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La Rose d'or. Notes sur l'art d'écrire
Paoustovski Constantin
GALLIMARD
7,00 €
Épuisé
EAN :9782070272631
Après les six volumes de L'Histoire d'une vie que nous avons publiés dans cette collection, et onze émissions à France-Culture qui en ont tiré un panorama de la littérature soviétique, il n'est plus nécessaire de présenter aux lecteurs français Constantin Paoustovski, que le monde entier considère comme l'honneur même de cette littérature. La Rose d'or se présente comme un recueil de notes sur (la) conception de l'art d'écrire et sur (l')expérience personnelle de l'auteur. Elle part d'une anecdote qui lui donne son titre. C'est en réalité la genèse d'une grande part de son ouvre : nous y apprenons, contes, récits, romans, d'où et comment sont nés ses livres, quel fait, quelle rencontre, quel paysage est à l'origine de ce qui a poussé Paoustovski à l'écrire. Nous touchons là aux secrets de la création, qui sont l'un des sujets dont aujourd'hui, la curiosité semble à la base de toute littérature. Cela est écrit avec une simplicité extrême, et l'on pourrait s'y tromper, croire même à une certaine naïveté. Par exemple, si nous lisons une phrase comme : Il est temps de rendre justice à Van Gogh... il nous paraît ici que cela n'a plus d'objet. Il faut se souvenir qu'où l'auteur vit c'est encore question de cruelle actualité. A cette lumière, on comprendra que tout ce qu'il dit de la naissance de l'ouvre d'art est en réalité fronde et audace, rejet d'une conception officielle dont nous ne pouvons plus ignorer les ravages. Ici, avec une apparente sérénité qui a de la grandeur, l'un des écrivains les plus respectés de ce temps, celui dont on a fréquemment parlé comme un autre Tolstoï, rejette ce qui est l'académisme dans la conception littéraire. Sans jamais verser dans la polémique. Avec cette simplicité du regard et du langage, qui rend sa noblesse et sa place à l'imagination. Et quand Paoustovski nous raconte comment, pourquoi il a écrit une histoire, ce comment et ce pourquoi-là deviennent aussi un conte, comme si dans l'ouvre écrite, imaginée, l'écrivain revoyait sa vie et ses pensées devant un miroir." Aragon.
Résumé : Ce roman a été écrit au cours de l'hiver 1935-1936, à Sébastopol même. Lors des entretiens avec ses lecteurs, Constantin Paoutovski avait plus d'une fois précisé que l'idée d'un livre ayant pour sujet la mer Noire - une sorte "d'encyclopédie d'art" de ses rivages - lui était venue à l'époque où il était encore adolescent. Garte, son héros, a pour prototype l'écrivain Alexandre Grine (Grinievski) pour qui Paoutovski nourrissait une profonde estime. Pendant l'élaboration de son roman, il eut la chance de faire la connaissance d'Anna Isbach, la soeur du lieutenant Schmidt, et aussi d'un des participants de l'insurrection du croiseur Otchakov, un ancien marin torpilleur sur le Svirépy, qui avait très bien connu Schmidt et portait une véritable vénération à la mémoire de ce dernier. Dans le chapitre Le Courage moral, l'auteur relate sa rencontre avec Mikhaïl Stavraki, l'ex-enseigne de la flotte tsariste, qui s'était porté volontaire pour commander le peloton lors de l'exécution de son ancien ami Schmidt.
Cette année où Paoustovski a soixante-quinze ans et reçoit pour son oeuvre l'ordre de Lénine, voici que nous achevons L'Histoire d'une vie avec Le Livre des pérégrinations qui nous mène de 1923 à 1932, mais, quelques digressions aidant, c'est comme si nous en avions accompagné l'auteur pendant trente-cinq ans encore, c'est son portrait finalement qui se dégage de ce voyage dans le temps. Bien qu'ici les portraits ne manquent pas. Presque tous les écrivains, célèbres ou non, qui donnent figure humaine à la Russie d'aujourd'hui, on les rencontre dans ces pages : Chklovski, Ilf, Olecha, Boulgakov, Guekht, Babel, Bagritzski, Prichvine, Maïakovski et bien d'autres. Ainsi se mêlent la nature et les hommes, les paysages du Grand Nord et de la Colchide torride, ceux de la région de Moscou ou de Léningrad, la forêt de la Metschora, les déserts transcapiens, Kara-Bougaz et la Crimée... Peut-être nulle part n'a été ainsi décrit au naturel un pays, lequel depuis cinquante ans mène les esprits à la chasse. Nulle part sans doute pour nous autres, gens d'Occident, la poésie de ce pays n'a été à la fois proche et simple, étrange et lointaine". Aragon.
Barda Any ; Ivanova Irina ; Paoustovski Constantin
Après le Manuel de russe volume 1 qui couvre une première année d?étude, Any Barda et Irina Ivanova offrent avec ce Manuel de russe volume 2 tome 1 un instrument d?apprentissage original et précieux aux étudiants de niveaux intermédiaire et avancé. À partir d?un beau texte littéraire, le Vieux Cuisinier de Constantin Paoustovski (1892-1968), les auteurs proposent des traductions, des analyses et de nombreux exercices qui réclament de l?apprenant une participation active. Il s?agit pour lui de perfectionner sa capacité à traduire, de préciser et d?approfondir ses connaissances en vocabulaire, morphologie et syntaxe, et de s?entraîner à l?expression écrite et orale. Le livre se conclut par une annexe grammaticale et par les corrigés des exercices. En préparation : Manuel de russe volume 2 tome 2, traductions, analyses et exercices autour de la Dame de Pique d?Alexandre Pouchkine. Les enregistrements audio accompagnant le livre sont en téléchargement gratuit sur le site de l?éditeur.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.