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Jacques Tati et les trente glorieuses
Pédrono Yves
KIME
18,00 €
Épuisé
EAN :9782841747764
La qualité du comique de Jacques Tati n'est plus à démontrer, tant elle est aujourd'hui reconnue. Moins souligné, il convient de mettre en évidence un aspect très remarquable de l'oeuvre de ce prodigieux cinéaste : sa valeur de témoignage. En cinq films, illustrant de façon éloquente un sens de l'observation reconnu dès l'enfance, Tati a rendu compte de l'évolution prodigieuse qui a caractérisé la France entre 1945 et 1975, désignée par Jean Fourastié selon l'expression "Les Trente Glorieuses". Sans manifester le moindre didactisme, en inscrivant tout simplement ses scénarios dans la réalité la plus authentique, de la petite place de Sainte Sévère au salon automobile d'Amsterdam, en sociologue et historien de son temps, qualificatifs qui l'eurent fait bondir, Tati s'est révélé être le meilleur observateur d'une période unique dans l'évolution de notre pays. A l'heure où le cinéma manque souvent de sens du réel, reconsidérer l'oeuvre de Tati sous cet angle, accroît, s'il en était besoin, la reconnaissance d'un génie admiré par les plus grands.
Surpopulation carcérale, évasion, récidive, prise en charge de délinquants sexuels, suicide en prison, lutte contre la radicalisation constituent autant de thématiques déclinées presque tous les jours à la une des médias. Paradoxalement, rares sont les ouvrages permettant d'appréhender, dans leur globalité, les règles qui gouvernent la vie des prisons tant elles ont connu d'évolutions, notamment avec la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 et ses multiples circulaires d'application ou la récente loi de programmation et de réforme de la justice du 23 mars 2019. Assorti de statistiques et de représentations graphiques, ce livre constitue un véritable support de cours. La nouvelle édition offre une vision globale et actualisée de l'univers carcéral et du droit pénitentiaire en abordant l'ensemble des notions. Cet ouvrage s'adresse : aux étudiants en droit et en sciences sociales ; aux candidats aux concours administratifs (ENM, ENSP, ENAP, DPJJ, etc.) et aux examens professionnels (CRFPA, etc.) ; aux praticiens et aux professionnels.
Résumé : "Intelligence Elle est en principe l'ennemi juré de la bêtise. En acte, en pensée ou en propos, l'une exclut l'autre. Cependant, la seconde ne dédaigne pas de se saisir du thème de la première pour se mettre à l'ouvrage. En somme, l'intelligence est une excellente source d'inspiration pour la bêtise".
Magnifique héritier des grands coureurs de mer vikings, Guillaume d'Hauteville part avec ses fidèles conquérir Byzance. Il a vingt ans, quatre frères et sept compagnons sur quatre bateaux armés. Guillaume est si fort qu'on l'appelle Bras de Fer. Trente ans plus tard, déjà roi de Sicile, il parviendra à se couronner empereur dans la Porphyra. L'adolescent éclatant est devenu homme de pouvoir sans perdre son âme. Le conquérant comblé n'a pas trahi le chevalier sans terre, il l'a enrichi, multiplié. Guillaume savait se battre, il apprend à aimer : quatre femmes, quatre rencontres tumultueuses au coeur de quatre univers différents. Il les perdra, elles le perdront. L'Italienne lui donnera un fils chéri que le Destin lui reprendra. Dans les déclives de la Méditerranée du XIe siècle, confluent du monde d'alors, alcôve de l'Orient et de l'Occident, Bras de fer est, sur fond d'aventure des peuples, émaillée de conquêtes et de coups de foudre, parcourue de parfums et de désirs, l'histoire d'un homme absolu qui vit tous ses rêves à la fois, à en mourir. François Pédron, 38 ans, journaliste, historien, auteur d'une biographie d'Ambroise Paré qu'il adapte avec Igor Barrère pour la TV.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.