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La guerre civile est déclarée
Paviot Christophe
EDTS DIALOGUES
19,90 €
Épuisé
EAN :9782918135760
Le mec l'aborde brutalement, hey mec. Il va lui proposer l'embrouille ou un truc illicite. Rue déserte, la nuit. Alors lui, il approche son front au bord de la casquette de l'autre, les yeux calés dans les siens. Ouais? Dis, ça t'intéresse une machine à café? Je bois pas de café. Ah ok, salut, bonne soirée. Bonne soirée a toi aussi. Faire peur à celui qui veut faire peur, ça c'est son truc. Il se déplace toujours avec un livre épais de Shakespeare à la main, histoire de défoncer la gueule du premier agresseur. Le truc est très abîmé, mais il n'a jamais abîmé personne avec ça, il a vingt-huit ans et il ne s'est jamais vraiment battu. Les livres, il les lit rarement, il résume leur utilité à celle d'une arme. Et puis, le peu qu'il en connaisse, il trouve que les écrivains la ramènent trop en général, ces types ont zappé que les gens ne lisent que pour s'endormir. Voilà ce qu'il en dit.Ses parents l'ont baptisé Anthony mais il préfère se faire appeler Arnaud, son second prénom. Un héritage du côté de son oncle, son parrain, celui qui bosse chez Citroën à l'usine de la Janais. Un homme soudé une vie entière aux lignes de montage, à encastrer des éléments de plastique et de métal, sous la vigilance de la productivité.Il a quelqu'un, elle s'appelle Estelle. Il a quitté quelqu'un d'autre pour elle. Une Stéphanie qui téléchargeait des films toute la journée en faisant cramer des bougies à la cannelle. Il se souvient très bien de ce qu'il pensait de leur relation après deux mois seulement passés ensemble, il se disait qu'ils étaient parfaits l'un pour l'autre, parfaitement incompatibles. Elle n'avait pas duré longtemps la période où ils avaient été si bien, l'un contre l'autre, à s'effleurer du bout des sentiments. Cette histoire avait quand même tenu deux ans trois quarts, il n'avait pas su comment la quitter. Il s'était même posé la question du suicide, ça lui paraissait plus facile que de la laisser. Il ne voulait pas la blesser, cette Stéphanie aurait pu se couper un bras pour lui. A l'époque, il avait même songé à s'engager dans l'armée pour partir à la guerre. La lâcheté fait faire de sacrées conneries quand même. Ses parents auraient pu perdre leur fils en Afghanistan à cause d'une fille fragile. Mais il n'est jamais parti courir dans le désert comme une charogne en guerre, il savait qu'une fois là-bas, ce n'était pas si simple de se faire percer la peau. Il aurait pourtant bien aimé que d'autres choisissent à sa place, si possible des ennemis, qu'on le ramène dans un rectangle sous un drapeau. Mais non, il ne s'est pas engagé, ni dans l'armée ni avec Stéphanie. Il l'a larguée un soir au jardin du Thabor, devant la volière des inséparables. Il l'a revue une seule fois depuis, un samedi, à la tombée du jour, il faisait de l'essence au Centre Aima, à la pompe de chez Carrefour. Les diodes lumineuses du tableau indiquaient qu'il avait déjà enfilé vingt bons litres dans son réservoir, quand la bagnole de Stéphanie était venue se coller au tuyau d'en face. Il l'avait regardée, complètement déboîté, incapable d'articuler un truc gentil, rien, même pas une saloperie. Il était remonté dans sa caisse, une sous-marque de Renault délocalisée en Roumanie. Il n'avait pas allumé la radio, songeant plutôt à ce qu'avait été la vie avec elle, songeant à ce qu'aurait été la vie avec elle. Il s'était évaporé dans la nuit, la ville de Rennes lui semblait assez grande pour vivre aux côtés de ses ennemis ou pour coexister à un quart d'heure de route d'un coeur massacré.
Les personnages de Christophe Paviot sont en sursis. Le bruit des pages que l'on tourne ici fait " BLAMMM ", ou une déflagration du genre. Des corps s'agrippent à la vie, d'autres les précipitent à la mort, au mieux, à la mer. On crie, on hurle, certains allumés se brûlent même au dangereux faisceau de l'amour. Malmenés par leur auteur, ces pauvres mecs, ces héros et ces stars s'arrangent comme ils peuvent avec le temps qu'il leur reste à vivre : des types s'étripent sur une plate-forme pétrolière, des Pygmées s'aventurent dans la savane du zoo de Vincennes, Starsky refait sa vie sans Hutch, une bande de copains s'offre un sale surf-trip à Madagascar, tandis que d'autres chercheront la vague au Mexique et y feront des rencontres infernales. Un célèbre groupe de pop du Moyen Age se livre au jeu de l'interview, et enfin, Catherine Deneuve fait des choses... La mort, abordée à travers de nombreux voyages à la surface du globe, est traitée avec légèreté, avec humour, un humour très noir. Très imagées, très écrites, ces nouvelles démontrent une force d'imagination impressionnante, une énergie surdopée et un constant renouvellement.
Résumé : Sweetwater, Texas. Howard et Gary Shelby sont inséparables. Solitaires, ils sont passionnés par les crotales, ces serpents venimeux qu'ils chassent à mains nues comme leur a appris leur père. Celui-ci meurt alors qu'ils ont à peine onze et douze ans. Désormais, les frères Shelby vont devoir s'élever seuls, n'obéissant qu'à leurs propres lois. Christophe Paviot est né à Rennes en 1967. L'Horizon à mains nues est son douzième roman.
