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Marcher vers Compostelle. Ethnographie d'une pratique pélerine
Zapponi Elena ; Pelletier Denis
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782296561809
La gracia, es caminando ", " la grâce, c'est la marche sur le Chemin ", comme le dit une pèlerine croisée sur la route de Santiago, en Espagne. Cet ouvrage est à la fois une enquête et un récit. Il constitue la première véritable enquête ethnographique sur le Chemin de Compostelle. Pour cela, l'anthropologue s'est faite pèlerine, marchant et observant, interrogeant de nombreux pèlerins. Puis elle a pris l'habit de l'hospitaliera, participant à leur accueil dans plusieurs gîtes d'étape. Il en résulte un récit particulièrement vivant, une intrigue qui entraîne le lecteur dans la découverte d'une pratique contemporaine du pèlerinage dans laquelle se côtoient des catholiques apostoliques romains, des chrétiens sur mesure, des croyants à la carte et des non croyants. Mais l'intrigue, c'est aussi de repérer comment coexistent la manière catholique de pèleriner, inscrite dans l'histoire longue et régulée par l'institution ecclésiale, avec une ascèse sécularisée qui se vit dans l'instant de la marche, dans la communion avec la nature et dans les rencontres en chemin. Dans tous les cas, la narratrice nous conduit à découvrir les diverses improvisations effectuées par les pèlerins sur un scénario de tradition catholique. Au-delà de l'idée de l'individualisation du croire, elle nous propose de regarder le Chemin comme la scène d'un théâtre, comme une sorte de Commedia dell'arte, où il n'est pas nécessaire d'être catholique pour être acteur. La fable de soi se produit alors en marchant, chacun en est le héros et choisit son rôle en chemin.
Plus de trente-cinq ans après la fin de la guerre d'Algérie, l'assassinat du colonel en retraite Raoul Duplan fait resurgir un passé pourtant patiemment occulté. Saint-cyrien, soldat puis maquisard, déporté à Buchenwald, ancien de l'Indochine, Duplan a participé au putsch des généraux d'avril 1961 avant de devenir l'un des chefs de l'OAS. Arrêté, condamné à perpétuité puis libéré en 1968, il semblait couler des jours enfin paisibles jusqu'à ce que son passé le rattrape sous la forme laconique de deux balles de fort calibre. Un sombre polar aux accents de vérité qui nous rappelle brutalement aux réalités de la guerre.
En arrêtant à sa descente d'avion Maurice Fabre, recherché pour crimes contre l'humanité en raison de sa participation active aux " massacres de Sétif ", les autorités algériennes n'ont-elles pas fait preuve d'un zèle quelque peu excessif? Car, plus de soixante ans après les faits, personne, des deux côtés de la Méditerranée, n'a vraiment intérêt à revenir sur ces journées sanglantes de mai 1945, dans cette Algérie française qui était alors à la fois pétainiste, gaulliste et sous influence américaine. Ni Alger, ni Paris, ni même Washington...Personne, sauf l'accusé. Celui que la presse désigne comme le " Boucher de Guelma " est en effet déterminé à ne plus rien cacher de la vérité sur des tueries dont les victimes algériennes ne sont toujours pas dénombrées. Comment faire taire ce vieillard, dont la mémoire est implacable, et qui, au fil de l'instruction de son procès, se montre décidément trop bavard ?Le premier roman noir consacré à l'une des pages les plus sombres du colonialisme français.
En ce jour anniversaire de la prise de la Bastille, l'Armée Corse Nationale a libéré le navire Les Iles sanguinaires. Il s'appelle désormais le Petru Orsatti, en souvenir de notre camarade assassiné par des voyous à la solde de l'Etat français, martiru di a causa corsa. Un camion bourré d'explosifs est garé dans les cales. Nous sommes déterminés. Nous ne céderons pas. Au gouvernement français de choisir entre une véritable négociation ou un affrontement qui ne pourrait être que sanglant. Corsi arritti ! Corses debout !
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.