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30 ans d'intercommunalité. Histoire de la coopération intercommunale dans l'agglomération grenoblois
Parent Jean-François
PENSEE SAUVAGE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782859191818
L'agglomération grenobloise est une entité à géométrie variable. Dans le temps et t'espace, elle s'est constituée au fur et à mesure de l'urbanisation de la plaine au confluent du Drac et de l'Isère ; politiquement elle s'est constituée au gré des volontés et des réticences des élus des communes, pour aboutir à une communauté d'agglomération forte de 23 communes aujourd'hui et davantage demain. Ce livre retrace l'histoire de la constitution de cette communauté à travers ses balbutiements, ses replis identitaires, l'avancée des services mis en commun, les conflits d'intérêt entre collectivités locales, les difficultés pour trouver des perspectives communes et un aménagement cohérent. Histoire des populations dont certaines cherchent à vivre dans un espace " ségrégé ", pour rester entre elles. Histoire du développement économique qui occupe le territoire au mieux de ses intérêts. Histoire des élus communaux, souvent pris entre le désir d'une démocratie au plus près de leur pouvoir et celui des évidentes nécessités de l'action collective. Depuis que les riverains du Drac se sont organisés pour lutter contre ses débordements jusqu'à la création d'un tout premier syndicat pour l'étude d'un aménagement collectif cohérent, trois siècles se sont écoutés. Depuis la création de ce syndicat jusqu'à la communauté d'agglomération, à peine trente ans. L'histoire n'est cependant pas finie... il reste encore beaucoup à faire, non seulement pour élargir la gamme des services (publics ou non) également ouverts à tous, mais aussi pour insérer cette agglomération dans un environnement qui chaque jour s'élargit dans des sphères de plus en plus complexes.
Résumé : Quel est l'événement le plus important pour l'humanité ? Austerlitz, ou l'invention de la machine à vapeur ? Et qui compte le plus, Napoléon ou Watt ? Il n'est pas de réponse simple à ces questions. Une chose est certaine, cependant. Il n'est pas possible de comprendre les grandes évolutions historiques si l'on ignore le progrès technique. Cet ouvrage propose d'analyser la " société technicienne " sous un angle historique, en étudiant les conditions de son émergence et ses conséquences économiques, politiques et sociales. Il propose également une description rapide et claire, mais indispensable, des plus importantes inventions et innovations. Il conviendra donc aussi bien aux étudiants des disciplines scientifiques, soucieux de mettre en perspective leur savoir technique, qu'aux étudiants en économie et en histoire, désireux de mieux comprendre les grands cycles de l'histoire économique.
Peut-on transmettre dans le silence et la solitude de l'écriture les turbulences propres à une musique dont la source plonge au coeur des passions humaines ? Jazz et philosophie savent croiser des forces complices dans leur démarche commune d'appréhension du monde. L'un donne à entendre la richesse singulière d'un univers sonore d'une incroyable diversité, l'autre nous propose de prendre part aux petites ritournelles de la pensée.
Soumises à des brassages intensifs de population, à des vagues migratoires de plus en plus rapprochées, les sociétés modernes deviennent inévitablement poly-culturelles. Le psycho-pathologiste est confronté de ce fait à des patients dont il ne comprend ni la langue maternelle, ni la logique des symptômes, ni la philosophie de la vie. Dans ce numéro consacré à la clinique, la Nouvelle Revue d'Ethnopsychiatrie propose un panorama des tâches s accomplir pour permettre la pratique d'une psychopathologie interculturelle : comprendre en faisant appel au corpus des connaissances anthropologiques, proposer un cadre technique susceptible d'accueillir la plainte de patients de culture non occidentale, éviter une réduction occidentalo-centrique ou un bricolage pseudo-magique et exercer une véritable activité psychothérapique avec ces patients, tenter de conceptualiser tant le champ technique que les théories nécessaires à cette pratique, proposer des grandes lignes de recherche dans un domaine presque totalement en friche.
Quiconque a approché les thérapies traditionnelles, s'est nécessairement rendu compte de la place centrale qu'y occupaient les objets tant dans l'établissement du diagnostic et le déroulement du processus thérapeutique que dans la résolution du transfert. Il s'agit tantôt de "faire parler" certains objets pour découvrir l'énigme du mal, tantôt de découvrir, puis d'annuler les objets maléfiques ou enfin de fabriquer des amulettes ou des talismans destinés à protéger la victime. Si les anthropologues se sont souvent attachés à décrire avec minutie la nature, l'industrie et l'utilisation des objets "enchantés", les psychologues en revanche n'y ont vu qu'une expression "symbolique" et naïve de désirs d'amour et de haine confusément perçus. Ce numéro prend naissance du triple constat suivant : 1) les thérapies traditionnelles semblent considérer que les objets constituent des opérateurs thérapeutiques spécifiques et efficaces ; 2) l'observation des processus montre que, sitôt qu'il apparait, l'objet contraint thérapeute et patient à modifier leur registre de fonctionnement ; 3) dans les conceptualisations occidentales, il n'existe aucune place pour traiter l'objet en dehors de l'univers du langage. Nous nous proposons donc d'explorer, et toujours de manière pluridisciplinaire, la fonction de l'objet dans les thérapies traditionnelles, sa possible utilisation dans les thérapies occidentales et enfin d'initier la nécessaire théorie générale de l'objet.
On peut admettre qu'un être humain soit défini par trois coordonnées : sa biologie, son psychisme et sa culture. Si les métis constituent une catégorie sociologique relativement bien définie et même, dans certaines sociétés, bénéficient d'un statut spécifique, en revanche aucune étude ne nous renseigne sur la façon dont se combinent deux univers culturels hétérogènes à l'intérieur d'un même sujet. Les patrimoines génétiques s'entremêlent, les identifications psychiques s'entrecroisent ; en va-t-il de même des systèmes culturels ? Jusqu'à quel point peuvent-ils se "métisser" tout en gardant leur cohérence interne et leur efficience ? A l'heure des déplacements massifs de populations et des émigrations généralisées, il s'agit d'une question première tant sur le plan théorique que sur celui des implications concrètes. La culture d'un sujet est partie constituante de son être-même ; du fait de sa cohérence, elle ordonne son univers du vrai et structure son fonctionnement cognitif. Y a-t-il un risque psychologique à mélanger ses références culturelles ? Pour soi-même ? Pour ses descendants ou les descendants de ses descendants ? Ou au contraire peut-on faire l'hypothèse d'une créativité délibérément choisie dans tout métissage culturel ? Au delà du métissage peut-on même aller jusqu'à penser que toute technique thérapeutique serait par essence syncrétique ?