Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Chroniques
Péjus Marie ; Berdaguer Christophe
MANUELLA
27,00 €
Épuisé
EAN :9782917217795
Toute l'oeuvre de Berdaguer et Péjus vise à cette identification : comment faire coïncider, ne serait-ce que dans l'instant d'une oeuvre, esprit et matière, terre et cerveau". (Emanuele Coccia) Chronique : Recueil de faits historiques consignés par ordre chronologique. De Plante à pop-corn à Premières demeures, cette monographie réunit cent-trente oeuvres réalisées entre 1994 et 2017. Autant de notices et plus de trois cents reproductions qui restituent la trajectoire artistique de Christophe Berdaguer et Marie Péjus. Une oeuvre qui, tout en revendiquant ouvertement son inscription dans le champ de l'histoire de l'art et notamment ses références aux avant-gardes utopistes et aux expériences d'architecture radicale des années 1970, se joue des classements et des catégories. Chronique : Se dit de maladies qui durent longtemps et se développent lentement. Luminothérapie, Arbre à désirs, Traumathèque, Chants épileptiques, Double aveugle, Faux self... Neurodomotique, Ville hormonale, Psychoarchtecture, Ville d'erre... Paysages chimiques, Vegetal Transfer, Morphine Landscape, Jardin psychologique... Eye Shut Sensitivity, Habitat olfactif, Sculpture anesthésiante... Paroles martiennes, Rosabelle believe... Autant de titres explicites qui témoignent du jeu associatif permanent auquel se livrent Berdaguer et Péjus. Leurs vidéos, leurs dessins, leurs installations, leurs dispositifs questionnent les interactions entre architecture et psychanalyse, entre environnement et neurosciences, entre forme et sens, entre espace intérieur et mondes extérieurs, entre théorie et production. Aux frontières qui tranchent, ils préfèrent ce qui lie et délie, les inter-relations, le mouvement créatif, la contamination des espaces, l'ambivalence, et ouvrent toujours le dialogue avec cet autre qu'est le spectateur, point aveugle d'une oeuvre consciente de sa part manquante. Chroniques : Un livre qui donne à voir la cohérence d'un travail qui se développe depuis plus de vingt ans ; un livre généreux comme une explosion de pop-corn ; un livre paradoxal qui termine par le commencement.
Lando Ortensio ; Corsaro Antonio ; Piéjus Marie-Fr
Résumé : "Pourquoi les philosophes de notre temps ne s'efforcent-ils pas d'arracher du sein des hommes cet appétit démesuré de régner, qui d'ailleurs ne procède que d'une volonté de mal ? Partout où règnent des hommes avides de domination, on trouve toujours bien peu de justice, les riches piétinent les pauvres et les nobles outragent les roturiers. Pour ma part j'ai souvent dit que je désirerais vivement que l'on observât une vieille coutume de l'île de Taprobane, où l'on choisissait pour prince celui qui était le plus valeureux et le plus soucieux du bien des sujets, et si d'aventure il venait à s'éloigner du droit chemin, on le déposait également par la volonté du peuple... Je voudrais que celui qui doit devenir notre prince y fût contraint par la force, qu'il n'y accédât pas par voie héréditaire, qu'il n'obtînt pas non plus le pouvoir par lui-même, soit par les armes soit par la ruse ; et nul ne doit croire que cette volonté ait en moi d'autre cause que le fait d'avoir vu bien des seigneurs injustes, scélérats et ennemis jurés de leurs vassaux."
Les politiques urbaines du patrimoine ont beaucoup évolué depuis 1945, d'abord en fonction des préoccupations générées par les contextes historiques successifs, depuis la nécessité de reconstruire dans l'urgence des villes historiques en partie, voire totalement détruites par la guerre, jusqu'au choix de reconvertir, à la périphérie des villes, d'anciens sites industriels en zones d'aménagement culturel à vocation en partie patrimoniale. Un groupe pluridisciplinaire de chercheurs rassemblant des historiens et historiens de l'art, des géographes, des architectes et des urbanistes, étudie dans ce volume les politiques et processus de patrimonialisation depuis 1945, et à différentes époques, à partir d'études de cas dans plusieurs villes historiques d'Europe du Nord et de l'Est (Lübeck en Allemagne, Gdansk, Wroclaw et quelques autres exemples en Pologne), et plus récemment dans la périphérie de Rome. La complexité de l'articulation entre les politiques nationales, internationales (UNESCO, politiques européennes) et les politiques urbaines est fortement soulignée.
Les huit études réunies dans ce volume s'organisent en fonction de la distance que les créations littéraires ou artistiques entretiennent avec la réalité, et de la place qu'y occupent l'histoire et l'imaginaire. De la matérialité concrète de l'objet "grotte" , à la fiction assumée du théâtre ou de la nouvelle, en passant par la volonté descriptive des ouvrages géographiques et "touristiques" ou la trompeuse sincérité du discours autobiographique, la réalité référentielle est l'objet d'une transformation par la création des artistes, dans laquelle s'affirment leur culture, leur sensibilité et leur imagination. Au-delà de la diversité de leurs domaines d'investigation et de leurs angles d'attaque, ces études révèlent que la saisie ou la construction des espaces, qu'ils soient réels ou symboliques, avec leur part d'imaginaire, ne peut aller sans que ne soit prise en compte la dimension de l'histoire, sans que n'interviennent un retour et une réflexion sur un héritage culturel, proche ou lointain. Ainsi l'étude des espaces peut-elle constituer un outil fécond pour analyser le fonctionnement des oeuvres et leurs implications idéologiques.
Villes improbables et espaces utopiques... C'est bien d'architectures que nous parlent Christophe Berdaguer et Maris Péjus, mais d'architectures dépouillées de leurs éléments fonctionnels, et étudiées comme la projection mentale et quasi scientifique d'un organisme à part entière capable d'écrire une histoire parallèle de l'architecture.
L'architecture, c'est l'inverse de la nature. C'est l'art de façonner une nouvelle nature. C'est l'art de rendre naturel ce qui ne l'est pas. La pratique architecturale de Claude Vasconi est intimement liée au dessin. Entre 1965 et 2009, Claude Vasconi a signé plus de soixante réalisations en France, en Allemagne et au Luxembourg. dont la tour ZDF aux Lilas, le 57 Métal à Mulhouse, l'Hôtel du Département à Strasbourg et le quartier du Borsig à Berlin. Tous ces bâtiments, emblématiques d'une conception radicale de l'architecture, ont d'abord été des esquisses tracées au feutre sur de grands papiers calque. Du croquis initial à la finalisation, le dessin rythme chaque étape des projets de Claude Vasconi. Il a ainsi laissé des centaines de dessins qui témoignent d'un processus créatif où le geste de la main est essentiel pour penser et faire advenir la forme. Les 400 dessins rassemblés dans ce livre de plus de 800 pages, classés par ordre chronologique, donnent à voir l'instant de la création, l'instant où se rêve la réalité. Des extraits de ses nombreux carnets, où s'entrelacent réflexions sur l'architecture et notes sur ces projets, émaillent ce corpus unique et inédit. L'ensemble invite à découvrir l'oeuvre d'un architecte-bâtisseur qui a marqué le paysage urbain de la fin du XXe siècle, à travers l'énergie de son trait, son sens de la composition et le mouvement de sa pensée.
Colette Brunschwig est une peintre du XXe siècle, dont elle interroge de façon singulière la modernité artistique occidentale, et les traumas historiques que furent la Shoah et Hiroshima. Dans la proximité philosophique d'Emmanuel Levinas, l'artiste, proche du philologue Jean Bollack, joint ses recherches picturales liées aux abstractions des années 1950 à l'étude des traditions exégétiques talmudiques, avant d'y associer, à la fin des années 1960, l'enseignement des peintres lettrés chinois des XIIe et XIIIe siècles. Assumant une double généalogie avec Claude Monet et Kasimir Malevitch, Colette Brunschwig n'a cessé d'explorer un espace dynamique, traversé d'un souffle intérieur d'expansion et de compression ; espace qu'elle rend patiemment disponible pour recommencer la peinture après l'anéantissement, et y inscrire les strates réflexives et sensibles d'une revue des formes. Cette première monographie se veut un outil olivet de connaissance. Elle réunit donc une large iconographie de l'oeuvre peint de Colette Brunschwig, des archives personnelles, des photographies d'expositions, des essais critiques comme autant d'entrées possibles dans le geste pictural et la démarche intellectuelle, la correspondance de l'artiste avec diverses figures célèbres de la scène artistique et littéraire française de l'après-guerre, et ses propres textes, nés de la réflexion de son rapport à l'art moderne et aux transformations technologiques de son temps.
Hans Ulrich Obrist, qui a interviewé avec foi les grands artistes, écrivains, architectes, poètes... de notre temps, se prête à son tour, dans un renversement des rôles, aux questions d'Eugénie Paultre. Au fil de ces cinq entretiens, il raconte la relation de l'enfant, de l'adolescent, du voyageur qu'il n'a cessé d'être, avec l'art et le monde. Toujours tenu par l'urgence, celle qui traverse tout particulièrement notre époque, il témoigne, à sa manière, de la nécessité de l'art, envers et contre tout, comme principe d'espérance. Directeur artistique de la Serpentine Gallery à Londres, Hans Ulrich Obrist a organisé plus de trois cents expositions et a publié de nombreux livres d'entretiens, parmi lesquels Conversations, chez Manuella éditions, en 2008. Aux mêmes éditions, il a aussi publié Les Voies du curating en 2015.
Comme le disait Heinz Mack lors d'un de nos nombreux entretiens : "Etes-vous bien conscient que je suis un des derniers à pouvoir vous raconter cela ? " De l'exposition de Düsseldorf en mai 1957 à la mort prématurée de l'artiste en 1962, de la création de l'opéra de Gelsenkirchen à la rétrospective de Krefeld, l'aventure allemande d'Yves Klein fut essentielle dans sa fulgurante carrière. Grâce aux échanges intenses entre l'artiste français et les artistes allemands de sa génération — notamment du mouvement ZERO —, cette histoire se trouve ici retracée au moyen de matériaux d'archives et d'entretiens avec l'ensemble des témoins encore vivants. Intimement liée à l'évolution artistique outre-Rhin, cette biographie constitue aussi une archive exceptionnelle pour une double histoire de l'art.