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Une journée dans la vie du romancier Gubo
Park Taewon ; Kim Simon ; Delissen Alain
ATELIER CAHIERS
9,90 €
Épuisé
EAN :9791091555845
L'histoire de Park Taewon est l'un des textes coréens les plus célèbres. Park est considéré comme un représentant du modernisme qui se développa dans la Corée coloniale des années 1910-1940. "Une journée du romancier Gubo" (1934) est un court roman expérimental. Park décrit vingt-quatre heures de la vie d'un jeune écrivain dans l'ancienne Séoul. Il le fait dans une série de saynètes dans lesquelles la narration se brouille au fil des errances du héros, aspirant romancier vivant chez sa mère. Mélange des temps, notes de bas de page, flux de conscience fluctuant, le style est résolument moderne, en plus d'offrir un tableau saisissant de la vie de bohème dans le centre de la capitale coréenne des années 1920. Cette traduction illustrée offre de nombreux encadrés explicitant le contexte culturel et des illustrations d'époque pour permettre au lecteur francophone de s'immerger dans ce récit fascinant. Elle, la mère, l'entend sortir de sa chambre, aller jusqu'à l'entrée pour mettre ses souliers, prendre sa canne accrochée au clou et se diriger vers le portail. "Où vas-tu ? " Pas de réponse. Il est déjà devant le portail : il ne l'aura sans doute pas entendu. Ou peut-être sa réponse n'est-elle pas parvenue jusqu'à ses oreilles. C'est l'un ou l'autre, pense-t-elle, et elle hausse cette fois la voix pour se faire entendre jusqu'au dehors : "Ne rentre pas trop tard". Pas plus de réponse. Park Tae-won (ë°íì) est un écrivain coréen né à Séoul le 7 décembre 1909 et mort le 10 juillet 1986 à Pyongyang en Corée du Nord. Il a utilisé plusieurs noms d'emprunts tels que "Mong-bo" et "Gu-bo" . Il intègre l'université Hosei, au Japon, en 1930, mais arrête ses études avant l'obtention du diplôme. Il a fait ses débuts en tant que romancier en 1929 avec la publication de sa nouvelle "La barbe" (Suyeom) dans la revue "Littérature naissante" (Sinsaeng). Il est notamment le grand-père du réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho. Auteur de plusieurs récits courts représentatifs du mouvement moderniste, il a écrit des romans célèbres parmi lesquels "Chroniques du Cheonggye" (1936-1937) sera bientôt publié en français à l'Atelier des Cahiers. Le traducteur Simon Kim, docteur spécialisé en littérature coréenne de l'époque coloniale japonaise (1910-1945), enseigne à l'université Korea à Séoul. Il a publié de nombreuses traductions d'ouvrages coréens, parmi lesquels "De morte", de Park Sang-ryung, et "Les Recherches du Professeur K", de Kim Dong-in, à l'Atelier des Cahiers.
Un jour... Lorsque le monde dont on rêve se sera réalisé, ce jour-là... En voyant ces dessins... Les gens sauront les moments précieux que nous avons vécus... "
Partisans du Nord et troupes du Sud se déchirent dans une lutte fratricide. Souvent des membres d'une même famille s'affrontent, l'arme à la main. Jaeng-tcho retrouve son amour de jeunesse, Dalley, qui a rejoint elle aussi les partisans. Mais l'hiver est rude et les combattants succombent tour à tour, les uns aux assauts des troupes sud-coréennes, les autres au froid qui les paralyse. Après avoir survécu à l'hiver dans les montagnes, Jaeng-tcho découvre le cadavre de Dalley. Capturé par les soldats du sud, Jaeng-tcho restera toujours fidèle à ses convictions et finira par retrouver, après sa mort, tous ceux qui lui sont chers. Plus qu'une leçon sur l'histoire tourmentée de la Corée au XXe siècle, cette ?uvre bouleversante, intense et grave est un manhwa à part, à la fois par le témoignage qu'il apporte et l'angle d'approche choisi par Park Kun-woong. En effet, retracer l'histoire d'un homme qui a rejoint les partisans plus par refus de la violence des soldats du Sud que par adhésion à l'idéologie communiste, était une chose encore impensable il y a peu en Corée. Malgré la déchirure du peuple coréen dont il témoigne, ce manhwa exceptionnel livre, à travers son personnage principal, un vibrant message d'espoir. Quelle est la plus belle des fleurs ? " La fleur de l'espoir qui a surmonté toutes les souffrances pour voir le printemps ! " répond un partisan. Ce manhwa a nécessité cinq ans d'un travail hors du commun, comme si l'auteur voulait graver cette blessure dans l'âme des lecteurs. ?uvre-fleuve et inoubliable, la trilogie de Fleur surprend par sa maîtrise et par la maturité de son propos, rares chez un auteur aussi jeune (Park Kun-woong est né en 1972). Des qualités qui lui ont valu de créer l'événement et de remporter de nombreux prix lors de sa publication en Corée du Sud.
