Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La crise catholique. Religions, société, politique en France (1965-1978)
Pelletier Denis
PAYOT
9,15 €
Épuisé
EAN :9782228900010
Pourquoi a-t-on cru, voici trente ans, à la fin des religions en Europe ? Par quels chemins l'émotion religieuse est-elle revenue au c?ur de nos sociétés ? Comment les catholiques vivent-ils l'actualité ? Recul de la pratique religieuse, prêtres en rupture de vocation, désertion des militants : dans les années 1960 et 1970, le catholicisme français est en crise. Avec l'encyclique Humanae vitae, qui renouvelle l'interdit sur la contraception, le fossé se creuse entre Rome et les femmes. Mai 68 révèle un gauchisme chrétien qui veut la révolution dans la société et dans l'Eglise. A l'autre extrême naît la dissidence intégriste de Mgr Lefebvre. Ce livre est la première synthèse historique sur la crise catholique qui a suivi Vatican II. Il montre comment les années 1968 ont vu émerger une autre manière d'être croyant en France ; comment la crise catholique ne se sépare pas de celle de la société française à l'issue des Trente Glorieuses ; et comment, sous l'explosion de la contestation et la mobilisation des intelligences, se trame une mutation dont nous sommes les héritiers immédiats.
Au cours de ces dernières années, la crise économique quia secoué en priorité l'Europe du Sud, réputée majoritairement orthodoxe ou catholique, a remis à l'ordre du jour la question jadis posée par Max Weber du rapport entre les appartenances religieuses et "l'esprit du capitalisme". Certains observateurs ont aussi vu dans le mode procédural de construction de l'Union européenne l'action d'une Europe du Nord d'inspiration protestante, à laquelle ces sociétés du sud peineraient à se plier. Il n'appartient pas à une revue comme les Archives de se positionner dans ce type de débat, bien souvent réducteur. La question du rapport entre orthodoxie et économie mérite néanmoins d'être posée, y compris à l'aune de la crise présente, dans la manière dont elle constitue le fait religieux en observatoire des mutations contemporaines des sociétés de l'Europe méditerranéenne d'une part, du questionnement de la relation entre Eglise et Etat à l'épreuve de la sécularisation d'autre part. C'est l'objet de ce dossier, qui s'ouvre sur un bilan critique de la thèse wébérienne à l'épreuve de l'orthodoxie, et s'appuie sur plusieurs enquêtes de terrain conduites en Grèce, à Chypre et en Bulgarie. A ce dossier s'ajoutent trois articles consacrés aux polémiques antithéâtrales du XVIIe siècle, à la gestion par la municipalité de Bordeaux du pluralisme religieux en contexte de laïcité, aux reformulations en cours de la relation entre religion et écologie.
Résumé : Depuis le tournant du millénaire, l'émergence de minorités catholiques actives, les prises de positions de l'Eglise de France comme la médiatisation de ses crises internes ont fait prendre conscience qu'il existe dans notre pays une "question catholique" . Or, dans la société la plus sécularisée d'Europe, le catholicisme est mal perçu, mal connu, voire étranger à beaucoup de Français. Par sa clarté et sa forme narrative l'explication passe par le récit, l'ouvrage de Denis Pelletier met l'histoire de ce monde singulier à la portée de tous. De la Révolution à aujourd'hui, il déconstruit les idées reçues et montre comment les différentes mémoires celle des catholiques, celle des anticléricaux, celle du roman national ont souvent déformé les réalités historiques. Un livre éclairant, à l'heure du réveil politique d'une certaine droite catholique, du traumatisme des révélations sur les clercs pédophiles, mais aussi de la redécouverte d'un patrimoine commun après l'incendie de Notre-Dame de Paris. Denis Pelletier est directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, spécialisé dans l'histoire du catholicisme français.
La gracia, es caminando ", " la grâce, c'est la marche sur le Chemin ", comme le dit une pèlerine croisée sur la route de Santiago, en Espagne. Cet ouvrage est à la fois une enquête et un récit. Il constitue la première véritable enquête ethnographique sur le Chemin de Compostelle. Pour cela, l'anthropologue s'est faite pèlerine, marchant et observant, interrogeant de nombreux pèlerins. Puis elle a pris l'habit de l'hospitaliera, participant à leur accueil dans plusieurs gîtes d'étape. Il en résulte un récit particulièrement vivant, une intrigue qui entraîne le lecteur dans la découverte d'une pratique contemporaine du pèlerinage dans laquelle se côtoient des catholiques apostoliques romains, des chrétiens sur mesure, des croyants à la carte et des non croyants. Mais l'intrigue, c'est aussi de repérer comment coexistent la manière catholique de pèleriner, inscrite dans l'histoire longue et régulée par l'institution ecclésiale, avec une ascèse sécularisée qui se vit dans l'instant de la marche, dans la communion avec la nature et dans les rencontres en chemin. Dans tous les cas, la narratrice nous conduit à découvrir les diverses improvisations effectuées par les pèlerins sur un scénario de tradition catholique. Au-delà de l'idée de l'individualisation du croire, elle nous propose de regarder le Chemin comme la scène d'un théâtre, comme une sorte de Commedia dell'arte, où il n'est pas nécessaire d'être catholique pour être acteur. La fable de soi se produit alors en marchant, chacun en est le héros et choisit son rôle en chemin.
Résumé : Ce livre entend poser les jalons d'une histoire globale de Jean-Marie Lustiger, figure éminente de l'Eglise de France entre 1981 et 2005. Le cardinal-archevêque de Paris n'occupait pas seulement une position décisive : il était par son itinéraire d'enfant juif converti, par sa personnalité atypique et par son rayonnement bien au-delà des cercles ecclésiaux, une voix originale. L'homme a suscité des controverses que le temps qui passe n'a pas toutes éteintes, et le devenir du catholicisme français depuis la fin du concile Vatican II est une question ouverte, sur laquelle acteurs et chercheurs débattent encore. Dans cette démarche, où se croisent l'histoire, la théologie, l'histoire de l'art et la science politique, et pour laquelle se sont rencontrées plusieurs générations de chercheurs et de chercheuses, il importait aussi de faire place à des témoignages d'acteurs et d'actrices, selon une démarche qui s'est imposée depuis longtemps dans le cadre de ce qu'il est convenu d'appeler l'histoire du temps présent. Ce parti pris d'ouverture à la diversité des tons et des regards semble le mieux à même de rendre compte d'une histoire qui demeure ouverte, et sur laquelle le volume que l'on va lire n'a certes pas la prétention de dire le dernier mot. Grâce à l'Institut Lustiger qui a voulu la rencontre scientifique à l'origine de ce livre collectif et à son action pour rassembler un corpus archivistique considérable, les contributeurs de ce volume ont le sentiment d'avoir, sinon ouvert, au moins conquis "le moment Lustiger" pour les études universitaires.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.