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Repenser l'urbanisme
Paquot Thierry ; Laudier Isabelle
INFOLIO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782884747820
L'urbanisation est une localisation, une occupation du sol : d'où la réflexion de Vincent Renard sur le foncier, la spéculation, les usages, etc. Mais elle n'est pas figée. Les citadins circulent. C'est ce qu'explore Jean-Marc Offner en constatant que nous entrons dans une nouvelle ère des mobilités. Les formes de l'urbanisation planétaire génèrent plus ou moins d'exclusions et d'insécurité, qu'analyse Sophie Body-Gendrot. Réchauffement climatique, pénurie d'énergie fossile, surconsommation de matières premières nous imposent d'imaginer d'autres architectures, d'autres paysages, ce à quoi s'exerce Frédéric Bonnet. La question environnementale change le paradigme sur lequel reposait l'urbanisme productiviste : Chris Younès esquisse les milieux urbains à venir. Mais vivre ensemble exige des accords et des désaccords, ce qu'on nomme la politique. C'est le sujet traité par Thierry Paquot. Six thèmes, six auteurs pour comprendre l'urbanisme et le repenser à l'heure de l'impératif écologique et du numérique. Une démarche rétro-prospective qui combine ce que le passé nous révèle et ce que le futur nous inspire.
Lewis Mumford (1895-1990), critique d'architecture, enseignant et historien des arts, se mobilisa toute sa vie contre la guerre, contre l'armement nucléaire, et pour l'environnement. Il en vint rapidement à une critique virulente du capitalisme, tant comme système de production prédateur des ressources naturelles que comme système de consommation reposant sur le "toujours plus" et l'obsolescence programmée. Ecologiste attentif aux interrelations au sein du monde vivant et entre ce dernier et les humains, il étudie les villes dans leur contexte tant culturel que géohistorique ou social, et réfléchit à d'autres formes d'urbanisation reposant sur l'autonomie des habitants et sur l'entraide ; sa quête de la juste mesure nous alerte sur l'excès qui dégrade l'environnement, surconsomme de l'énergie et aliène et assujettit les citoyens, devenus consommateurs passifs et faussement satisfaits. Les précurseurs de la décroissance Les auteurs réunis dans cette collection constituent les racines de la pensée politique de la décroissance. L'apport de Lewis Mumford à cette pensée est présenté ici par Thierry Paquot ; la seconde partie de l'ouvrage est composée d'extraits qui offrent un accès direct à son oeuvre.
Philosophe mais aussi historien, prêtre "en congé" de l'Eglise, professeur itinérant et polyglotte, fondateur d'une université libre et sans diplôme, Ivan Illich (1926-2002) fut une figure incontournable des débats intellectuels des années 1970. Implacable critique de la société industrielle, il a démontré qu'au-delà d'un certain seuil, les institutions se révèlent contre-productives et a dénoncé la tyrannie des besoins dictés par la société de consommation. Il oppose au productivisme et à la croissance économique indiscutée une ascèse choisie, un mode de vie qui entremêle sobriété et générosité. Thierry Paquot nous invite à la redécouverte d'une pensée stimulante et anticonformiste qui accompagne aujourd'hui nombre de pratiques alternatives.
Vue d'Occident, l'Inde est bien souvent caricaturée comme sage, spiritualiste, en position de yoga, étrangère aux tumultes du monde, sorte d'immense ashram dans lequel on viendrait se ressourcer, se recueillir et méditer. Vue de l'intérieur, tout bouge, tout se transforme, tout se modifie en des temporalités différentes ici ou là. L'Inde n'a plus de costume à sa taille, ses anciennes coutures se tendent et se déchirent. Ce profond remue-ménage s'appelle "urbanisation". C'est ce processus, d'une incroyable variété de formes sociales et culturelles, qui travaille toute la société indienne et la "déruralise" hardiment. Depuis une quinzaine d'années, de séjour en séjour dans plusieurs villes indiennes (Pane, Mumbai/Bombay, New Delhi, Chandigarh, Bangalore, Panaji), l'auteur observe à la fois cette urbanisation physique - la croissance géographique des villes, leurs transformations architecturales et urbanistiques - et cette urbanisation des comportements et des valeurs. Là comme ailleurs, cette mutation rapide et continue provoque des déséquilibres de toute nature et facilite l'affirmation de l'individu, ce qui s'accompagne souvent d'un certain désarroi... Mais le véritable thème de ces enquêtes voyageuses, menées apparemment en dilettante, concerne l'homo urbanus. C'est ce personnage nouveau qu'il s'agit de mieux connaître et de mieux comprendre. Quant à l'Inde, elle absorbe la nouveauté urbaine non pas passivement, comme une éponge boit l'eau, mais de manière réactive, parfois violente, en redistribuant toutes les cartes du jeu social et politique.
1/ Qui a dit: «Je pense, donc je suis»?° Jésus-Christ° Montaigne° Descartes° De Gaulle2/ Quel mot célèbre Archimède prononça-t-il dans son bain?° Gnôthi seauton° Eurêka° Carpe diem3/ VRAI OU FAUX?À Alexandre le Grand venu lui demander s'il désirait quelque chose, Diogène aurait répondu: «
Ce livre tente de montrer l'homogénéité foncière d'une religion intimement liée à une mythologie et extrêmement variée du point de vue cultuel. La religion qui naît en milieu brahmanique dans les siècles précédant l'ère chrétienne est en nette rupture avec le monde védique, nonobstant l'indéfectible respect accordé à cet héritage. Avec, d'un côté, l'apport sapientiel des Upanishads et, de l'autre, l'amour divin prôné par les épopées et la Bhagavad-gîtâ, une foison d'idées originales font leur apparition : l'identité du Soi et de la Réalité ultime, la doctrine des quatre âges de l'humanité, la mythologie des avatars, la notion de dharma, etc. Ces nouveautés engendrent toutes les pratiques qui caractérisent la spiritualité de l'Inde médiévale et moderne au premier rang desquelles on peut citer le culte des images, la construction de temples, les pèlerinages, la récitation continue des mantras. Cet ouvrage tente de montrer comment ces éléments divers constituent un ensemble homogène où tout se tient dans le mariage indissoluble de la connaissance métaphysique et de la voie dévotionnelle. Il contribue ainsi à définir ce que Coomaraswamy nommait "l'hindouisme proprement dit" pour le distinguer définitivement de son substrat védique et du reliquat des traditions antérieures à l'immigration aryenne.
Bâtir la vie est un récit autobiographique, recueilli et mis en forme en 1977 par Michel Lefebvre.Candilis raconte son extraordinaire parcours, de Bakou à Athènes, Paris, Casablanca ou LaMartinique, de sa participation aux CIAM, puis au Team 10 à ses dernières réflexions sur l?habitatcontemporain, de la Résistance grecque à l?enseignement à l?Ecole des Beaux Arts.Une autobiographie qui se lit comme un roman, un personnage phare de l?architecture au 20esiècle, en un mot: un classique.
Résumé : La maison est comme le vêtement, elle abrite et révèle à la fois celui qui y demeure. Objet premier de l?activité humaine mais aussi symbole cosmologique, elle demeure pourtant un sujet marginal de l?anthropologie sociale. Pour les historiens et les architectes, la maison rurale n?est encore le plus souvent que l?ombre des palais et des temples. Les voyageurs en revanche nous ont laissé des observations et des croquis précieux sur cet habitat. En quoi la maison paysanne consiste-t-elle vraiment? Est-elle un objet à classer en fonction de typologies forgées par les architectes et les ethnographes, ou un produit de l?imaginaire et d?une certaine idée de la vie rurale, née au 19e siècle?
Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.