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Trieste en sa lumière
Boman Patrick
GINKGO
15,00 €
Épuisé
EAN :9782846792790
La plus au nord des villes du Sud, la plus au sud des villes du Nord", disait-on en 1900 à propos de Trieste. Cette possession des Habsbourg depuis le XIVe siècle, s?ur ennemie de Venise, port où confluaient Italiens, Slovènes et Autrichiens, fut le plus important débouché maritime de l'Empire austro-hongrois. Dévolu à l'Italie en 1918, puis berceau du fascisme, en proie au nationalisme, il fut enfin âprement disputé après 1945 entre Tito et les Occidentaux avant un retour négocié à l'Italie.Carnets de promenade plutôt que carnet de voyage, Trieste en sa lumière tente d'explorer simultanément le visage actuel de la ville et son étonnant passé cosmopolite, où se croisent notamment Stendhal, Sissi, Maximilien du Mexique, le Burton traducteur des Mille et Une Nuits, Freud.
Un torse sans tête baignant dans l'indigo, un passant dépecé au coupe-coupe en hommage à la déesse Kâliconcussion, intrigues de bureau et ragots d'alcôve dans les antichambres coloniales, sans compter l'embarrassant assassinat d'un haut fonctionnaire britannique... teest le curry quotidien de l'inspecteur Peabody, en ces jours étouffants de 1899, où la mousson se fait attendre dans la plaine du Gange. La soixantaine obèse et rongée de dysenterie, l'inspecteur préfère la compagnie des indigènes à celle de ses compatriotes, ce que n'apprécient guère ses supérieurs. Il se peut même qu'ils lui en veuillent d'arriver toujours à ses fins, à force de sueur et de patiente ténacité, dans ce polar hilarant et cynique qui plonge au c?ur d'une Inde du Raj aux saveurs fortement épicées. Ce volume est le premier de la série des Enquêtes de l'inspecteur Peabody
Plaine du Gange, 1899. Un tronc humain sans tête est découvert dans La cuve du maître teinturier Zidool Kheir. L'inspecteur Josaphat M. Peabody, sexagénaire britannique, rubicond et désabusé, mène l'enquête. Elle le mènera, entre deux currys, chez les adeptes de Kâli la Noire, déesse de l'Anéantissement, et dans les méandres d'une administration coloniale délétère. Ambiance peu amidonnée, détails croustillants et vision pessimiste mais rigolarde de l'humanité tout entière. Avec de faux airs d'Hercule Poirot rongé par les tropiques, Peabody, dévasté par la dysenterie, gras et suant, libidineux, cache sous des dehors vaguement repoussants l'âme d'un juste et un cœur d'artichaut. Un polar voyageur désopilant ET historique, qui nous fait respirer les parfums pour le moins mêlés des Indes du XIXe siècle.
Résumé : Loin des plages ensoleillées et des derviches tourneurs, Patrick Boman parcourt les rivages turcs de la mer Noire, là où Orient et Occident se rencontrent. Puis, dans un texte bref, il dévoile pour nous une Grèce balkanique, gelée et grisâtre. Observateur scrupuleux et pudique, l'auteur de Palais des Saveurs-Accumulées et de Thé de b?uf, radis de cheval nous livre dans une langue précise et brillante deux récits sans angélisme. Avec cet humour savoureux, jamais cynique, qui le caractérise, il s'impose comme un maître du récit de voyage.
Car Le nom de Peabody le solitaire est célèbre parmi la pègre de la moitié de l'Hindoustan. On le dit capable, en dépit de son teint rose et de sa corpulence, de passer inaperçu parmi les gueux et les malandrins, de revêtir à volonté l'aspect d'un mendiant aveugle ou d'un vénérable mollah, de maquiller un cheval volé, de déceler la fausse monnaie au premier toucher, de ramener à la raison un éléphant ivre de vin de palme ou de prêcher contre les infidèles dans les mosquées de la frontière du Nord-Ouest. On le surestime en lui prêtant le don d'ubiquité, mais on sait qu'il connaît les tours de métier des malfrats et qu'il entend l'argot des palefreniers, des voleurs et des proxénètes. En résumé, c'est tout juste si les mères ne menacent pas du croquemitaine ventru, la nuit, les enfants désobéissants " Amours Licencieuses et intrigues de palais pour ce deuxième épisode des aventures de l'Inspecteur Josaphat M. Peabody, conseiller aux affaires de police de Sa Très Gracieuse Majesté dans la plaine du Gange, vers 1899.
C'est dans le grenier de la maison familiale, au fond d'un coffre fermé depuis longtemps que Miguel Haler et les siens ont découvert, il y a quelques années, cinq carnets manuscrits. Ils avaient été rédigés par le grand-père paternel, sur le front et précieusement gardés, puis oubliés... Retrouvant ainsi son aïeul, disparu depuis longtemps, Miguel Haler a décidé de le faire revivre par l'écriture. Ces phrases et ces mots, simples et forts, écrits par le simple ajusteur devenu soldat et malgré lui chroniqueur de l'indicible, ont été ici repris par l'écrivain, son descendant. Miguel ne réécrit pas mais accompagne ce qui est déjà écrit, précisant les lieux et les situations, se glissant ainsi dans la peau de celui qui combat et souffre. Moi, Joseph l'Alsacien est ainsi devenu la chronique journalière, remaniée et enrichie, humaine et humaniste, de celui qui, au soir de sa vie, était appelé affectueusement "Pépé piquant"...
Elisabethville, Congo belge, fin des années cinquante. Léopold Kitoko Wilson, le jeune métis, adopté par Harry Wilson " un Blanc " et Mania Malkia, la nourrice, africaine au c?ur d'or et " forte gueule " forment une famille improbable et singulière. Roman à trois voix, " Sang mêlé " aborde avec délicatesse et réalisme l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Il nous parle de la quête d'identité de Léo, pris entre deux mondes. Il nous parle aussi de l'homosexualité de Harry, cause de son exclusion du cercle des colons. Il nous parle de Mama Malkia, plus tout à fait africaine, mais noire aux yeux de tous. Il nous parle aussi de la décolonisation et évoque de manière saisissante l'atmosphère du Congo belge à la veille de l'indépendance. Chacune de ces voix nous parle de la difficulté à vivre sa différence. Chacune de ces voix nous livre sa vision de l'époque coloniale dans un questionnement sans outrance mais, sans compromis.
Roman à trois voix, "Exils africains" évoque de manière saisissante l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Sandro Romano-Livi, le juif italien, qui quitta son île méditerranéenne, à destination du Congo belge et qui nous entraîne dans la région du Katanga et des Grands Lacs à la découverte de cette Afrique coloniale et de ses populations. Florence Simpson, sa fiancée anglicane, ayant grandi en Rhodésie du Sud (le Zimbabwe d'aujourd'hui). Elle nous parle de son enfance et de son mariage avec Sandro, de la naissance de leurs deux filles, Astrid et Dalia. Mais aussi de leur nouvelle vie en Italie après les sanglants événements survenus au Congo, après l'Indépendance. Elle et son mari auront ainsi vécu un double exil. Enfin, la parole est donnée à David-Kanza (Daviko), l'enfant métis que le meilleur ami de Sandro a eu avec une Congolaise, et que Sandro adoptera. Chacune de ces voix, avec délicatesse mais réalisme nous livre sa vision de l'Afrique coloniale et nous questionne sur les blessures de l'exil.
Une histoire basée sur des faits réels, sur fond de lutte pour l'indépendance au Rwanda et au Burundi, sur la décolonisation et sur l'atmosphère du Rwanda-Burundi à la veille du chaos.