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Le système et le rêve
Paul Jean-Marie
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782747528566
Le système et le rêve sont des expériences concrètes de notre vie quotidienne que le sens commun se plaît à opposer. De récentes apocalypses font que le système suscite la méfiance, le rêve un engouement superficiel. L'histoire des mentalités, des idéologies, l'histoire littéraire ne vérifient pas cette dichotomie. Hanté par le rêve, le système est producteur d'utopies fanatiques, tandis que le rêve, avide de réalité, s'invente un univers gouverné par une logique systématiquement folle, comme si ces deux aspirations inséparables de la condition humaine se compénétraient plus qu'elles ne s'excluaient. Une réflexion sur les enjeux philosophiques, politiques et esthétiques du heurt, de la fusion ou de la confusion des notions invite à un dépassement humaniste, fait sourdre une nostalgie d'équilibre et d'harmonie elle-même utopique. L'élucidation des concepts et de leur évolution dans les esthétiques classique et romantique, les réponses apportées par les œuvres (incidemment par les vies) de Bachelard, Diderot, Friedrich Schlegel, Hölderlin, Jules Laforgue, Paul Klee, Condorcet, Thomas Mann posent quelques-uns des jalons d'une réflexion sur une problématique inépuisable.
En profond renouveau depuis plus de trois décennies, l'historiographie politique française a investi des champs de recherche variés et jusqu'alors inexplorés tant à l'échelle nationale que locale. L'histoire parlementaire a acquis une place centrale dans cette fertile activité historiographique. C'est précisément dans cette dynamique scientifique qu'entend s'inscrire l'ouvrage, à l'échelle de la France méditerranéenne. Aire géographique tout autant que culturelle au carrefour de multiples influences, la Méditerranée est porteuse d'un héritage ainsi que, en un sens, d'une tradition politique spécifique. Elle est aussi un laboratoire atypique d'observation de la vie politique française, où les événements nationaux trouvent une résonance particulière, au gré d'une histoire locale rythmée par des aspirations souvent contradictoires, des crises ou encore des changements de souveraineté. Dans le sillage de domaines historiques en pleine expansion, relatifs aux sensibilités et mentalités collectives, aux représentations, mais également à l'interaction entre parcours politiques individuels et collectifs, et également sensible aux acquis méthodologiques portés par la micro ou la socio-histoire, l'ouvrage souhaite approfondir l'évolution politique contemporaine, d'autant que le moment paraît particulièrement opportun pour poser les premiers jalons d'une histoire des élites politiques méditerranéennes. Une histoire globale de la France du Sud-Est, de la Révolution française à la Ve République, ouverte et réceptive aux derniers acquis de la recherche.
L'homme ne cesse de se demander pourquoi il est malheureux. Si le pessimisme est de tout temps, il prospère pourtant à certaines époques de l'histoire. La fin de la Révolution et de l'Empire marque le retour à l'Ancien Régime qui ne fait pas rêver. Le romantisme et Schopenhauer alimentent le désespoir et s'en nourrissent. Byron, Leopardi, Chateaubriand, Poe, Baudelaire chantent le vague des passions, le spleen, l'ennui et la mélancolie. L'histoire du progrès est celle d'un désamour. La modernité est désavouée dès sa naissance. Dans un monde où Dieu se meurt et où l'homme est au plus mal, la syphilis, l'urbanisation et l'industrialisation ne laissent guère de raisons d'espérer. Porté par les plus grands écrivains, le pessimisme envahit le XIXe siècle du sud au nord de l'Europe. On s'étonne presque que Freud et la psychanalyse soient venus si tard dans une société où l'angoisse et la dépression régnaient en maîtres depuis longtemps, et à Paris plus que dans toute autre capitale. Le XXe siècle allait apporter une apocalypse pire que celle promise par les écrivains et les philosophes. Si l'Allemagne a pensé le pessimisme, la France l'a vécu passionnément et le cultive aujourd'hui avec obstination pour des raisons spécifiques que l'auteur tente de percevoir. Sans complaisance et sans militantisme, il s'interroge sur les causes d'un phénomène dont rien n'annonce la fin.
Lehn Jean-Marie ; Parisot Jean-Paul ; Reisse Jacqu
L'exobiologie a pour objet l'étude des origines de la vie, de son évolution et de sa distribution sur Terre et dans l'Univers. Cette nouvelle discipline s'intéresse aux conditions et aux processus qui ont permis l'émergence du vivant sur notre planète et ont pu ou pourraient le permettre ailleurs. Ce vaste domaine thématique touche à la fois l'astronomie, la géologie, la chimie, la biochimie et la biologie. Le présent ouvrage constitue le second livre d'une collection initiée en 2001 avec la parution de L'environnement de la Terre primitive. Le premier livre a été très favorablement accueilli tant par les scientifiques actifs dans le domaine que par un public moins averti, intéressé par une discipline qui tente d'apporter des réponses à des questions d'importance majeure et que l'homme se pose probablement depuis qu'il est Homo Sapiens. Les traces du vivant est construit sur le même canevas que le livre précédent : un ensemble de chapitres écrits par des spécialistes, mais rédigés de manière telle qu'ils soient compréhensibles par des non-spécialistes du domaine concerné. L'exobiologie est par essence interdisciplinaire et c'est du dialogue entre praticiens de diverses disciplines que sont nés les idées originales, les scénarios plausibles, les hypothèses à tester. Pour que ce dialogue soit fructueux, il faut que le biologiste puisse interagir avec l'astronome, que le chimiste puisse interagir avec le paléo-climatologue... Il est donc impératif pour l'exobiologie elle-même, que les praticiens de cette discipline s'expriment en faisant usage d'un langage qui réduit au maximum le caractère parfois ésotérique des modes d'expression des spécialistes. Le volumineux glossaire en fin d'ouvrage est là aussi pour que le lecteur puisse trouver aisément les définitions de termes et de concepts qui lui sont moins familiers.
L'autobiographie, sous ses différentes formes, du journal intime au récit de vie prétendument factuel, n'est pas simplement un rapport avec le lecteur matérialisé, la main sur le c?ur, par un serment de sincérité, dont Rousseau aurait fourni le modèle insoupçonnable, mais plus encore, une relation à soi-même, à un moi énigmatique pour celui qui est censé le révéler au public dans toute sa vérité. Sans négliger la genèse du texte et ses modes de dévoilement, matière privilégiée de nombre d'études érudites sur les écritures autobiographiques, mais en les considérant surtout comme des instruments et des révélateurs, cet ouvrage tente de remonter au sens et à l'origine de la démarche existentielle qui conduit un écrivain à se choisir soi-même comme sujet de sa création. Au-delà du témoignage irréprochable que le lecteur aimerait s'approprier en toute confiance, celle-ci s'avère fatalement, par la vertu de son origine, ?uvre subjective où la vérité est plus Insaisissable que l'eau qui file entre les doigts. A l'aide d'exemptes empruntés à des écrivains des deux siècles précédents, cet ouvrage tente à partir d'approches méthodologiques diverses de cerner la relation psychologique et subversive, voire mystificatrice, qui s'établit entre l'auteur et ses écrits autobiographiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.