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Le cinéma, un art moderne
Païni Dominique
CAH CINEMA
14,95 €
Épuisé
EAN :9782866421786
Dominique Païni a traversé les vingt dernières années du cinéma avec une idée fixe comme une boussole : penser le cinéma dans l'acte même de montrer des films. Programmateur d'une salle devenue mythique (le Studio 43) consacrée exclusivement à revisiter l'histoire du cinéma français, distributeur puis producteur de films (Philippe Garrel, Jean Marie Straub et Danièle Huillet, Juliet Berto), directeur des productions du Musée du Louvre où il va impulser une nouvelle façon de penser le film de Musée, et depuis 1991 directeur de la Cinémathèque française dont il a entrepris de faire un musée moderne tout en restant fidèle à l'esprit d'Henri Langlois : programmer, c'est penser le cinéma à neuf, en montrant chaque jour un page bien réelle de son musée imaginaire. Tout au long du parcours, Dominique Païni n'a jamais cessé d'écrire : pour rester en état de vigilance et de recherche, pour donner forme à ses intuitions, pour vérifier et défendre ses hypothèses. Dans ses textes - écrits lors des dix dernières années sur des films couvrant toute l'histoire du cinéma comme Fantômas, Vertigo, Les dames du bois de Boulogne, La Nuit du carrefour, Le Mépris, Et la vie continue, ou les films d'Andy Warhol - il essaie de penser la question de la modernité. En interrogeant le cinéma dans son entier comme art moderne : art du battement, du miroitement, de la discontinuité, de l'inachèvement, même lorsque le cinéaste feint de raconter une histoire. En découvrant de nouvelles généalogies qui tracent le chemin par lequel la vague moderne des années 1950-60 est advenue.
En référence à Henri Langlois, fondateur de la Cinémathèque française, qui affirmait "le cinéma muet est un art plastique", c'est le cinéma en général que Dominique Païni aborde comme un art plastique. Désormais exposées dans les musées, les oeuvres de Hitchcock, Renoir, Antonioni, sont confrontées à d'autres disciplines iconographiques ; leur exposition aux cimaises favorise les rapprochements et en fait apparaître la force plastique. C'est là l'objet des textes rassemblés pour la première fois en un volume ; l'itinéraire personnel de l'auteur, entre les cinémathèques et les musées d'art, entre la critique et l'enseignement, assure l'homogénéité de la sélection des cinéastes étudiés.
La Cinémathèque française, associée à la Réunion des musées métropolitains Rouen Normandie et à la Fondation de l'Hermitage à Lausanne, présente pour la première fois en France et en Suisse, une exposition retraçant les échanges fructueux qui ont accompagné le cinéma, de son émergence jusqu'à son admission au rang de septième art. Intitulé Arts et Cinéma, le parcours mêle aux riches collections de la Cinémathèque française des oeuvres issues des plus grands musées ou conservées en mains privées. Il montre comment le cinéma, dès les premières "vues" des frères Lumière, a été conçu comme un art aussi plastique que narratif, innervé par l'impressionnisme alors dominant. Cette évidente porosité entre les arts et le spectacle nouveau-né s'est tout de suite établie dans les deux sens, créant un flux fascinant, et ininterrompu à ce jour, d'échanges et d'influences réciproques.
Dominique Païni, directeur de la Cinémathèque française de 1991 à 2000, et depuis lors responsable des projets pluridisciplinaires du Centre Georges Pompidou, poursuit dans cet essai sa réflexion sur la notion de Musée de cinéma et sur les tâches de caractère " scientifique " qui devraient lui être attachées : les exigences nouvelles de l'histoire du cinéma hors de la soumission chronologique, les questions inédites posées par la préservation et la restauration des films comparées à celles des autres arts à l'époque numérique, les tendances contemporaines de la création dans les autres arts visuels et l'influence que ces derniers reçoivent de l'histoire du cinéma, enfin l'emprunt aux méthodes de l'histoire de l'art pour envisager une approche de type iconographique de l'art du film. En revenant sur Jean-Marie Straub, Michael Snow aussi bien que Rossellini ou Walsh, il réaffirme que l'invention du cinéma est une affaire d'auteur et d'artiste. Il affirme, plus fermement que dans son précédent livre, Le cinéma, un art moderne, une approche du cinéma selon des motifs figuraux (le ralenti, le sculpté, le figé...), tire un premier bilan de l'expérience de son exposition Hitchcock et l'art, et commente les tentatives contemporaines de sortir le cinéma de son site traditionnel, de la salle aux cimaises du musée.