Résumé : "Transmettre, c'est tout ce qu'il nous reste, transmettre la vie avec son cortège de morts, transmettre ce qu'on imagine juste, mais personne n'est d'accord. Transmettre ressemble aujourd'hui à un crime sur cette croûte essoufflée, combien de temps notre douleur sera-t-elle habitable ? Anna se tourne vers moi, elle me demande si ça va, j'ai honte de sa question, je tords un sourire pour la rassurer, j'ai honte de ma réponse."
Dans ce recueil de nouvelles, Christian Paviot aborde le thème de la rupture sous plusieurs formes : rupture avec le consumérisme, rupture sociale, rupture avec la vie, rupture avec la liberté, rupture amoureuse... Il nous conduit de sa bretagne natale à l'Afghanistan, en passant par le Brésil, Las Végas, Turin, Paris, Berlin...
Le 25 novembre 2009, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des produits de santé annonce la suspension de l'autorisation de mise sur le marché d'un médicament. Il s'agit du Médiator, commercialisé depuis plus de trente ans, alors consommé quotidiennement par près de 300 000 français. Cette décision fait suite à la révélation d'une toxicité grave directement liée au médicament: une atteinte des valves du coeur, aux conséquences parfois mortelles. Les premiers éléments laissant suspecter la possibilité d'une telle toxicité remontent à 1997; date à laquelle un médicament très proche, le coupe-faim Isoméride, est interdit pour les mêmes raisons. Médecin, j'ai été pendant vingt ans témoin puis acteur de cet épisode dramatique. J'ai pris la décision de raconter la chronique des événements auxquels j'ai pris part. Je pense qu'il est de mon devoir de citoyen de témoigner de ce que j'ai vécu, de la manière la plus factuelle possible, afin de permettre à chacun de découvrir le dessous des cartes, les rouages aboutissant aux prises de certaines décisions de santé publique en France" Irène Frachon Découvrez à la fois un livre papier et sa version numérique qui grâce à un code 2d vous permettra de télécharger le livre sur votre Smartphone, ordinateur ou sur votre Reader.
Résumé : En 16 chapitres illustrés par David Cren, Yan Le Gat, professeur agrégé en histoire, raconte l'histoire de Brest de l'Antiquité romaine à nos jours. Pour une lecture structurée et guidée, sur chaque page, il divise son propos en 4 parties. Partie 1 : Il raconte l'histoire de Brest dans un langage clair et simple, adapté au jeune public (8-13 ans). Partie 2 : Il donne quelques mots de vocabulaire et des définitions pour accompagner la lecture. Partie 3 : Il met le texte en rapport avec la réalité archéologique en montrant au lecteur e qu'il reste des éléments évoqués en partie 1. Partie 4 : Il fait une conclusion du chapitre sous la forme d'une ou deux phrases qu'il intitule "Ce qu'il faut retenir".
Comment Zola Méké, jeune Africain issu d'une famille démunie, est-il devenu chirurgien à Paris? Pour faire ses études, Zola, adolescent, est obligé de s'exiler. D'abord à Cuba, puis en Russie et en France. Une ascension sociale terriblement coûteuse: déchirement familial, petits boulots pour survivre, racisme, tiraillement entre l'attrait d'une vie "moderne" et l'emprise de la culture originelle. Mais ce roman est aussi une histoire forte d'amour et d'amitié entre quatre jeunes aux destins divergents. Une aventure humaine où les personnages de rencontre abondent: un idéaliste égaré, une singulière mère adoptive, un curieux chirurgien russe adepte du silence? Le tout narré d'une plume alerte où l'humour s'invite souvent. Noirs en blanc est une fiction inspirée des témoignages de médecins étrangers travaillant dans nos hôpitaux. Il évoque la fuite des cerveaux d'Afrique, un drame pour ce continent? "Reprenez vos ONG et rendez-nous nos médecins", s'écrie Myezi, une femme chirurgien amoureuse de Zola.
Rapprocher Napoléon des grands dictateurs du XX siècle est inacceptable pour la quasi unanimité de l'historiographie à la française. Bonaparte comme Précurseur a été écrit pour perturber ce consensus. Car bien des éléments de sa politique la rapprochent de celles que les totalitarismes ont pratiquées après lui, centrisme par addition des extrêmes, politique religieuse, référence impériale romaine... Il est inacceptable de rapprocher Napoléon des grands dictateurs totalitaires du XXème siècle, et en particulier de Hitler : telle est la conviction quasi unanime de l'historiographie, tout spécialement à la française. Autant le dire d'emblée, Bonaparte comme Précurseur a été écrit pour perturber ce consensus. Car on a beau s'acharner à ne pas vouloir le voir, il reste qu'à l'époque contemporaine, c'est Napoléon qui a inventé le centrisme par addition des extrêmes, que les totalitarismes ont retrouvé après lui ; qu'il a été le premier à revendiquer la référence impériale romaine, qu'ils ont ensuite tous plus ou moins reprise ; que des éléments décisifs de sa politrique religieuse la rapprochent de celles de Musssolini et de Hitler ; que bien des aspects du second empire méritent aussi d'être pensés sous cet angle ; qu'à ces différents dossiers, il faut encore ajouter tout ce que peut toujours avoir à nous dire sur ce thème l'oeuvre de Karl Marx, une fois décrassée de sa vieille boue léniniste. Bref : cette question méritait qu'on la reprenne.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...