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Hors des chemins qui ne mènent nulle part. Ou comment sortir, libre, de la non philosophie
Oulahbib Lucien-Samir
L'HARMATTAN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782343017457
Des poncifs continuent d'être enseignés avec grandiloquence dans l'Université française (et les classes secondaires) comme par exemple le terme de "domination" rendu synonyme à celui de la liberté devenue par ce fait de plus en plus suspecte (surtout lorsqu'elle est économique, philosophique). Or, la liberté n'est autre que le fait de "dominer" son sujet ou son objet au sens de le maîtriser, d'y exceller, librement. Sans nécessairement écraser autrui. De même, un terme comme "la vérité" a été écarté au profit des "points de vue" alors qu'il s'agit bien, par exemple en justice, de "chercher la vérité" dans telle ou telle affaire. Le fait qu'elle se singularise ne veut donc pas signifier qu'elle ne soit qu'un point de vue imposé par une "domination" mais qu'il s'agit à chaque fois de cette vérité, là, et non d'une autre. Or, notre époque prétend se passer de cette précision, et de la confrontation enrichissante qu'elle apporte à chaque éclaircissement (comme le disait Malebranche) au profit d'une mise au vote en quelque sorte de ce qu'il en "est" du réel. Les valeurs ne sont plus que des normes qui elles-mêmes ne sont que des opinions, et dire le contraire est désormais considéré comme "phobique". Ce qui implique que le réel n'est plus du tout saisissable objectivement ; il s'efface au profit de sa reconstitution idéologique durcie en chemin qui ne mène nulle part c'est-à-dire le nihilisme qui bascule ensuite en son contraire : l'absolutisme ou l'ordre totalitaire du philosophiquement correct. Nous y sommes. Il est temps de s'en libérer.
Revenir à l'œuvre de Pierre Janet veut précisément combler une demande qui ne semble pas trouver les réponses à des questions peu étudiées par la psychanalyse freudienne : par exemple ce qui déclenche un sentiment, sa signification pour la conscience qui s'en saisit, ce qui s'en déduit comme conduite à chaque instant, en quoi l'adhésion la renforce jusqu'à devenir croyance inamovible et dont le dérèglement rend si dépressif, fatigué, bref, autant d'observations qui n'étaient guère étrangères à l'analyse de ce que Pierre Janet nommait la conduite sociale, autrement dit l'intrication entre morale et politique... Une redécouverte de ce savant est récurrente dans le monde entier, en particulier au Japon, en Allemagne, au Canada, en Hollande, en Russie, aux USA, et, aujourd'hui, en France.
La Liberté démocratique est-elle la forme la plus universelle, aujourd'hui, du Politique ? Oui. En théorie. Et aussi en pratique. Puisque tous les pays, groupes et individus qui l'adoptent, s'en trouvent mieux. Même si ce dernier qualitatif est infiniment perfectible puisqu'il sera toujours question de lutter contre les excès de puissance et les tricheurs. C'est un fait. Banal ? Pas tant que cela. Puisque certains prétendent par exemple que l'état actuel de non développement de divers pays africains, nord africains, sud américains, orientaux, moyen-orientaux, serait le seul fruit de la colonisation alors que près de cinquante ans les en sépare désormais et qu'il n'est jamais pris en compte la responsabilité du régime politique adopté par la suite, régime qui, en réalité, s'avère avoir été la cause majeure, de la persistance du non développement... Or, un meilleur régime peut faire la différence articulant modernité et affinement au lieu de les opposer. Comment ? En articulant prospérité et justice pour toutes et tous. Car il n'y a pas d'opposition de principe entre liberté politique et liberté économique, à partir du moment où le politique joue son rôle non seulement d'arbitre mais aussi de leader, d'innovateur, de défenseur du qualitatif. C'est ce qui sera discuté, ici, sous le vocable de néomodernité.
L'ensemble des auteurs étudiés ici - Bataille, Blanchot, Foucault, Derrida, Deleuze, Lyotard, Baudrillard, Bourdieu - seront dits " nihilistes antirationalistes " parce qu'ils cherchent à empêcher que l'on puisse appréhender le monde, y compris dans ses dimensions critiques et pratiques. Ils croient ainsi pouvoir éviter la transformation de l'appréhension en puissance de possession et en domination de l'homme sur l'homme alors qu'au contraire ils n'empêchent en aucune manière l'hégémonisme et l'affairisme de mettre en danger la Terre, bien heureux d'avoir le rien en face d'eux. Ce n'est donc pas au sein de celui-là qu'il sera possible de forger les outils permettant de se hisser à hauteur de jeu et de conjurer l'extrême péril atteint par la volonté de puissance non maîtrisée et les effets agrégatifs des nuisances (in)volontaires. Même si la vulgate du prêt à penser dit le contraire.
Le vivre humain, par sa seule existence, déploie d'emblée une direction. Celle de pouvoir créer du réel en plus, qui consiste par exemple à nommer le monde, mais aussi à le transformer à l'intérieur et à l'extérieur de soi. Ce pouvoir, c'est la liberté. Nous avancerons que la vie, surtout dans la dimension humaine, développe son déploiement lorsqu'elle renforce le sens de l'émancipation vers l'affinement, ou la liberté en son optimum, au lieu de seulement l'orienter vers le déploiement de puissance, ou vers l'amenuisement et l'effondrement. L'enjeu de ce livre (qui développe une conférence faite devant le Groupe d'Etudes et de Recherches Epistémologiques animé par Angèle Kremer-Marietti à la Maison d'Auguste Comte et plusieurs articles parus dans les revues en ligne Dogma et Esprit Critique) consiste à évaluer qualitativement le déploiement de puissance en considérant que si toute émancipation y participe, la liberté ne se réduit pas à elle. Parce qu'il y va de son affinement, de son développement. Les statistiques sont insuffisantes pour saisir ce qui prime quant au bien-être au-delà de la forme qu'il prend. La transformation en orientation qualitative cherche précisément à se dépasser, à articuler transformation et élévation, au lieu d'être seulement un outil pour croître quantitativement et s'afficher uniquement comme conservation négative de soi qui impose son monde humain, trop humain, comme le seul possible.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.