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Parlez-vous nantais ?
Pajot Stéphane
ORBESTIER
9,50 €
Épuisé
EAN :9782842380946
Le vocabulaire intime de NantesSavez-vous crébillonner, biser gouline, épiauler et gadouiller? Connaissez-vous les jailloux et les jaillouses? Ces balayeuses d'un autre siècle, appelées aussi «dactylos de Granjouan», qui trimaient dans les rues du vieux Bouffay. Et les «gamions» des mêmes Granjouan «gamionneurs de père en fils»... Avez-vous déjà goûté une fouace de Chantenay, avalé une goulée de guillaré (petite fouace), pris une bonne guenée entre joyeux zigues?«Ce n'est pas sans un plaisir mélancolique que j'ai composé ce dictionnaire du vieux jargon nantais», disait, à l'un de ses amis, l'écrivain Paul Eudel, auteur du savoureux lexique que vous allez découvrir dans ce livre. «Ces mots et ces locutions dont beaucoup nous ont servi bien souvent, devaient plus d'une fois me reporter à l'époque déjà lointaine où nous vivions, à Nantes, dans la plus cordiale amitié, les belles années de notre jeunesse».Dans la préface de la première édition de 1884, le truculent Charles Monselet, écrivain et gastronome nantais, se dit ravi, enchanté, de ce «curieux» petit livre. «Une expression m'a rendu une sensation, un mot m'a rappelé un quartier», écrit-il. «On devrait faire pour chaque ville un vocabulaire intime; le coeur en battrait plus fort à quelques-uns». Charles Monselet y retrouve le Nantes populaire des ponts, là où l'on ne s'aventurait guère la nuit, où l'on craignait les mauvaises rencontres. Ces ponts, soit toute la partie de Nantes comprise entre les deux bras de la Loire, celui de la Bourse et celui de Pirmil, avaient une fâcheuse réputation. L'évocation seule de certains lieux - «Grande Biesse», «Petite Biesse», «Vertais» - faisait frémir le bon bourgeois. Le vieux parler lui évoque aussi le Nantes des maisons disparues, du quartier du Marchix, «de l'Arche-Sèche, de la Tour de Sauve-Tout, des Hauts-Pavés, de Saint-Similien, de la rue Moquechien, du quartier du Roi-Baco; le Nantes plus pittoresque qu'on ne s'en doute, et qui parle encore journellement la langue de votre dictionnaire».
Résumé : Beau livre et dictionnaire des rues de Nantes Stéphane Pajot a retrouvé non seulement les origines des noms des principales rues, avenues et places de Nantes, mais, en bon journaliste, il a su les faire parler. Il nous offre mille anecdotes, nous présente mille personnages et mille événements heureux ou tragiques qui restent attachés à ces lieux si connus des Nantais. Histoire et petite histoire, en images souvent inédites, se conjuguent pour stimuler notre mémoire et transmettre un prestigieux patrimoine. Ce livre, dans la lignée des beaux-livres de mémoire précédents mais plus dense et plus épais, est conçu de façon originale pour associer à la fois un dictionnaire des noms de rues, leur histoire et un livre d'images et d'anecdotes mises en exergue, qui se feuillette sans ordre précis pour le simple plaisir de découvrir des faits et des personnages oubliés ou méconnus. Chacun possède sa ou ses rues de prédilection où il est né, a vécu, a connu quelqu'un, rues qu'il retrouvera avec bonheur dans ce beau-livre essentiel qui constituera un usuel incontournable de toute bonne bibliothèque pendant longtemps. Si vous ne le saviez pas, découvrez-le dans le livre : - Stanislas Baudry, le Nantais qui inventa l'omnibus se tira une balle dans la tête ! - Louise Antonini, pour aller se battre, se déguisait en homme. - Robert Fulton, inventeur du bateau à vapeur, inspira le Nautilus à Jules Verne. - La duchesse de Berry se cacha dans une cheminée, rue Mathelin Rodier, près du château. - Monsieur de Crais-Billon écrivit un roman licencieux : Le Sopha.
Un meurtre sur fond de trafic de drogue, des pêcheurs de grenouilles polydactyles, un marié noyé, une chute lente dans la marginalité. Tristan Madec, conducteur d'éléphant, emmène le lecteur sur la route du lac de Grand-Lieu et de sa mélancolie. Attention, âmes insensibles et esprits étroits s'abstenir !
