité des féministes françaises du xxe siècle.
Résumé : Qu'est-ce que le génie ? Comment distinguer le génie du talent ? Dans son essai, Madeleine Pelletier s'interroge sur ce qui fait réellement le génie, qu'il soit artistique ou scientifique. Tout au long de sa réflexion, la première psychiatre de France explique pourquoi les femmes de génie ont été déconsidérées. Les génie n'a pas de sexe, et pourtant la société a tout fait pour nous le faire croire. Madeleine Pelletier déconstruit les systèmes de pensée de son époque, femme engagée politiquement, elle a inspiré le féminisme du début du XXe siècle. Les écrits de Simone de Beauvoir reprennent certaines idées de Madeleine Pelletier.
Un ensemble interactif. Renvois multiples, complémentarité des développements. Une instrumentation pratique. Un index hiérarchisé, des clés et repères permettant une maîtrise immédiate des notions, des documents illustrant les enjeux. Une problématique soutenue. L'ouvrage démontre que les Etats-Unis disposent des ressources décisives aujourd'hui : savoir, savoir-faire, pluralité ethnique, capacité à faire rêver le monde, métropoles géantes donnant le ton à la planète. Cette richesse, attestée par le rétablissement actuel, bien que cyclique et fragile, indique qu'il faudra compter, au XXIe siècle, avec les Etats-Unis et le bloc nord-américain. Un cours structuré regroupant l'essentiel des savoirs. Des mises au point synthétiques sur des questions clés ou des sujets controversés. Une liste sélective des sujets proposés ou susceptibles de l'être. Annales choisies, propositions de thèmes nouveaux. Des plans détaillés. Problématiques, organisation des acquis. Les références bibliographiques essentielles. Renvois à la bibliographie fondamentale, citation des ouvrages récents.
L'écrivain moderniste brésilien Oswald de Andrade (1890-1954), dramaturge, poète et romancier publie, parallèlement à son œuvre de fiction, de nombreux textes critiques et essais axés sur la défense de l'art, en particulier la peinture, la sculpture, la photographie et le cinéma. Après sa participation à la Semaine d'art moderne de Sào Paulo en 1922, point d'orgue du Modernisme brésilien et des nombreux courants s'y rattachant, il tisse des liens avec l'avant-garde artistique et littéraire brésilienne puis européenne, en particulier lors de ses fréquents séjours à Paris, entre 1923 et 1929. Ses deux manifestes les plus connus, le Manifeste da Poesia Pau Brasil, " Manifeste de la poésie Bois Brésil " de 1924 et le Manifeste Antropofago, " Manifeste anthropophage " de 1928, s'inscrivent dans la lignée du cubisme, du dadaïsme et du surréalisme, mais apportent aux courants d'avant-garde européens des saveurs éminemment brésiliennes, fondées sur ce que l'auteur aimait appeler " l'originalité native ". L'écrivain s'appuie sur les deux arts représentatifs du XXe siècle, la photographie et le cinéma, pour approfondir ses recherches sur l'écriture du roman et l'inscrire dans la modernité. Dans ses essais sur l'art et ses nombreux manifestes, comme dans les sept œuvres romanesques publiées de 1922 à 1945 qui incluent une trilogie, deux romans d'avant-garde et un diptyque, l'intérêt porté au cadrage, au travail sur l'image et son développement et au montage forgent l'espace pluriel et métissé du roman oswaldien, toujours en quête de nouveaux itinéraires, ouvert sur le champ et le hors champ.
Dans cette anthologie sont réunis 118 écrivains femmes d'Amérique latine qui ont vécu ou vivent en France. Les seize nationalités représentées dans cette anthologie, illustrent la fascination qu'exerce la France sur les intellectuels latino-américains depuis le début du XIXème siècle. La France devient la patrie de ces femmes contraintes d'abandonner leur pays face à l'intolérance, l'exclusion sociale, le sexisme et la persécution politique. L'écrivaine mexicaine Elena Garro (1917-1998), auteure du récit Andamos huyendo Lola (1980), s'exile en France comme toute une génération de créatrices qui arrivent à Paris en pleine euphorie de la révolution culturelle de mai 68, où l'on lit Le deuxième sexe dans lequel Simone de Beauvoir examine la condition féminine selon les perspectives biologique et sociale et esquisse les voies qui mènent à la libération des femmes.
Le poète Juan Gelman vint à l'Université de Lille 3 en octobre 2004, répondant à l'invitation de chercheurs spécialistes de la littérature latino-américaine et de l'Institut Erasme (Maison des Sciences de l'Homme du Nord-Pas-de-Calais). Lors de ces conversations avec le public, il ponctua, avec son acuité et son efficacité singulières, les débats organisés sur son œuvre, et il offrit la lecture de ses poèmes. Le présent ouvrage n'est donc pas seulement une édition d'actes, mais le prolongement aux questionnements posés dans cette conversation collective et l'écho d'une poésie qui, merveilleusement lue par le poète, révélait son intelligence et la beauté de son univers lyrique. La première partie de l'ouvrage explore la mémoire inhérente à la matière poétique et par là même résistante aux douleurs des disparitions, des morts, des exils, des barbaries contemporaines, ainsi que la subversion du langage poétique que le poète pratique depuis Violin y otras cuestiones (1956). La deuxième partie est consacrée à l'œuvre journalistique du poète. Si elle ne peut avoir comme en poésie pour objet elle-même mais par définition le monde qui entoure le poète, elle maintient l'exigence d'un engagement à l'écriture, d'où l'extraordinaire cohérence entre la biographie personnelle et politique de Juan Gelman et l'entier de son œuvre. En fin de volume des entrevues du poète et un article parus initialement en Argentine. Ces documents nous ont semblé pertinents pour saisir la personnalité de Juan Gelman et prolonger sa présence parmi nous. Nous entendons approcher ainsi avec l'ensemble d'articles réunis dans ce volume, par le biais de leurs approches critiques différents, l'œuvre complexe et singulière d'un des plus grands poètes de la fin du XXe et du début du XXIe siècle en dialogue constant avec la poésie et des poètes du monde entier.
Tant pis si mon livre n'est pas compris ou s'il l'est trop bien, se dit Carmen. Tant pis pour la pauvre Blanca, se dit-elle encore, mais il faut que le monde sache. Oui, je l'écrirai cette histoire. Il faut dire que, derrière le mal, il y a encore le mal. Un autre mal, absolu celui-là. Il faut dire que derrière les bourreaux, les violeurs, il y a d'autres hommes. Des hommes qui gardent les mains propres et le sourire, un grand sourire, un étrange sourire.