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Palestine
Chomsky Noam ; Pappé Ilan ; Barat Frank ; Calvé Ni
ECOSOCIETE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782897192457
La Palestine est à bien des égards emblématique de ce qui ne tourne pas rond dans le monde et, pour les militants de la justice sociale, le besoin de renouveler le débat et le vocabulaire sur cette question découle avant tout des changements importants qui se sont produits dans la région ces dernières années. Car, sur le terrain, un nouvel Etat a vu le jour : le Grand Israël. Tandis que les Palestiniens de Cisjordanie sont encore humiliés quotidiennement aux postes de contrôle, incarcérés sans procès, dépossédés de leurs terres, incapables de se déplacer d'une ville à l'autre en raison des murs érigés autour de leurs maisons, la population de Gaza, assiégée dans la plus grande prison à ciel ouvert de la planète, est régulièrement soumise à un cocktail barbare de bombardements et de tirs de l'armée israélienne qui, selon une horrible expression de ses haut-gradés, dit ainsi " tondre le gazon ", avec l'accord tacite de la communauté internationale. Et c'est sans compter les citoyens palestiniens d'Israël qui font face à une nouvelle série de lois racistes qui bafouent leurs droits les plus élémentaires ainsi que les millions de réfugiés palestiniens qui continuent à croupir dans des camps. Dans cet ouvrage rédigé en partie dans le feu de l'action, à l'été 2014, en pleine guerre de Gaza, Noam Chomsky, Ilan Pappé et Frank Barat mènent une longue conversation qu'ils nous présentent en trois parties : le passé, où ils ont concentré leur attention sur le sionisme en tant que phénomène historique ; le présent, où ils se sont questionné sur la pertinence d'appliquer le modèle de l'apartheid à Israël et sur l'efficacité de la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en tant que stratégie de solidarité avec le peuple palestinien ; et l'avenir, où ils ont mis en balance la solution à deux Etats et celle à un Etat. Pour eux, le problème palestinien se résume depuis le début à un cas patent de colonialisme et de dépossession, même si on préfère le traiter comme une affaire complexe difficile à comprendre et, plus encore, à résoudre. Or, tout indique qu'Israël persistera dans ses politiques racistes, ultracapitalistes et expansionnistes.
Résumé : Nous sommes entrés dans l'ère où les " Etats éclairés " seront toujours prêts à remplir leur mission de justice et de liberté auprès de tous les peuples souffrants et à défendre les droits de l'homme - par la force si nécessaire - pour obéit aux principes du " nouvel humanisme ". Un Etat doit-il à ses vertus d'être " éclairé " ? Non, car aucun ne réussirait à l'examen. Les Etats-Unis sont un " Etat éclairé " par définition. Tous ceux qui s'engagent dans la croisade capitaliste appartiennent au club et tous les autres sont des " Etats scélérats ". Qu'a-t-on pensé de cette bonne nouvelle en dehors du club ? La réaction fut à peu près unanime : la peur devant le mépris nouveau affiché à l'égard des concepts de souveraineté et de droit international. Une attitude générale assez bien exprimée par l'archevêque de Sao Paulo : " Qui vont-ils attaquer maintenant, et sous quel prétexte ? " Comment se protéger des " Etats éclairés " qui se sentent désormais parfaitement libres de se déchaîner dès qu'ils l'estiment bon puisqu'il n'existe plus contre eux aucun système dissuasif ?