Sur la route d'un Vendée Globe futur, Jason, l'un des skippers, disparaît dans l'Antarctique. Ses amis, autres navigateurs solitaires autour du monde, ont la certitude qu'il n'a pas fait naufrage mais qu'il a été intercepté, kidnappé, porté disparu dans le seul but de préserver un secret. Qu'aurait-il découvert de si important pour la planète? Ont-ils raison ou n'est-ce qu'une illusion? Pour retourner sur les lieux de la disparition ils décident de créer une nouvelle course aussi forte qu'un tour du monde en solitaire, le Défi-Globe, qui partira de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, sans dévoiler le double objectif de leur expédition retrouver Jason et livrer ce secret au monde entier. Ils ont besoin de relais à terre et entraînent pour cela dans leur aventure, Lola, journaliste aux Sables-d'Olonne, à la forte personnalité. La belle Chaumoise, en dépit des dangers et des morts suspectes autour d'elle, parviendra-telle à percer le mystère? Le projet des navigateurs a des détracteurs. Ceux-là semblent capables d'utiliser tous les moyens d'intimidation pour le faire échouer, même le crime.
Résumé : A deux voix et quatre mains, Jean-Claude Lamatabois et Yves Cosson, chacun dans son registre, évoquent les temps forts de leur existence, leurs rencontres, leur passion de la poésie qui rassemble leurs dissemblances. De concert et de conserve ils nous offrent aussi un florilège de leur univers poétique.
En conservant toute la saveur de mots de l'ancien français et leur prononciation, en enrichissant sans cesse la langue d'apports nouveaux, souvent très riches en couleurs, les Québécois ont développé un parler étonnant plein de séduction, de poésie et parfois d'étrangeté pour les visiteurs. Ce petit dico insolite permet de jouer avec les mots et de découvrir mille expressions savoureuses, anciennes ou modernes de la Belle Province. De judicieux commentaires, plein d'humour, font mieux connaître similitudes et différences entre les langues de ces «cousins» des deux rives de l'Atlantique.Claire Armange, artiste plasticienne, a fait cinq années d'études aux Beaux-Arts en France. Adaptatrice de pièces de théâtre américaines, elle est passionnée par la langue française sous toutes ses formes. Sa double nationalité franco-canadienne et son amour du Québec, où elle vit, lui ont permis d'établir - avec un malicieux sens critique - cet ouvrage sur le québécois tel qu'on le parle aujourd'hui.
Les informations que pouvait fournir l'indicateur pachtoune se révélaient, la plupart du temps exactes. Dervas Rahjat-Khan gagnait ainsi sa vie, en parcourant de long en large les grandes étendues montagneuses, truffées de grottes et de cavernes, à cheval entre l'Afghanistan et le Pakistan. Pas plus guide pour touristes fortunés en manque de grands frissons que contrebandier, Dervas s'était fait depuis quelques années une spécialité en vendant des renseignements sur les mouvements d'hommes et de marchandises dans cette immense zone de non droit.Suivant les confidences recueillies, il n'avait que trois clients possibles, toujours les mêmes depuis près d'une décennie. Il ne les avait jamais mis en concurrence sachant que de toute façon les trois hommes se connaissaient et échangeaient une grande partie des données récoltées.Quand il s'agissait de drogues, Dervas contactait John Weber, le responsable du Narcotic Bureau de Peshawar. Le grand blond, toujours uniformément bronzé, portait depuis son arrivée, neuf ans auparavant, un début de barbe de trois jours, ce qui étonnait toujours ses collaborateurs et ses amis. En dehors de ce petit air négligé savamment étudié, John était d'une rigueur à toute épreuve lorsqu'il s'agissait du travail. Il prenait sa revanche dans une lutte sans concession contre la drogue. Il avait subi ce fléau quand, après quelques années de mariage, il avait vu sa femme Lisa plonger dans l'héroïne pour ne jamais s'en relever. À quarante-cinq ans passés, il continuait sa lutte inégale contre ceux qui avaient détruit son couple.Les trafics d'armes et de munitions amenaient aussi Dervas à négocier avec Ian Moresby de l'Intelligence Service avec lequel il devait marchander des heures entières pour gagner quelques milliers de roupies de plus. Le petit rouquin britannique à la peau tavelée et déjà toute fripée n'avait pas encore atteint la quarantaine. Vieillard avant l'âge, il prenait un air de fouine dès que Dervas prononçait le mot «argent» et semblait toujours s'offusquer des prétentions de son indicateur.