Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Boniface VIII. Un pape hérétique ?
Paravicini Bagliani Agostino
PAYOT
27,00 €
Épuisé
EAN :9782228897686
Qualifié souvent de «dernier pape du Moyen Age», Boniface VIII (1295-1303) est surtout resté dans les annales de l?Histoire comme l?infortuné pontife que les tribunaux du roi de France, Philippe le Bel, décrétèrent hérétique avant de chercher à porter atteinte à sa vie. Cette inconcevable offense devait bouleverser l?équilibre de la Chrétienté et précipiter l?exil de la papauté en Avignon. Issu d?une famille de petite noblesse du Latium, Benedetto Caetani est un clerc ambitieux qui, formé au droit et à la carrière diplomatique, se taille une place de cardinal de premier plan. Exploitant les faiblesses de son prédécesseur, Célestin V, il lui conseille habilement d?abdiquer, un acte encore extraordinaire, favorisant ainsi sa propre élection en 1295. Dès lors, Boniface va se faire le principal artisan de l?absolutisme pontifical, imposant avec beaucoup de fermeté la médiation de l?Église dans les conflits politiques qui déchirent alors la Chrétienté. Après les deux succès majeurs que sont la canonisation de saint Louis en 1297 et le jubilé de 1300, premier de l?histoire chrétienne, le pape se heurte de plein fouet à l?hostilité du roi de France, Philippe le Bel, qui cherche à affirmer sa propre autonomie en tant que chef d?État. La promulgation de l?intransigeante bulle Unam sanctam entraîne la condamnation de Boniface, accusé en outre de péchés graves tels que la sodomie. Capturé lors du fameux «attentat d?Anagni» par les troupes de Guillaume de Nogaret et des Colonna, une aristocratique famille romaine menacée par l?autoritarisme et le népotisme du pape, ce dernier s?enfuit de justesse et meurt un mois plus tard. Ses successeurs, otages du roi de France, n?auront d?autre choix que de s?exiler en Avignon pendant presque sept décennies (1309-1377). La fin tragique de ce pontificat et ses conséquences désastreuses mettent en évidence de façon particulièrement aiguë le débat fondamental qui devait agiter la Chrétienté pendant des siècles autour du pouvoir temporel de la papauté. Homme d?une intelligence supérieure, alliant une haute idée du pouvoir pontifical à une évidente volonté de puissance, Boniface VIII fit preuve d?une inventivité fertile, sur le plan de la symbolique, au service de son autorité. En témoignent son tombeau dans la basilique Saint-Pierre de Rome ou les nombreuses statues le représentant, vivants exemples d?auto-célébration. Sa cour fut aussi le foyer où de grands penseurs discutèrent de l?intégrité de la personne physique du pape et où des armées de médecins versés dans l?alchimie cherchèrent à prolonger sa vie terrestre en lui faisant ingurgiter de l?or. Dans une enquête digne du Nom de la Rose, Agostino Paravicini Bagliani traque, avec le souci du détail et la passion de l?archive qui le caractérisent, les moindres faits de la vie du pontife pour mieux en souligner la portée exceptionnelle, sans jamais se départir d?un sens du récit digne d?un romancier. Dans cette première biographie jamais consacrée à Boniface VIII, il n?a pas craint de se mesurer à la légende noire du pape, aujourd?hui encore mis à l?index de l?Église, allant jusqu?à conclure que son vif intérêt pour la dispute intellectuelle le poussa sans doute à se laisser séduire par des courants de pensée trop audacieux.
Cette étude a un objectif double. Il s'agit d'une part d'étudier la transition vers la démocratie au Mexique, et d'autre part de comprendre les mécanismes de permanence d'une élite au pouvoir ainsi que ceux utilisés et mis en œuvre pour y accéder. Afin d'y parvenir, la problématique d'étude est centrée principalement sur le changement de régime et la capacité de gouvernance d'une élite au pouvoir dans une phase de transition démocratique. L'originalité du travail consiste notamment à aborder le sujet à partir de deux éléments qui sont de plus en plus présents dans le pays analysé : l'incertitude et le risque.
Le dramaturge italien Fausto Paravidino revient avec une comédie, "Exit", dans laquelle les personnages cherchent à sortir d'une vie qui ne répond plus à leurs attentes.