Résumé : NOUS SOMMES ENTRES dans l'ère où les " États éclairés " seront toujours prêts à remplir leur mission de justice et de liberté auprès de tous les peuples souffrants et à défendre les droits de l'homme - par la force si nécessaire - pour obéir aux principes du " nouvel humanisme ". Un État doit-il à ses vertus d'être " éclairé " ? Non, car aucun ne réussirait à l'examen. Les États-Unis sont un État éclairé " par définition. Tous ceux qui s'engagent dans la croisade capitaliste appartiennent au club et tous les autres sont des " Etats scélérats ". Qu'a-t-on pensé de cette bonne nouvelle en dehors du club ? La réaction fut à peu près unanime : la peur devant le mépris nouveau affiché à l'égard des concepts de souveraineté et de droit international. Une attitude générale assez bien exprimée par l'archevêque de São Paulo : " Qui vont-ils attaquer maintenant, et sous quel prétexte ? " Comment se protéger des " États éclairés " qui se sentent désormais parfaitement libres de se déchaîner dès qu'ils l'estiment bon puisqu'il n'existe plus contre eux aucun système dissuasif ? Analysant la guerre comme chemin pris par le capitalisme pour s'imposer au monde, ce recueil dévoile quelques-unes des stratégies déployées pour rendre légitime un système qui aggrave les inégalités devant le droit et l'économie.
Biehl Janet ; Bookchin Murray ; Stevens Annick ; D
A quelques semaines des élections municipales, la réédition de ce classique de la pensée libertaire tombe à point nommé. Janet Biehl retrace la ruine de nos démocraties représentatives et présente un programme réaliste de démocratie directe profondément décentralisée. L?auteur propose ainsi un guide de la pensée politique du philosophe écologiste Murray Bookchin, dans une synthèse accessible, à la fois théorique et pratique. Après un portrait historique de la démocratie municipale, de la cité athénienne à l?urbanisation actuelle en passant par les cités médiévales, l?auteure nous met en garde devant les institutions étatiques et urbaines qui entravent la démocratie directe.
Résumé : Au lieu de voir la nature comme extérieure, comme un réservoir de ressources, il faut l'envisager comme un processus de vie dans lequel nous avons un rôle à jouer. C'est un autre mode de relation qu'il faut développer et ce sont les voies pour y arriver qu'explore ce livre. L'auteur préconise un respect sans idolâtrie de la nature et une véritable symbiose entre la Terre vivante et les êtres humains.
Le tiers-monde n'était pas un lieu. C'était un projet " Alors que les pays du Sud s'effondrent sous le poids des dettes et des effets délétères de la mondialisation, on oublie trop souvent que les peuples colonisés ayant conquis leur indépendance au XXe siècle s'étaient efforcés de mettre en oeuvre un programme politique axé sur la paix, la justice, la liberté, l'anti-impérialisme et le changement social. Quelles ont été les dynamiques culturelles, sociales et politiques à l'origine de ce mouvement décolonialiste dans les pays communément appelés du "tiers-monde" ? Comment leur rêve d'émancipation a-t-il pu mener au renouvellement cynique de l'exploitation et des rapports de domination ? Les damnés de la terre sont-ils condamnés à demeurer inaudibles en cette ère de néolibéralisme ? Une histoire politique du tiers-monde relate les événements du point de vue de ces "nations obscures" qui, à partir des années 1950, ont réclamé une place dans la gestion des affaires du monde, tout en se dissociant des blocs de l'Est et de l'Ouest de l'époque. De Bandung au Caire en passant par Abuja, Bali et La Paz, Vijay Prashad pose un regard à la fois rigoureux et personnel sur les grands débats et les figures politiques qui ont marqué le Mouvement des non-alignés, restituant le souffle extraordinaire de libération qui les a animés. Qui, aujourd'hui, portera ces rêves de liberté, d'égalité et de paix ? Avec une nouvelle postface de l'auteur et un texte inédit d'Omar Benderra sur le mouvement citoyen en Algérie qui a débuté en février 2019.
Résumé : Depuis l'élection d'Evo Morales à la présidence en 2006, la Bolivie constitue un formidable laboratoire de la gauche latino-américaine. Défense des droits autochtones, promotion du concept du vivir bien ("bien vivre"), constitutionnalisation des droits de la Pachamama ("Terre-Mère"), organisation d'une Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques : ce gouvernement issu des mouvements sociaux a clairement affiché sa volonté de rupture avec le néolibéralisme. Mais en parallèle, il n'a pas résisté à la tentation d'intensifier l'exploitation des ressources naturelles du pays, tout en soutenant l'agriculture intensive et transgénique et en accordant de faibles budgets à la protection de la nature. Tension créatrice ou paradoxe irréconciliable ?
Qui sont les Perses ? Pourquoi l'Iran est-il devenu chiite ? Quelles sont les causes de la révolution islamique ? L'Iran et Israël sont-ils des ennemis irréconciliables ? Qui est Hassan Rohani ? L'Iran souhaite-t-il normaliser ses relations avec les Etats-Unis ? Iran-Arabie Saoudite : une nouvelle guerre froide ? Des splendeurs de Persépolis au raffinement d'Ispahan, l'Iran fascine depuis trois mille ans par sa tradition ancestrale et son patrimoine culturel. Mais, depuis la révolution islamique, le régime inquiète, mêlant étroitement le politique et le religieux sans répondre aux aspirations de la société civile en matière de développement économique et de libertés. En 100 questions didactiques, Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner donnent les clés pour comprendre ce pays incontournable de l'échiquier géopolitique moyen-oriental.
La Nakba, la "catastrophe" : tel est le nom que les Palestiniens donnent à la guerre de 1948, événement désastreux qui provoqua le départ de quelque 850 000 réfugiés palestiniens. Du côté israélien, 1948 fut une guerre d'indépendance victorieuse qui aboutit à la création de l'Etat d'Israël. Israël s'est construit autour de cet événement, politiquement et "symboliquement". Très tôt, l'historiographie israélienne s'est emparée de cette victoire pour en tirer des "mythes fondateurs", tels que "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", "les Palestiniens ont fui les combats volontairement", ou encore "Israël a accepté la partition de l'ONU en 1947 alors que les Arabes l'ont refusée"... Tous ces récits mythiques sont ici revisités et, souvent, mis à mal. Depuis quelques années déjà, se développe en effet en Israël une nouvelle historiographie qui remet en cause la version officielle israélienne des faits, et notamment le problème des réfugiés palestiniens. Eugene L. Rogan et Avi Shlaim, deux éminents historiens du Moyen-Orient contemporain, ont rassemblé les contributions des meilleurs "nouveaux historiens" israéliens et universitaires arabes et occidentaux, pour offrir un regard totalement neuf sur la guerre de 1948, afin d'en comprendre les enjeux historiques et contemporains. Avec Fawaz A. Gerges, Rashid Khalidi, Joshua Landis, Benny Morris, Laila Parsons, Charles Tripp.
Alternant récits individuels, portraits de juges et d'avocats, histoire régionale et réflexion juridique, Michael Sfard revient sur cinquante ans de lutte contre l'occupation dans les Territoires occupés. Véritable immersion dans le système judiciaire, Le mur et la porte s'organise autour de huit thématiques fondamentales - déportations, colonies, torture, mur de séparation, avant-postes non autorisés, détention administrative, démolitions punitives, assassinats ciblés - pour chroniquer le combat mené par les avocats et les organisations humanitaires devant la Cour suprême d'Israël. De grands procès en rebondissements judiciaires, Sfard souligne aussi les limites et les paradoxes de son combat - et l'on apprend pourquoi l'ouverture d'une porte dans le mur de séparation entre Israel et la Cisjordanie lui pose un délicat cas de conscience... Le mur et la porte nous implique magnifiquement dans le quotidien des défenseurs des droits des Palestiniens dans les Territoires occupés.
Depuis la résolution des Nations unies sur le partage de la Palestine et la proclamation de la création d'un Etat juif par David Ben Gourion en 1948, le Proche-Orient n'a jamais trouvé la paix. Pourtant, au début des années 1990, la main tendue de Yasser Arafat, qui reconnaît, de fait, l'existence de l'État d'Israël, et la réponse d'Itzhak Rabin laissent entrevoir la possibilité d'un accord de paix. L'espoir est de courte durée: le discours de paix de Rabin sera son dernier, et l'Autorité palestinienne représentée par Arafat sera affaiblie par les luttes internes et les pressions politico-militaires israéliennes.