Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Pour une histoire politique de la France méditerranéenne
Pellegrinetti Jean-Paul ; Guillon Jean-Marie
PU RENNES
39,00 €
Épuisé
EAN :9782753581661
En profond renouveau depuis plus de trois décennies, l'historiographie politique française a investi des champs de recherche variés et jusqu'alors inexplorés tant à l'échelle nationale que locale. L'histoire parlementaire a acquis une place centrale dans cette fertile activité historiographique. C'est précisément dans cette dynamique scientifique qu'entend s'inscrire l'ouvrage, à l'échelle de la France méditerranéenne. Aire géographique tout autant que culturelle au carrefour de multiples influences, la Méditerranée est porteuse d'un héritage ainsi que, en un sens, d'une tradition politique spécifique. Elle est aussi un laboratoire atypique d'observation de la vie politique française, où les événements nationaux trouvent une résonance particulière, au gré d'une histoire locale rythmée par des aspirations souvent contradictoires, des crises ou encore des changements de souveraineté. Dans le sillage de domaines historiques en pleine expansion, relatifs aux sensibilités et mentalités collectives, aux représentations, mais également à l'interaction entre parcours politiques individuels et collectifs, et également sensible aux acquis méthodologiques portés par la micro ou la socio-histoire, l'ouvrage souhaite approfondir l'évolution politique contemporaine, d'autant que le moment paraît particulièrement opportun pour poser les premiers jalons d'une histoire des élites politiques méditerranéennes. Une histoire globale de la France du Sud-Est, de la Révolution française à la Ve République, ouverte et réceptive aux derniers acquis de la recherche.
En 1914, la guerre entraîne des millions d'hommes vers des horizons nouveaux dont beaucoup ne reviendront pas. Composées en majorité de simples citoyens ayant endossé l'uniforme, des armées s'affrontent au nom de nations au sein desquelles résonnent et s'entremêlent différents modèles de patriotisme, de nationalisme et d'identités régionales et sociale. Dès lors, que produisent les expériences de guerre des groupes porteurs d'une identité régionale et/ou nationale différente de celle des États qui les mobilisent ? L'ouvrage, riche et novateur, analyse les constructions et interactions identitaires complexes, propres aux diverses minorités engagées dans la Grande Guerre. Il recèle de nombreuses pistes pour la compréhension de ces frontières intra-étatiques peu visibles, redessinées dans la diversité sociale et le brassage national des tranchées.
Martín Luis P. ; Pellegrinetti Jean-Paul ; Guedj J
Fille de la Méditerranée, la République entretient avec cet espace géographique et culturel un lien historique privilégié. Dans le sillage et l'héritage de la République romaine des temps antiques ou des Républiques italiennes de l'époque moderne, République et Méditerranée se rencontrent de nouveau à l'époque contemporaine. Les diverses modalités participant du "phénomène républicain" se manifestent en plusieurs contrées selon des temporalités et des modes qui appellent une comparaison internationale.
Loin des clichés qui font du Sud-Est une terre politique étrangère au droit commun, la France méridionale présente, dans cette synthèse, une autre image : une région dont la culture et les pratiques politiques, pour singulières qu'elles soient, traduisent une autre manière de vivre l'action politique au quotidien. Un engagement à l'épreuve des milieux socio-économiques, des traditions sociales et des identités locales. Existe-t-il donc un comportement méditerranéen spécifique ? Oui, certainement, mais fort éloigné des stéréotypes qui ont cours. Réponse dans ce numéro hors-série qui présente une histoire renouvelée de l'identité politique de la France méridionale aux XIXe et XXe siècles.
Résumé : A l'extrême sud-est de la France, Menton, ville frontière, a su faire face à un destin hésitant et s'est distinguée, dès le Moyen Âge, des autres villes du bassin méditerranéen. Cet ouvrage montre comment Menton, " Perle de la France " (Élisée Reclus), a pris son essor et développé de nombreux atouts tout en étant au centre d'enjeux internationaux. Territoire au relief tourmenté, Menton s'est ouverte à la Méditerranée grâce à une production reposant sur l'agrumiculture et l'oléiculture. Le tourisme lui a donné un souffle nouveau et elle est devenue une destination privilégiée des écrivains et des artistes, tel le poète Jean Cocteau. Aujourd'hui, la " cité du citron " est une " ville d'art et d'histoire " façonnée par des hommes qui aiment leur cité.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.