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Economie et humanisme. De l'utopie communautaire au combat pour le tiers-monde (1941-1966)
Pelletier Denis
CERF
41,00 €
Épuisé
EAN :9782204053020
Officier de marine devenu dominicain, Louis Lebret avait déjà mené une première carrière de prêtre syndicaliste lorsqu'il fonda en 1941 le mouvement Economie et Humanisme. D'abord engagé aux côtés de Vichy dont il s'éloigna en 1942, puis mêlé aux débuts des internationales démocraties chrétiennes européennes et latino-américaines, il fut dans les années cinquante un des pionniers de l'économie du développement. Au cours de multiples missions dans le tiers monde, il devint le conseiller de Mamadou Dia au Sénégal, du président Chehab au Liban, d'Edouardo Frei au Chili. A la fois expert et homme de terrain, intellectuel et militant du catholicisme social, cet homme d'influence joua un rôle clé auprès de Dom Helder Camara et des évêques du tiers monde au concile, et rédigea pour Paul VI la première version de l'encyclique Populorum progressio. Dans le sillage d'Economie et Humanisme se croisent syndicalistes et militants d'Action catholique, ingénieurs sociaux et prêtres-ouvriers, acteurs français et étrangers de l'aménagement du territoire et du développement. De la corporation au progressisme chrétien, de la mission ouvrière au tiers mondisme, leur itinéraire rencontre celui de personnalités aussi diverses que l'économiste François Perroux, le philosophe Gustave Thibon, le père Chenu ou le dominicain sociologue Henri Desroche. Centré sur l'analyse des réseaux et la circulation des modèles intellectuels, ce livre raconte enfin les métamorphoses d'une utopie communautaire qui nourrit pendant près de trois décennies l'engagement d'une génération de chrétiens dans les combats du siècle.
Entre sciences et religions, le différend est ancien, comme le sont les compromis, les transferts et les maraudes. Ce conflit traverse le siècle, de la physique aux sciences de la terre, de la philologie à l'astronomie, de l'histoire aux sciences des religions, des sciences du vivant aux sciences cognitives, de l'archéologie aux sciences de la psyché. Son actualité politique est marquée par le retour du facteur religieux au premier plan des répertoires de mobilisation, dans un contexte de tensions nationales et internationales fortes. Ce dossier de Vingtième Siècle confronte les trois traditions monothéistes et la manière de construire le rapport entre raison scientifique et raison religieuse. Quatre études de cas, empruntées au christianisme, à l'islam et au judaïsme, sont précédées d'une synthèse comparative inédite à l'échelle du siècle.
Résumé : Ce livre entend poser les jalons d'une histoire globale de Jean-Marie Lustiger, figure éminente de l'Eglise de France entre 1981 et 2005. Le cardinal-archevêque de Paris n'occupait pas seulement une position décisive : il était par son itinéraire d'enfant juif converti, par sa personnalité atypique et par son rayonnement bien au-delà des cercles ecclésiaux, une voix originale. L'homme a suscité des controverses que le temps qui passe n'a pas toutes éteintes, et le devenir du catholicisme français depuis la fin du concile Vatican II est une question ouverte, sur laquelle acteurs et chercheurs débattent encore. Dans cette démarche, où se croisent l'histoire, la théologie, l'histoire de l'art et la science politique, et pour laquelle se sont rencontrées plusieurs générations de chercheurs et de chercheuses, il importait aussi de faire place à des témoignages d'acteurs et d'actrices, selon une démarche qui s'est imposée depuis longtemps dans le cadre de ce qu'il est convenu d'appeler l'histoire du temps présent. Ce parti pris d'ouverture à la diversité des tons et des regards semble le mieux à même de rendre compte d'une histoire qui demeure ouverte, et sur laquelle le volume que l'on va lire n'a certes pas la prétention de dire le dernier mot. Grâce à l'Institut Lustiger qui a voulu la rencontre scientifique à l'origine de ce livre collectif et à son action pour rassembler un corpus archivistique considérable, les contributeurs de ce volume ont le sentiment d'avoir, sinon ouvert, au moins conquis "le moment Lustiger" pour les études universitaires.
Résumé : Dans la seconde moitié du XXe siècle s'est imposée en France une désignation tantôt valorisante, tantôt péjorative : "cathos de gauche", par extension "chrétiens de gauche" - car cette nébuleuse englobe des catholiques et des protestants. Qui étaient-ils et comment ont-ils pris le tournant de l'engagement à gauche face à une Eglise massivement portée à droite ? Au début du XXIe siècle, cette variété de militants chrétiens existe-t-elle encore ? Que reste-t-il de leurs luttes et des idées qu'ils entendaient porter ?
La gracia, es caminando ", " la grâce, c'est la marche sur le Chemin ", comme le dit une pèlerine croisée sur la route de Santiago, en Espagne. Cet ouvrage est à la fois une enquête et un récit. Il constitue la première véritable enquête ethnographique sur le Chemin de Compostelle. Pour cela, l'anthropologue s'est faite pèlerine, marchant et observant, interrogeant de nombreux pèlerins. Puis elle a pris l'habit de l'hospitaliera, participant à leur accueil dans plusieurs gîtes d'étape. Il en résulte un récit particulièrement vivant, une intrigue qui entraîne le lecteur dans la découverte d'une pratique contemporaine du pèlerinage dans laquelle se côtoient des catholiques apostoliques romains, des chrétiens sur mesure, des croyants à la carte et des non croyants. Mais l'intrigue, c'est aussi de repérer comment coexistent la manière catholique de pèleriner, inscrite dans l'histoire longue et régulée par l'institution ecclésiale, avec une ascèse sécularisée qui se vit dans l'instant de la marche, dans la communion avec la nature et dans les rencontres en chemin. Dans tous les cas, la narratrice nous conduit à découvrir les diverses improvisations effectuées par les pèlerins sur un scénario de tradition catholique. Au-delà de l'idée de l'individualisation du croire, elle nous propose de regarder le Chemin comme la scène d'un théâtre, comme une sorte de Commedia dell'arte, où il n'est pas nécessaire d'être catholique pour être acteur. La fable de soi se produit alors en marchant, chacun en est le héros et choisit son rôle en chemin.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.