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Le temps exposé. Le cinéma de la salle au musée
Païni Dominique
CAH CINEMA
14,95 €
Épuisé
EAN :9782866423230
Dominique Païni, directeur de la Cinémathèque française de 1991 à 2000, et depuis lors responsable des projets pluridisciplinaires du Centre Georges Pompidou, poursuit dans cet essai sa réflexion sur la notion de Musée de cinéma et sur les tâches de caractère " scientifique " qui devraient lui être attachées : les exigences nouvelles de l'histoire du cinéma hors de la soumission chronologique, les questions inédites posées par la préservation et la restauration des films comparées à celles des autres arts à l'époque numérique, les tendances contemporaines de la création dans les autres arts visuels et l'influence que ces derniers reçoivent de l'histoire du cinéma, enfin l'emprunt aux méthodes de l'histoire de l'art pour envisager une approche de type iconographique de l'art du film. En revenant sur Jean-Marie Straub, Michael Snow aussi bien que Rossellini ou Walsh, il réaffirme que l'invention du cinéma est une affaire d'auteur et d'artiste. Il affirme, plus fermement que dans son précédent livre, Le cinéma, un art moderne, une approche du cinéma selon des motifs figuraux (le ralenti, le sculpté, le figé...), tire un premier bilan de l'expérience de son exposition Hitchcock et l'art, et commente les tentatives contemporaines de sortir le cinéma de son site traditionnel, de la salle aux cimaises du musée.
La Cinémathèque française, associée à la Réunion des musées métropolitains Rouen Normandie et à la Fondation de l'Hermitage à Lausanne, présente pour la première fois en France et en Suisse, une exposition retraçant les échanges fructueux qui ont accompagné le cinéma, de son émergence jusqu'à son admission au rang de septième art. Intitulé Arts et Cinéma, le parcours mêle aux riches collections de la Cinémathèque française des oeuvres issues des plus grands musées ou conservées en mains privées. Il montre comment le cinéma, dès les premières "vues" des frères Lumière, a été conçu comme un art aussi plastique que narratif, innervé par l'impressionnisme alors dominant. Cette évidente porosité entre les arts et le spectacle nouveau-né s'est tout de suite établie dans les deux sens, créant un flux fascinant, et ininterrompu à ce jour, d'échanges et d'influences réciproques.
Résumé : Jean Cocteau a décrit Henri Langlois comme "le dragon qui veille sur nos trésors". Cette personnalité majeure de la vie artistique du XXe siècle, fondateur de la Cinémathèque française en 1936, a passionnément voué sa vie à faire connaître et diffuser le cinéma du monde entier. Sa programmation, élevée au rang d'art et illustré par ses mythiques séances de projection, ses prises de position sans concession, ses liens avec les artistes de son temps, lui ont permis de montrer et de faire vivre, pour mieux le conserver, tout ce qui fait la richesse du cinéma, qu'il soit patrimoine ou art vivant. Ce livre s'attache à faire comprendre le personnage qui a vécu, à sa façon, une vie de bohème, grâce aux témoignages inédits de ceux qui l'ont connu, mais aussi le penseur, instigateur des cinémathèques du monde entier. Cette première monographie illustrée sur Henri Langlois est l'occasion d'analyser sa vision intuitive et audacieuse en un véritable "musée imaginaire" pour, en creux, dessiner une histoire du 7e art au XXe siècle.
Ecrire sur le cinéma est une activité dont j'ai longtempssimplement rêvé la possibilité avant de passer à l'acte. Lesécrits réunis ici représentent une petite partie d'un travaild'écriture qui s'est étalé sur une vingtaine d'années. Des textesde toutes origines s'y côtoient, de la critique pure à laprésentation de programmations pour la Cinémathèque enpassant par des articles destinés à des revues ou des ouvragescollectifs. Il ne faut pas forcément chercher dans les choixeffectués la synthèse exemplaire et cohérente d'un goûtcinéphilique particulier. Beaucoup de noms manquent à l'appelmême s'il était inimaginable qu'il n'y ait pas au moins quelquechose sur Jean Renoir, le seul cinéaste qui m'ait "appris àvivre". Sinon, il était peut-être important que soit visible cettecontradiction (mais en est-ce une?) qui mélange un goût héritéde la lecture, très jeune, des Cahiers du cinéma, dans ledésordre et toutes périodes confondues, avec une appétencepour des formes dites mineures ou marginales, les chefs-d'oeuvre estampillés avec le cinéma dit bis, le théorique et letripal. Un résidu d'enfance guidé par un pur principe de plaisir? Peut-être. Et puis renouveler à l'infini le geste cinéphiliqued'ennoblir un mauvais objet ne se refuse pas. Finalement, siprogrammer des films c'est écrire une histoire du cinéma,écrire c'est aussi programmer son propre goût.
Résumé : Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.
Les Cahiers du cinéma poursuivent la réédition des textes essentiels d'André Bazin. Après le succès d'"Orson Welles", c'est aujourd'hui "Charlie Chaplin" qui reparaît dans la "Petite bibliothèque". La première édition de ce livre paru en 1972, au moment où Chaplin lui-même décida de remettre en circulation la totalité de son oeuvre, alors que nombreux films étaient invisibles depuis longtemps. Bazin, disparu depuis 1958, c'est François Truffaut qui eut l'initiative de cette édition. Il demanda alors à Eric Rohmer de compléter l'ouvrage en écrivant sur le dernier film que réalisa Chaplin en 1967 : "La Comtesse de Hong Kong". (...) "L'oeuvre de Chaplin, Bazin la connaissait comme sa poche, on s'en rendra compte en lisant ce livre, mais je puis y ajouter le merveilleux souvenir d'innombrables séances de ciné-clubs où j'ai vu Bazin présenter à des ouvriers, des séminaristes ou des étudiants Le Pèlerin, Le Vagabond ou d'autres "trois bobines" qu'il connaissait par coeur et qu'il décrivait par avance sans que l'effet de surprise en fût altéré ; Bazin parlait de Chaplin mieux que personne, et sa dialectique vertigineuse ajoutait au plaisir. (...) De quoi est fait Charlot, pourquoi et comment a-t-il dominé et influencé cinquante ans de cinéma - au point qu'on le distingue nettement en surimpression derrière le Julien Carette de La Règle du jeu, comme on distingue Henri Verdoux derrière Archibal de la Cruz, et comme le petit barbier juif qui regarde brûler sa maison dans Le Dictateur revit vingt-six ans plus tard dans le vieux polonais de Au Feu les pompiers de Milos Forman ? Voilà ce que Bazin a su voir et faire voir". (...)
La Boulangère de Monceau (1962) La Carrière de Suzanne (1963) Ma nuit chez Maud (1968) La Collectionneuse (1966) Le Genou de Claire (1970) L'Amour l'après-midi (1972)