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Football, religion et politique en Afrique. Sociologie du football africain
Oumarou Tado ; Chazaud Pierre ; Callède Jean-Paul
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782296112506
L'ouvrage analyse la place des croyances religieuses et des systèmes d'organisation du football populaire ou semi-professionnel en Afrique. L'objectif est de souligner les différences de pratiques sociales du football par rapport à l'Europe en tenant compte des héritages de l'histoire coloniale et des multiples cultures ethniques. Le livre décrit dans une première partie les diverses formes d'un football populaire souvent autogéré au niveau d'un quartier ou d'un village. L'organisation d'un match de football dans les quartiers pauvres de Dakar ou de Yaoundé hors d'un calendrier fédéral devient ainsi l'expression de solidarités multiples. Les femmes y ont acquis un rôle important en s'impliquant dans l'approvisionnement des équipes, dans l'accompagnement des supporters par la danse, la musique ou encore dans le financement des rencontres sportives, grâce à un système original de prêt, issu d'une survivance des tontines. La deuxième partie décrit les différents modèles de gestion de type ethnique, communautaire, présidentiel, européanisé. Il souligne les techniques de mobilisation des entraîneurs, le poids des rituels d'avant matches (bains, bénédictions, transes, exil dans la forêt...), l'interférence de la bureaucratie fédérale, des élus, des notables, des " anciens ", des sorciers ou des marabouts dans la sélection des joueurs ou le management des clubs. Ce livre donne des clefs pour comprendre de l'intérieur le fonctionnement masqué des sociétés africaines à partir de l'analyse du sport le plus populaire. Il replace aussi un football très médiatisé et formaté par l'industrie télévisuelle dans un contexte général de grande pauvreté où les hommes politiques utilisent un nationalisme sportif, souvent refoulé depuis les mouvements d'indépendance pour affirmer des identités noires africaines ou islamo-arabes.
L'identité culturelle guiziga au Nord Cameroun s'est heurtée à des répressions identitaires et politiques dont la gravité est jusqu'ici inconnue. Les raids djihadistes et impérialistes, voilés sous le prétexte fallacieux d'une histoire socioculturelle au coeur de relations internationales à tendances coloniales, recèlent une idéologie de façade qui fausse la compréhension plus ou moins objective de l'être guiziga. Cet essai fournit ainsi les repères historiques, sociologiques et anthropologiques pour une meilleure compréhension de l'histoire de l'humanité dans le Grand Nord du Cameroun en général et des Guiziga en particulier.
Communication ou différend constitue une étude comparative entre le paradigme communicationnel de Habermas et celui de Lyotard. II s'agit, à travers le présent ouvrage, de questionner la validité de ces démarches dans la perspective de la réalisation de l'entente entre citoyens. La théorie argumentative habermassienne, centrée sur l'universalité de la raison, postule la possibilité d'une entente consensuelle par le truchement de l'argumentation. Lyotard, pour sa part, se propose d'explorer la sensibilité afin de fonder une approche communicationnelle qui puisse rendre justice à la dimension individuelle.
Le marabout en Afrique de l'ouest est une figure essentielle de l'Islam noir des confréries soufies. Pour beaucoup d'Européens, il est un objet de dérision. A l'occasion d'une visite chez un grand marabout du Niger, personnage central du livre, les deux protagonistes de ces lettres engageront un débat sur leurs propres valeurs éthiques, culturelles et spirituelles. Le premier est musulman, adepte soufi, hydraulicien formé à l'anthropologie. Observateur sans concession du second, il est l'auteur des douze lettres, toutes destinées à son maître soufi. Le second, sujet de l'observation, est un coopérant français au Niger pour la Banque Mondiale. Professionnel du développement, catholique sécularisé, il est un adepte forcené du doute cartésien. Formé aux sciences humaines, il ne peut néanmoins s'empêcher d'être en proie à une forme de doute existentiel. Les deux auteurs de ce livre sont d'accord pour pratiquer allègrement et au quotidien la mauvaise foi, la dérision et l'amitié. Au moment où l'on nous annonce la guerre des civilisations en écho à la fin de l'histoire dans l'ultralibéralisme et où nous sommes face aux certitudes tragiques, occidentales et orientales, de tous les boutefeux criminels d'une nouvelle guerre des religions du bien contre le mal, ces dialogues presque socratiques, perdus sur les rivages du Sahel, sont une fenêtre ouverte sur l'universalité et un appel à la fraternité.
L'instinct inventif est en chacun de nous et nous nous en servons quotidiennement à différents degrés pour résoudre nos problèmes quotidiens de survie. Cet instinct inventif n'est rien d'autre que la raison ou le bon sens dont Descartes dit qu'il est "la chose du monde la mieux partagée". Mais très tôt, beaucoup de gens ont tué volontairement ou involontairement ce génie. Ils sont tombés dans la catégorie de ceux que nous appelons ici le parasite moderne. Le rapport du parasite à l'inventeur est un problème, notamment en termes d'éducation, de morale, de communication, de santé, de religion, etc. Car le cercle vicieux dans lequel se sont inscrits l'inventeur et le parasite de notre temps apparaît préjudiciable à l'un et à l'autre. Les techniques de codification des inventions aujourd'hui inquiètent plus qu'elles ne rassurent dans la coopération des Etats et de la société des savants. Pourtant, les inventions sont le patrimoine de l'humanité en raison des bienfaits qu'elles apportent à tout homme. Cet essai est un appel audacieux autour du projet de société que nous proposons.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !