Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Par delà la France et l'Allemagne. Gonzague de Reynold, Denis de Rougemont et quelques lettrés libér
Santschi Eric
ALPHIL
42,00 €
Épuisé
EAN :9782940235476
La Suisse de la première moitié du vingtième siècle voit l'émergence d'un courant intellectuel qui remet à jour les conceptions politiques du libéralisme romand. De nombreux écrits paraissent alors, qui sont le reflet des préoccupations européennes contemporaines, Ils occasionnent un débat interne au milieu libéral genevois et accompagnent sa période de grande initiative politique, entre 1900 et 1942. Une forme originale de doctrine s'élabore. Marquée par la discussion de l'expérience de la démocratie, du nationalisme, de la question allemande, de la tâche des intellectuels, elle trouve dans l'essai sur la Suisse la forme accomplie de son affirmation. En suivant notamment le parcours de deux écrivains de ce courant, Gonzague de Reynold et Denis de Rougemont, et spécialement leur rapport au fleuron libéral qu'est le Journal de Genève, l'étude détaille leurs idées, leur parcours et leur rencontre, comme elle retrace des aspects oubliés du débat ; politique suisse romand de l'entre-deux-guerres. Ainsi réapparaissent plusieurs dossiers actuels : l'évolution du nationalisme, la place de la notion de culture, la discussion des tyrannies modernes, la question de la "révolution conservatrice". Et c'est un courant attaché à chercher une place au-delà de la France et de l'Allemagne, soucieux de fédéralisme et de culture qui émerge dans une perspective inédite et puissamment documentée. Au terme de ce livre, l'auteur offre l'occasion de reconsidérer le statut d'intellectuels suisses mal connus, placés dans le cadre des débats franco-allemands et dans les réseaux intellectuels européens de l'entre-deux guerres et qui sont aussi les héritiers de la tradition libérale de langue française.
Pas de deuxest l'ultime volet d'un tryptique romanesque écrit par Madeleine Santschi, dont les deux premières parties, Sonate(Mercure de France, 1965) et Toutes ces voix(Zoé, 1994), révélaient une écriture singulière constituée d'un tissage de voix, de tons contradictoires (entre tendresse humaine, satire sociale et pathétique), d'un réseau serré d'images et de réminiscences flottant dans une sorte de brouillard onirique ou mémoriel d'où tout surgit comme du chaos. Dans Pas de deux, l'action est réduite à un instant "? qui pourrait être n'importe quel instant ? ". Le texte se présente, selon l'expression de Jean Lecoultre, comme un "? dispositif musical ? " où le pari fou de l'auteure est de parvenir à enfermer, tout en le gardant vivant, avec ses contradictions, sa polyphonie, ses couleurs et ses timbres simultanés, la totalité d'un instant. Ouvre d'une vie, en réalité, où tout est convoqué pour aboutir, hors de toute explication, au sens. Radical, sans concession, Pas de deuxest une traversée de la langue, un tissage qui mêle avec une intelligence remarquable un ensemble de voix, un roman devenu poème qui se présente au lecteur comme une partition de mots à "lire" musicalement, et où alternent en un tissu serré, très travaillé, notations, aphorismes et citations. (d'après un texte de Sylviane Dupuis)
Des ermites autour de la Rome protestante ? Oui, et même assez nombreux, en Suisse romande, en Savoie et en Bresse et en Bugey, comme dans toute l’Europe catholique. Ce mouvement, qui se réfère aux Pères du Désert des premiers siècles du christianisme, est souvent oublié des historiens de l’Église. Et pourtant, les ermites furent souvent les véhicules de l’évangélisation dans tout l’Occident. À Genève, dès le Moyen Âge, on les rencontre en ville et aux alentours, au Salève et aux Voirons. Après la Réforme, ils continuent de peupler les campagnes de Fribourg et du Valais, de la Savoie, de la Bresse et du Bugey. Mais ils se glissent même sur les terres genevoises, irritant le Consistoire et le gouvernement, révélateurs parfois violents des ambiguïtés de la vie spirituelle. Les nombreuses chartreuses de la région drainent les vocations de ceux qui sont attirés par la vie contemplative, mais dans le secret de la solitude. Gardiens de chapelles, prêtres, mais aussi escrocs à la charité, reclus des villes et des campagnes, on n’imagine guère la richesse historique et religieuse qu’ils représentent. Après de nombreuses études sur les ermites d’un bout à l’autre des Alpes, l’auteur s’efforce de relever ce défi, de retrouver dans le secret des archives ces hommes et ces femmes qui ont voulu quitter le monde sans y laisser de traces. Passionnante aventure de recherche, poursuivie avec l’aide d’un réseau étoffé, mais aussi aventure spirituelle et sociale de ces ermites si peu connus et si fascinants.
Localisé à l'extrémité orientale du lac de Neuchâtel, dans un ancien bras de la rivière la Thielle, le site de La Tène a été découvert en 1857 lors de la " fièvre lacustre ". Il a fourni près de 5'000 objets principalement liés à l'armement, mais aussi à la parure ainsi qu'aux activités domestiques et artisanales. Daté de la transition entre le 3e et le 2e siècle avant J.-C., le gisement devient, dès 1874, le site éponyme du Second âge du Fer (480-30 avant J.-C.). Cet ouvrage présente l'approche fonctionnelle des 58 outils en fer à vocation artisanale du site conservés dans les collections du Laténium, parc et musée d'archéologie de Neuchâtel (Hauterive). Le corpus comprend une majorité de petits outils (ciseaux, pointes et gouges), des haches, des scies, un marteau et des indéterminés. Les viroles ont été incorporées à ce corpus car elles renvoient aux systèmes d'emmanchement utilisés, au même titre que les manches d'outils. Le " faciès " de l'outillage de La Tène se distingue par une surreprésentation des haches et une sous-représentation des outils généralement voués au travail des métaux (marteaux, tas, pinces, limes). La présence d'outils complets n'ayant pas subi de destructions volontaires renvoie aux phénomènes des dépôts laténiens. Il peut s'agir de dépôts d'outils " exogènes ", considérés comme des " offrandes " ou d'outils ayant participé à la création, au fonctionnement et à l'entretien du site ou de son mobilier, les deux cas ne s'excluant pas.
Les barrières socio-économiques érigent des remparts dans l'accès aux postes politiques ! Cet ouvrage révèle comment la rémunération des mandats exécutifs a sculpté une élite exclusive dans les villes suisses. Plongez au coeur d'une recherche historique minutieuse sur 73 ans dans les archives de Zurich, Lausanne, Lucerne et Lugano, dévoilant une professionnalisation précoce remettant en question le principe suisse de la " milice ". Les salaires visent à attirer les cadres des classes supérieures, engendrant une fracture sociale dans le paysage politique. D'un côté, les notables fortunés issus de professions libérales, de l'autre, les professionnels du secteur public et de la politique. Cette étude révèle l'essor d'une nouvelle élite excluant les salariés modestes et redessinant le pouvoir au sein de nos villes. Une exploration saisissante des transformations des élites politiques, révélant les complexités et les défis d'une démocratie confrontée à des hiérarchies sociales profondes.
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.