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L'inventeur et le parasite. Essai sur la problématique de l'émergence des pays sous-développés
Oumarou Bachirou
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782343107608
L'instinct inventif est en chacun de nous et nous nous en servons quotidiennement à différents degrés pour résoudre nos problèmes quotidiens de survie. Cet instinct inventif n'est rien d'autre que la raison ou le bon sens dont Descartes dit qu'il est "la chose du monde la mieux partagée". Mais très tôt, beaucoup de gens ont tué volontairement ou involontairement ce génie. Ils sont tombés dans la catégorie de ceux que nous appelons ici le parasite moderne. Le rapport du parasite à l'inventeur est un problème, notamment en termes d'éducation, de morale, de communication, de santé, de religion, etc. Car le cercle vicieux dans lequel se sont inscrits l'inventeur et le parasite de notre temps apparaît préjudiciable à l'un et à l'autre. Les techniques de codification des inventions aujourd'hui inquiètent plus qu'elles ne rassurent dans la coopération des Etats et de la société des savants. Pourtant, les inventions sont le patrimoine de l'humanité en raison des bienfaits qu'elles apportent à tout homme. Cet essai est un appel audacieux autour du projet de société que nous proposons.
L'ouvrage analyse la place des croyances religieuses et des systèmes d'organisation du football populaire ou semi-professionnel en Afrique. L'objectif est de souligner les différences de pratiques sociales du football par rapport à l'Europe en tenant compte des héritages de l'histoire coloniale et des multiples cultures ethniques. Le livre décrit dans une première partie les diverses formes d'un football populaire souvent autogéré au niveau d'un quartier ou d'un village. L'organisation d'un match de football dans les quartiers pauvres de Dakar ou de Yaoundé hors d'un calendrier fédéral devient ainsi l'expression de solidarités multiples. Les femmes y ont acquis un rôle important en s'impliquant dans l'approvisionnement des équipes, dans l'accompagnement des supporters par la danse, la musique ou encore dans le financement des rencontres sportives, grâce à un système original de prêt, issu d'une survivance des tontines. La deuxième partie décrit les différents modèles de gestion de type ethnique, communautaire, présidentiel, européanisé. Il souligne les techniques de mobilisation des entraîneurs, le poids des rituels d'avant matches (bains, bénédictions, transes, exil dans la forêt...), l'interférence de la bureaucratie fédérale, des élus, des notables, des " anciens ", des sorciers ou des marabouts dans la sélection des joueurs ou le management des clubs. Ce livre donne des clefs pour comprendre de l'intérieur le fonctionnement masqué des sociétés africaines à partir de l'analyse du sport le plus populaire. Il replace aussi un football très médiatisé et formaté par l'industrie télévisuelle dans un contexte général de grande pauvreté où les hommes politiques utilisent un nationalisme sportif, souvent refoulé depuis les mouvements d'indépendance pour affirmer des identités noires africaines ou islamo-arabes.
Les inimitiés entre Anglais et Irlandais font encore de la fumée en Angleterre et en Irlande. Les frottements entre Turcs et Arméniens et entre Turcs et Kurdes dégagent toujours des effluves de rébellion en Turquie. Les désaveux et les haines entraînent Arabes et Juifs à s'entre-égorger pour la possession du sol depuis plus de soixante-dix ans en une guerre dont personne ne voit encore le bout. Les Corses sont français depuis le dix-huitième siècle et la Corse a donné à la France deux empereurs, un chanteur prolifique et le théâtre de l'une des plus belles nouvelles jamais écrites. Pourtant, les Corses sont traités par certains de "Français non de souche" . Longtemps avant les Corses, les Juifs ont fait partie du paysage français dès le premier siècle judéo-chrétien et ils ont été français avant les Mérovingiens, les Capétiens, la Franche-Comté, la Bourgogne et la Normandie. Pourtant, les Juifs sont jugés par certains de "Français greffés" , de "Français additionnels" ou de "Français surajoutés" . Lorsque les Italiens avaient commencé à immigrer en grand nombre en France à la recherche de jours meilleurs, il ne fut pas bon s'appeler Brazi, Barzini, Mancini, Flatini, Giacomo ou tout autre nom à consonance italienne sur les bords de Seine et de Loire pendant des décennies. Après les Italiens, ou en même temps qu'eux, ce fut au tour des Russes blancs, des Ukrainiens, des Polonais, des Bulgares, des Roumains, des Hongrois et des Espagnols d'être mis à l'index. Vint ensuite le tour des Sénégalais, des Maliens, des Portugais, des Maghrébins, des Chinois et de tous les autres. Tous ces autres "différents" venus chercher des jours meilleurs en France. Comme il est écrit dans le présent ouvrage, le racisme est d'abord et surtout un problème économique.
Le 8 juin 2018, le Ghanéen Daniel Batidam dépose sa lettre de démission du Conseil consultatif de l'Union africaine sur la corruption, en dénonçant notamment le manque d'intégrité au sein de plusieurs départements de l'institution continentale. Ironie du sort, la démission est révélée au moment où l'Union africaine est réunie en sommet à Nouakchott pour travailler justement sur le thème : "Vaincre la corruption, une voie durable pour la transformation de l'Afrique" Cette démission pointe du doigt un phénomène qui semble ne pas reculer même au sein des instances chargées de le combattre. Malgré le discours politique engagé, les divers textes adoptés et les énormes ressources mobilisées, la corruption continue d'exister dans les Etats africains, comme si de rien n'était. Cet ouvrage présente les institutions anti-corruption mises en place au Niger, puis met l'accent sur les obstacles essentiellement politiques qui freinent leur pleine efficacité. Les avancées véritables dans la lutte contre la pandémie seront proportionnelles à l'amélioration de la gouvernance.
L'histoire du nord Cameroun est écrite par les agresseurs culturels, assumée par quelques intellectuels considérés comme spécialistes du nord Cameroun. Elle est biaisée, voire fallacieuse, essentiellement inspirée par une lecture apologétique des matrices culturelles des conquérants peuls au détriment des dominés. Comme l'auteur en apporte les preuves dans cet essai, il s'agit d'une falsification de l'histoire, à l'exemple des vieux clichés hégéliens sur l'Afrique. Ainsi peut-on comprendre de cet ouvrage que l'impérialisme culturel a pour but de modifier les modes de vie des populations agressées culturellement, pour les assimiler aux murs des agresseurs. Ce qui préoccupait les administrateurs coloniaux, c'était l'assimilation des "indigènes" . Cette assimilation se poursuivra après l'accession du Cameroun à l'indépendance et l'islamisation, ou plus précisément la foulbéisation des chefferies animistes.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.