4e de couverture : Dans une cellule, un prisonnier de guerre, Chae-ho, ne parle pas, même sous la torture. L'homme se rappelle son passé. Son enfance marquée par les épisodes sombres de l'occupation japonaise, puis son passage dans les camps de travaux forcés tenus par les Japonais en Mandchourie, où beaucoup mourront de faim et d'épuisement. Après la proclamation de la libération de la Corée, Chae-ho revient dans son village natal pour découvrir que la femme qu'il a toujours aimée, Dallay, est désormais avec son ancien ami (qui a collaboré sous l'occupation japonaise). Un soir, le chef du village est assassiné (complot politique du sud) sous les yeux de Chae-ho, que l'on accuse d'être l'auteur du crime. Pendant qu'il sera torturé, tous les habitants du village seront exécutés par l'armée sud-coréenne qui les soupçonne de servir de base aux communistes : c'est le début d'une guerre fratricide.Notes Biographiques : Park Kun-woong est né à Séoul en 1972. Diplômé des Beaux-Arts en arts plastiques, il a publié Fleur en 2002. Créateur de bandes dessinées impliqué dans de nombreux mouvements artistiques, il développe tout particulièrement le thème des traumatismes de l'histoire contemporaine de la Corée. Park Kun-woong est né à Séoul en 1972. Diplômé des Beaux-Arts en arts plastiques, il a publié Fleur en 2002. Créateur de bandes dessinées impliqué dans de nombreux mouvements artistiques, il développe tout particulièrement le thème des traumatismes de l'histoire contemporaine de la Corée.
Park Kun-Woong ; Amoruso Kette ; Kim Hyunju ; Yang
Résumé : Journal de résistance et journal de naissance, Le Livre de Jessie a été rédigé à quatre mains, par un jeune couple, durant l'occupation de la Corée par le Japon. Au jour le jour, de 1939 à 1945, ils y ont consigné leur fuite en Chine et le quotidien de leur survie entre les frappes aériennes permanentes et les abris de fortune. Ils y ont surtout raconté leur bonheur total et pourtant si douloureux, d'accueillir une petite fille au beau milieu du chaos. Le dessinateur Park Kun-Woong s'empare de ce témoignage unique pour nous livrer un récit poignant sur l'engagement, la transmission, la vie qui s'impose malgré tout.
La revue annuelle Croisements se veut un lieu de rencontres entre Asie et Francophonie. Elle se place sous le signe du dialogue des cultures et des points de vue et de la réciprocité des échanges et de l’expertise. Une revue thématique. Les auteurs, spécialistes francophones des sciences humaines (littérature, droit, sociologie, histoire, etc.) exercent en Asie de l'Est ou ont partie liée, de par leurs travaux ou leurs parcours, avec cette région du monde. Sur des thèmes se rapportant à l’étude de l’Homme et des sociétés, la revue donne la parole à des intellectuels et universitaires de cette région, que rapproche un profond attachement à la langue française, à son histoire et aux cultures qu’elle traverse. Une revue scientifique. Croisements est une revue à comité de lecture dont la présidence est confiée à un spécialiste du thème proposé, sous l’autorité d’un conseil scientifique. Elle comporte une seconde partie réservée aux comptes-rendus les plus significatifs de l’Université francophone d’Asie (UNIFA).
Histoire de Dame Pak fait partie des premières grandes oeuvres de la littérature romanesque féminine écrites en hangeul (l'écriture coréenne créée au XVIe siècle puis interdite et utilisée essentiellement par les femmes jusqu'à sa réhabilitation au XIXe siècle). L'histoire met en scène le fils d'un grand lettré, le Kong Li et la fille d'un ermite du nom de Pak, lettré très connu pour sa connaissance du Tao. L'ermite fait part au Kong du souhait qu'il a de voir se conclure un mariage entre leurs enfants. Celui-ci, sensible à l'autorité spirituelle de l'ermite, accepte et le mariage est conclu et célébré. Mais le soir des noces, le jeune époux, effaré par la terrible laideur de sa femme, s'enfuit épouvanté. Dame Pak, seule, triste et négligée, demande à son beau-père de lui faire construire une jolie villa entourée d'un beau jardin. Là, elle se livre tout entière à l'étude des grands textes et approfondit son savoir en toutes choses. Sa grande sagacité va lui permettre de favoriser la réussite de son mari et à trouver des solutions propres à sauver le pays des envahisseurs Hou. Dame Pak se métamorphose alors en une jeune femme d'une beauté exceptionnelle.
Park Hyoung-su a le génie de porter à leur paroxysme des situations ordinaires jusqu'à en faire des tragédies burlesques. Ses récits sont menés tambour battant avec un humour ravageur. Les héros de ses nouvelles - si l'on peut parler de héros - pratiquent volontiers l'autodérision et cachent sous une allure agressive teintée d'un complexe de supériorité une grande vulnérabilité née de profondes blessures intimes. En toile de fond se dessine l'injustice de la condition humaine.
Résumé : Si la Corée et sa culture commencent à être mieux connues en Occident, sa littérature, en revanche, reste encore largement ignorée. Situation paradoxale lorsqu'on sait que la Corée fut, avant l'époque contemporaine, un pays où l'art d'écrire était cultivé à un point rarement atteint ailleurs. L'amateur de belle littérature aussi bien que le spécialiste de littérature comparée y trouvent abondance de matériaux de qualité : poèmes en chinois et en coréen, récits légendaires, livres historiques, témoignages vécus, débats sur la nature du langage et de la littérature, nouvelles en chinois, romans en coréen, p'ansori. Cette production riche et variée est présentée ici au public français dans un ouvrage qui est un résumé, librement réécrit, adapté et complété par Daniel Bouchez, des quatre premiers volumes de l'Histoire générale de la littérature coréenne publiée en coréen par Cho Dong-il. Leur espoir est de contribuer ainsi à éclairer, d'une lumière venue de l'intérieur, le passé d'un pays qui suscite en France un intérêt croissant.
A l'occasion de l'année France-Corée et du prochain Salon du Livre de Paris, la revue Keulmadang consacrée à la littérature coréenne publie un numéro spécial " Ecrivains coréens d'aujourd'hui ". Dans ce numéro exceptionnel de 200 pages, nous réaliserons un portrait de 7 auteurs majeurs en Corée accompagnés de leur interview. Il y aura également 50 notices de présentations d'écrivains contemporains, des interviews de traducteurs, des articles de critiques littéraires coréens, et des notes de lecture.