Résumé : La tension qui existe entre le corps physique du pape et sa très haute fonction religieuse fait l'objet, dès le milieu du XIe siècle, d'attentions neuves et multiples, dont témoignent le discours, le rituel, l'iconographie. A Paravicini Bagliani a étudié dans ce livre les dispositifs complexes qui se mettent en place durant tout le Moyen Age pour souligner cette opposition entre le corps mortel et l'institution immortelle. Une partie de ces dispositifs reste en place jusqu'à nos jours. Lors de la mort du pape, en particulier, les thèmes du caduc et du transitoire sont élaborés de manière plus radicale. Avec la nudité marquée du pape défunt, on souligne que " même le pape meurt ", alors que l'Eglise est éternelle. Pour arrêter les saccages habituels des Romains dans la maison pontificale, on fut amené à distinguer plus nettement entre le domaine privé du pape et l'institution papale. Pour marquer à l'inverse le pouvoir spirituel, le rituel incorpore toutes sortes d'éléments nouveaux de purification symbolique. Simultanément, l'intérêt croît pour le corps physique vivant du pape : papes et cardinaux montrent un vif intérêt pour la médecine et les sciences de la nature, avec l'espoir d'une possible prolongation de la vie, qui limiterait le caractère caduc et transitoire de la vie terrestre du pontife.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.
Ce livre part d'un eidée toute simple: il est est possible de soigner un adolescent en difficulté de manière indirecte, par l'intermédiaire des parents. Il ne s'agit pas ici de tout connaître de la réalité de cet adolescent, mais de voir comment les parents se représentent leur enfant. Pourquoi? Parce que les troubles de l'adolescent sont souvent les reflets d'histoires non résolues qui se répètent à travers lui. Le propos n'est évidemment pas de le disculper, ni d'accuser les parents; mais la manière dont ceux-ci vont pourvoir appréhender les problèmes de leur enfant permet de comprendre en quoi l'adolescent et ses parents sont tributaires d'une histoire qui a commencé avant eux, parfois même sur plusieurs générations. Il faut alors remonter dans le temps, à la recherche des "fantômes" cachés dans le placard familial...
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer
Résumé : Dans un entretien exceptionnel accordé au P. Marco Pozza, le pape François commente les articles qui composent le Credo. Son commentaire permet de saisir le sens de la foi : croire en Dieu, croire en un Dieu Père, Fils et Esprit saint, croire en l'Eglise comme un acte personnel et communautaire. "La foi, dit-il, c'est la réponse libre de l'homme à l'initiative de Dieu qui se révèle. Dieu parle aux hommes comme à des amis". Avec des mots touchants et des exemples empruntés à la vie quotidienne, il témoigne de sa foi lumineuse de prêtre au service de l'humanité.
Résumé : L'encyclique Laudato si' du pape François, publiée en juin 2015, l'année même des "Objectifs du développement durable" de l'ONU et de la COP21, invite à une "conversion écologique" . Elle se traduit par des gestes concrets, que ce soit au niveau de l'individu, de la famille, de la cité, du pays ou de l'humanité dans son ensemble. Parler de l'écologie en termes de conversion cela implique de ne plus la considérer seulement comme un discours sur l'état du monde, mais comme une pratique qui vise une transformation de nos modes de vie. Il ne s'agit plus de réparer mais de créer un nouveau rapport au monde et aux autres. En revisitant la Genèse et le récit de la Création, l'écologie intégrale peut être vécue pleinement, intérieurement et spirituellement. Cet ouvrage donne les clés de cette relecture chrétienne en alliant les regards catholiques, protestants et orthodoxes. Sous la direction d'Elena Lasida, avec François Euvé, Alfred Marx, André Talbot et Antoine Arjakovsky
Où va l'Eglise ? Crise morale, crise de gouvernance, crise doctrinale, scandales sexuels et financiers... Jamais l'Eglise n'a semblé être aussi ébranlée. Pour comprendre ce marasme, Henri Tincq, journaliste religieux, propose une relecture des pontificats de Jean Paul II et de Benoît XVI, puis traite de la lutte menée depuis cinq ans par le pape François pour endiguer ce fléau. Du déni à la sidération, il passe en revue les réactions et les fractures du monde catholique et suggère des pistes de réforme pour mettre fin à ce "cléricalisme" qui, pour le pape, est la source de tous les abus. Le livre d'investigation le plus complet sur la question. Un ouvrage essentiel.