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Les dix légendes structurantes d'Israël
Pappe Ilian ; Prévost Denise ; Lesourd Etienne
NUITS ROUGES
11,00 €
Épuisé
EAN :9782913112711
1. Au XIXe siècle, avant l'arrivée des Juifs européens, la terre de Palestine n'était pas incultivée. 2. Ces immigrants juifs ne descendaient que très partiellement des Hébreux de l'époque romaine. 3. Sionisme et judaïsme ne sont pas des notions équivalentes. Tous les Juifs, et notamment les orthodoxes, ne sont pas sionistes. 4. Le sionisme est bien une forme de colonialisme. 5. L'exode des Palestiniens pendant la guerre de 1948 fut principalement causé par les exactions israéliennes. 6. La guerre de 1967 fut largement anticipée, voire souhaitée, par les dirigeants israéliens. 7. L'Etat juif qui impose une forme d'apartheid aux Palestiniens n'est pas démocratique. 8. Le pseudo "processus de paix" engagé à Oslo en 1993 ne pouvait pas aboutir. 9. La résistance du Hamas à Gaza n'est pas condamnable en elle-même. ? 10. La solution, dite à 2 Etats, est impraticable et malhonnête.
Qu'est-ce que le lobbying ? Tel que nous le connaissons, le lobbying désigne des activités ou actions de défense déployées en vue de faire évoluer ou modifier une politique gouvernementale ou bien d'altérer une opinion publique. " Le lobby sioniste des deux côtés de l'Atlantique " explore les rouages complexes et souvent insidieux des groupes de pression pro-israéliens aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. De leurs origines dans les couloirs du Parlement britannique aux premières influences sur le Congrès américain, ce livre retrace l'évolution d'un lobby puissant et controversé. Des deux côtés de l'Atlantique, les lobbys furent d'abord des lieux physiques - en Grande-Bretagne, il s'agissait des couloirs des chambres du Parlement, où leurs membres et les lords pouvaient se joindre aux défenseurs de diverses causes. Cette pratique devint tristement célèbre à partir du XVIIe siècle. S'appuyant sur des recherches minutieuses et des analyses de spécialistes comme Walter L. Hixson, Grant F. Smith, John Mearsheimer et Stephen Walt, cet ouvrage décortique les stratégies, les structures et les financements qui sous-tendent ces efforts d'influence. En examinant la frontière floue entre les groupes formels et informels, il met en lumière les tactiques employées pour façonner l'opinion publique et les politiques gouvernementales. Des origines chrétiennes évangéliques du sionisme jusqu'aux alliances politiques modernes, ce livre offre une perspective historique essentielle pour comprendre les dynamiques du pouvoir à l'échelle internationale. Dans cet ouvrage percutant, Ilan Pappé plonge au coeur du lobbying pro-israélien, décortiquant ses origines historiques et son évolution jusqu'à nos jours. Basé sur des recherches approfondies, " Le lobby sioniste des deux côtés de l'Atlantique " explore comment des organisations bien financées influencent les politiques américaines et britanniques en faveur d'Israël.
Ilan Pappée, docteur de l'université d'Oxford, est l'un des principaux tenants de la "nouvelle histoire" en Israël. Parmi ses nombreux travaux, citons La guerre de 1948 en Palestine, aux origines du conflit israélo-arabe (La Fabrique, 2000) et A modern history of Israel and Palestine (à paraître, Cambridge University Press).
Chomsky Noam ; Pappé Ilan ; Barat Frank ; Calvé Ni
La Palestine est à bien des égards emblématique de ce qui ne tourne pas rond dans le monde et, pour les militants de la justice sociale, le besoin de renouveler le débat et le vocabulaire sur cette question découle avant tout des changements importants qui se sont produits dans la région ces dernières années. Car, sur le terrain, un nouvel Etat a vu le jour : le Grand Israël. Tandis que les Palestiniens de Cisjordanie sont encore humiliés quotidiennement aux postes de contrôle, incarcérés sans procès, dépossédés de leurs terres, incapables de se déplacer d'une ville à l'autre en raison des murs érigés autour de leurs maisons, la population de Gaza, assiégée dans la plus grande prison à ciel ouvert de la planète, est régulièrement soumise à un cocktail barbare de bombardements et de tirs de l'armée israélienne qui, selon une horrible expression de ses haut-gradés, dit ainsi " tondre le gazon ", avec l'accord tacite de la communauté internationale. Et c'est sans compter les citoyens palestiniens d'Israël qui font face à une nouvelle série de lois racistes qui bafouent leurs droits les plus élémentaires ainsi que les millions de réfugiés palestiniens qui continuent à croupir dans des camps. Dans cet ouvrage rédigé en partie dans le feu de l'action, à l'été 2014, en pleine guerre de Gaza, Noam Chomsky, Ilan Pappé et Frank Barat mènent une longue conversation qu'ils nous présentent en trois parties : le passé, où ils ont concentré leur attention sur le sionisme en tant que phénomène historique ; le présent, où ils se sont questionné sur la pertinence d'appliquer le modèle de l'apartheid à Israël et sur l'efficacité de la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en tant que stratégie de solidarité avec le peuple palestinien ; et l'avenir, où ils ont mis en balance la solution à deux Etats et celle à un Etat. Pour eux, le problème palestinien se résume depuis le début à un cas patent de colonialisme et de dépossession, même si on préfère le traiter comme une affaire complexe difficile à comprendre et, plus encore, à résoudre. Or, tout indique qu'Israël persistera dans ses politiques racistes, ultracapitalistes et expansionnistes.
Résumé : L'ouverture des archives israéliennes et anglaises sur la guerre de 1948 a permis à Ilan Pappé d'écrire une histoire qui remet en cause nombre de mythes. Il montre que la miraculeuse victoire du petit David juif sur les armées coalisées de cinq pays arabes fut en fait la victoire logique du plus fort. Il explique que les jeux étaient faits avant même le premier coup de fusil. Il raconte l'exode des Palestiniens chassés de leurs terres, et leur destin, une fois devenus des réfugiés. Il redistribue les responsabilités de l'échec des négociations après la fin de la guerre. De ce livre, personne ne sort indemne, ni les Israéliens, ni les archaïques dirigeants palestiniens, ni les régimes arabes voisins, ni les grandes puissances. Un ouvrage indispensable pour comprendre la situation actuelle du conflit.
Entre 1901 et 1912, L'Assiette au beurre s'est attaquée hardiment, par ses dessins et ses lithographies, à l'ensemble du personnel politique et aux m?urs hypocrites de la soi-disant "Belle Epoque". Alliant le talent de la composition graphique à la férocité satirique, le tout sur fond de gouaille parigote, cette revue est restée la référence majeure en matière de dessin de presse et de caricature. Les peintres qui ont assuré sa prospérité avaient pour certains d'entre eux atteint la célébrité (Steinlen, Vallotton, Forain...), tandis que d'autres allaient l'obtenir dans des genres différents (Poulbot, Van Dongen, Gris...). Mais ce sont surtout les artistes anarchistes Grandjouan, Delannoy et le stupéfiant Jossot qui ont donné véritablement son ton à l'hebdomadaire. Qu'on en juge. Voici 288 dessins présentés en chronologie qui donneront un aperçu de sa production, ainsi que de son évolution au fil du temps.
Doyle Arthur Conan ; Challaye Félicien ; Lamoureux
Contrairement à ce que son titre peut laisser croire, ce texte n'est pas une aventure inédite de Sherlock Holmes, mais un pamphlet de son créateur qui voulut enquêter lui-même sur les massacres et atrocités perpétrés entre 1885 et 1908 dans " l'Etat indépendant du Congo ", propriété personnelle du roi des Belges, Léopold II. La rapacité du roi et des compagnies concessionnaires entraîna l'asservissement des paysans congolais, mobilisés pour " faire du caoutchouc ". Plusieurs millions d'entre eux y laisseront la vie, assassinés, affamés ou rendus malades. L'opinion mondiale retint surtout ces clichés d'enfants aux mains coupées, celles que les tirailleurs de la Force publique ramenaient aux officiers blancs pour prouver qu'ils n'avaient pas gaspillé leurs cartouches...Tout comme à cette époque Félicien Challaye, secrétaire de Brazza lors de son inspection menée sur la rive " française " du Congo en 1905, Doyle se réclame d'un colonialisme soucieux de l' " amélioration de la condition des races indigènes ", et peut-être plus encore de la " liberté du commerce ". C'est-à-dire, dans sa conception, celui que pratiquaient les Anglais - oubliant la quasi-extermination des premiers Australiens - et, dans une moindre mesure, les Français, bien qu'ils eussent adopté l'essentiel du système léopoldien dans leur colonie congolaise, où le pillage des ressources caoutchouteuses, quoique moins abondantes, était aussi intense. C'est ce qui ressort du texte implacable de Challaye, publié par Charles Péguy en 1906 dans ses Cahiers de la quinzaine, malgré la modération de son expression.
Résumé : Ceux qui connaissent la maison d'Alexandra David-Néel à Digne se souviennent en général de la gardienne des lieux, Marie-Madeleine Peyronnet, et de la faconde qu'elle met à les leur faire visiter. Celle qui fut dix ans durant la servante, la secrétaire, la confidente, et parfois le souffre-douleur, de l'exploratrice du Tibet méritait bien que l'on y consacrât une biographie. C'est à cette tâche louable que s'est attelée Joëlle Désiré-Marchand, auteure notamment des Itinéraires d'A. David-Néel, insistant particulièrement sur le rôle éminent qu'eut Marie-Madeleine, alors que rien ne l'y prédisposait, dans la préservation et la diffusion des oeuvres de sa "patronne". Née dans le Sersou algérien, la Rose des sables devint Lion des neiges, l'animal légendaire du Tibet.
L'ardeur mise par les robespierristes à faire tomber les têtes leur a longtemps valu dans la gauche française une réputation de révolutionnaires hardis, incorruptibles. Dans son style chaleureux, Daniel Guérin montre toutefois qu'ils ne furent pas moins acharnés que leurs rivaux girondins et dantonistes à écraser les mouvements du prolétariat naissant des villes, "les bras nus", et dont des hommes et des femmes comme Théophile Leclerc, Claire Lacombe, Jean Varlet et Jacques Roux ("les enragés") furent les représentants les plus désintéressés. Il souligne aussi que les victimes plébéiennes de la Terreur - qui ne prit pas fin avec la chute de Robespierre - furent sans doute aussi nombreuses que ses victimes bourgeoises et aristocratiques.