Ecrire sur le cinéma est une activité dont j'ai longtempssimplement rêvé la possibilité avant de passer à l'acte. Lesécrits réunis ici représentent une petite partie d'un travaild'écriture qui s'est étalé sur une vingtaine d'années. Des textesde toutes origines s'y côtoient, de la critique pure à laprésentation de programmations pour la Cinémathèque enpassant par des articles destinés à des revues ou des ouvragescollectifs. Il ne faut pas forcément chercher dans les choixeffectués la synthèse exemplaire et cohérente d'un goûtcinéphilique particulier. Beaucoup de noms manquent à l'appelmême s'il était inimaginable qu'il n'y ait pas au moins quelquechose sur Jean Renoir, le seul cinéaste qui m'ait "appris àvivre". Sinon, il était peut-être important que soit visible cettecontradiction (mais en est-ce une?) qui mélange un goût héritéde la lecture, très jeune, des Cahiers du cinéma, dans ledésordre et toutes périodes confondues, avec une appétencepour des formes dites mineures ou marginales, les chefs-d'oeuvre estampillés avec le cinéma dit bis, le théorique et letripal. Un résidu d'enfance guidé par un pur principe de plaisir? Peut-être. Et puis renouveler à l'infini le geste cinéphiliqued'ennoblir un mauvais objet ne se refuse pas. Finalement, siprogrammer des films c'est écrire une histoire du cinéma,écrire c'est aussi programmer son propre goût.
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Eric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.
On parle toujours du travail du deuil, mais la force du film d'Olivier Assayas consiste plutôt à creuser " le travail du vivant ", cette façon qu'a le vivant de continuer simplement au quotidien. Fin août, début septembre porte donc en son c?ur le personnage d'Adrien (François Cluzet) qui va mourir. Mais paradoxalement les personnages principaux du film sont les vivants : Gabriel (Mathieu Amalric), Jenny ( Jeanne Balibar), Anne (Virginie Ledoyen), et leurs manières de faire face à la maladie, à la mort, au souvenir. A la fin du film Gabriel et Jenny ont accepté leur séparation, ils l'ont vécu ; Gabriel et Anne ont accepté leur amour, ils l'ont appris. Réconciliés.
Artiste majeur du XXe siècle, d'une profonde acuité sur son temps. Kubrick a porté un regard new-yorkais du Bronx, il est d'abord photographe à Look avant de réaliser un premier documentaire sur la boxe. Son adaptation de Lolita le propulse, dans une odeur de souffre en haut du box-office. Ayant décidé de vivre désormais près de Londres, il enchaîne les chefs-d'oeuvre qui consacrent une carrière internationale. Il renouvelle les genres avec une puissance d'invention formelle hors du commun : thriller, comédie, science-fiction, horreur... Il traite des grands sujets qui ont façonné le monde contemporain : la Première Guerre mondiale (Les Sentiers de la gloire), la guerre froide (Dr Folamour), le Vietnam (Full Metal Jacket), la conquête de l'espace (2001), la violence (Orange mécanique, Shining). Son dernier film, Eyes Wide Shut, parfait le portrait légendaire d'un démiurge perfectionniste, laissant planer dans son sillage la part de mystère qui fascine les nouvelles générations qui le découvrent.Bill Krohn est correspondant des Cahiers du cinéma à Los Angeles. Il est notamment l'auteur de l'album Hitchcock au travail, traduit dans le monde entier.
Résumé : Cannes Cinéma est l'exceptionnel album de famille du plus grand festival de films du monde : le Festival de Cannes. Dès la première édition du Festival en 1939 et jusqu'à aujourd'hui, trois générations de photographes, les Traverso, ont immortalisé les plus belles stars - de Grace Kelly à Penélope Cruz - et les plus grands réalisateurs - de Louis Lumière à Quentin Tarantino. De la spontanéité des scènes de plage prises sur le vif dans les années 1960 au glamour des poses sur tapis rouge des années 2000, Cannes Cinéma raconte l'évolution du Festival, mais aussi celle du cinéma, à travers quelque 550 photographies. Chacune de ces images est accompagnée d'un texte de Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque française. Celui-ci raconte de l'intérieur, avec chaleur et humour, les anecdotes et la grande histoire, les chefs-d'oeuvre et les scandales qui ont fait le Festival.