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Les métamorphoses du modernisme. De HD à Robert Duncan : vers une poétique de la relation
Oudart Clément
SORBONNE PSN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782878545104
Quelles relations la poésie américaine de l'après-guerre entretient-elle avec celle du premier modernisme ? Comment écrire parmi les ruines des grands projets d'Ezra Pound, de T-S Eliot et de Williams Carlos Williams ? Partant d'une critique de la rhétorique de la rupture, ce livre explore l'histoire et le fonctionnement de la poésie moderniste américaine par le biais de la relation. Son parcours suit une ligne sinueuse qui relie H-D (1886-1961) à Robert Duncan (1919-1988). Loin de les envisager comme les deux oeuvres-limites d'un nouveau canon, cette étude a pour point focal The H-D Book de Robert Duncan, vaste chantier (auto)biographique dont la publication est en cours. Utopique et multiple, la relation permet de lire le modernisme selon un mode nouveau, où une conception individuelle de l'invention fait place à une éthique de l'écriture. Fondée sur des échanges poétiques et épistolaires publiés et inédits, cette aventure passe par Eliot, Pound, Williams, Levertov et Oison, mais aussi par Mallarmé, Bergson, James, Deleuze, Meschonnic et Glissant.
Cet ouvrage fait suite à une réflexion sur la "République digne" , dans la perspective d'une élection présidentielle. Il intègre les changements survenus dans l'opinion publique française depuis 2016, par rapport aux divers pouvoirs économiques, sociaux et politiques, sensibles notamment dans les mouvements de grève et celui dit "des gilets jaunes" . Il suggère également de nouvelles pistes d'action visant à relancer la démocratie dans notre pays, particulièrement en rebâtissant la géographie de la France.
Le Principat Médiéval constitue le thème de ce livre dans lequel les auteurs ont voulu rassembler des éléments neufs sur cette question magistralement éclairée par Oliver Guillot et Karl Ferdinand Werner (;). Le premier a montré que la royauté franque a revêtu durant le haut Moyen Age les traits essentiels du principat romain chrétien ; le second a souligné le rôle politique que les princes ont joué à côté du roi dans le monde franc et sa périphérie du VIIe au XIIIe siècle. Ces deux savants ont ainsi ouvert une perspective de recherche centrée non plus sur la principauté mais sur le principat. Ce livre veut leur rendre hommage. Son champ chronologique va de l'époque romaine à la fin du _Moyen Age dans un espace qui couvre une large part de l'Empire romain ainsi que ses marges celtiques et scandinaves. Dans ce cadre, les auteurs ont cherché à savoir si l'institution du principat fondée par Auguste a, dans ses traits fondamentaux, traversé les siècles. Ils ont aussi posé la question de la nature du principat médiéval. Le principe antique selon lequel le gouvernement du prince doit rechercher l'utilité commune est-il admis durant l'époque médiévale ? Le prince exerce-t-il alors une puissance en imposant sa volonté ou son peuple qui lui obéit reconnaît-il son autorité comme légitime ? Quatre voies d'analyse ont été retenues : l'idéal du bon prince et des rapports de ce gouvernant aux lois ; l'exercice et la pratique du pouvoir ; la contestation par ses sujets du prince maladroit ou immoral ; enfin la diffusion du modèle romain de gouvernement qu'est le principat. L'importance politique du principat, que la recherche contemporaine tient désormais pour essentielle, justifie ce livre.
Cet essai vise à mobiliser l'opinion publique, à réveiller les consciences, à pousser à l'action collective dans des domaines qui concernent tous les citoyens. De l'égalité à la fraternité républicaine, de l'école à l'économie, de la procréation à la santé pour tous, du travail mieux partagé à la réforme territoriale, l'entreprise "France" a besoin d'ouvriers compétents, de dialogues incessants et de décisions claires pour une démocratie plus largement participative. Bref, un panorama concis des problèmes du moment.
La crise sanitaire a aggravé les difficultés familiales, entraînant une hausse des ruptures, surtout dans les foyers fragiles. En France, l'âge moyen de l'indépendance est de 27 ans, alors que la protection de l'enfance s'arrête à 18 ans, ce qui crée une période de vulnérabilité pour de nombreux jeunes. Malgré la reconnaissance gouvernementale de cette injustice, la précarité reste une réalité pour beaucoup, avec 40% des SDF de moins de 25 ans issus de l'Aide Sociale à l'Enfance. Anaïs Oudart s'est concentrée sur les jeunes femmes de 18 à 25 ans ayant vécu des ruptures familiales. Elle a voulu témoigner de leurs difficultés à s'installer dans la vie adulte, souvent marquées par l'insécurité du logement et l'absence de soutien. Certaines parviennent à surmonter ces obstacles, s'orientant vers la protection de l'enfance. Oudart a créé une série de portraits qui reflètent ces enfances chaotiques. En 2022, elle a collaboré avec sept organisations d'aide à l'enfance et d'hébergement d'urgence pour rencontrer ces femmes à travers la France. Elle les a laissées choisir le lieu et la façon dont elles voulaient être représentées, en soulignant leur force et leur résilience. Son travail rend hommage à ces femmes, le chiffre 17 étant une référence à l'âge critique de nombreux cas de rupture. La crise sanitaire a exacerbé les difficultés familiales, notamment chez les adolescents de foyers fragiles, conduisant à plus de ruptures. En France, alors que l'autonomie se fait généralement à 23 ans et l'emploi stable à 27 ans, la protection de l'enfance s'arrête à 18 ans. Cette lacune laisse de nombreux jeunes dans la précarité, parmi eux 40% des SDF de moins de 25 ans. Anaïs Oudart a choisi de mettre en lumière les jeunes femmes ayant vécu ces ruptures, témoignant de leur lutte pour s'établir seules. En 2022, elle a collaboré avec sept structures d'aide à l'enfance pour créer des portraits intimes de ces femmes, révélant leur résilience face à l'adversité. Cette série a été réalisée dans le cadre de la grande commande photographique du Ministère de la Culture, pilotée par la Bibliothèque nationale de France, intitulée "Radioscopie de la France, regards sur un pays traversé par la crise sanitaire". Expositions - Château d'eau, Toulouse en novembre/décembre 2023. - Mairie du 10e à Paris du 15 janvier au 28 février 2024
Bien que la question féminine soit un thème actuellement très débattu dans divers domaines scientifiques, Marginalités au féminin dans le monde lusophone est le premier ouvrage publié en France entièrement consacré à la question de la marginalité de la femme dans les différents pays de langue portugaise à divers moments de leur histoire. Ce volume réunit vingt-trois études d'universitaires renommés, français et étrangers, et couvre les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales ainsi que des beaux-arts sur une période qui s'étend du XVIe au XXIe siècles. Visant un vaste lectorat, pas uniquement universitaire, Marginalités au féminin dans le monde lusophone a été élaboré sous la direction de Maria Cristina Pais Simon.
Résumé : Ecrire la muséologie, c'est pouvoir la raconter, la discuter, la faire évoluer, mais surtout la penser, s'interroger sur la manière dont le champ muséal se développe et se transforme. Cet ouvrage présente, pour la première fois, les principaux acteurs et domaines de recherche liés à la muséologie, ses méthodes (constitution de corpus, enquêtes, analyses expographiques) et les modes de communication généraux (articles, mémoires, monographies) ou spécifiques (expositions) qui lui sont associés. Il constitue un outil indispensable pour réaliser un mémoire ou une thèse en muséologie. Il s'adresse donc aux étudiants comme aux professionnels désireux de mieux comprendre la manière dont la recherche structure l'activité et l'évolution des musées.
Linguistique anglaise et oralité : vers une approche intégrée émane du travail collectif du réseau informel OSLiA (Oral spontané et linguistique anglaise). L'ouvrage fédère les approches de linguistes oralistes animés par un même questionnement : selon quelles modalités appréhender l'oral pour l'analyser ? Ce n'est pas un intérêt pour le matériau sonore analysé pour lui-même (réalisations phonétiques fines) qui rassemble les auteurs, mais plutôt une réflexion sur la composante phonique comme partie intégrante de la construction du sens et de la structuration du discours en oral spontané. L'ouvrage s'inscrit tout d'abord dans une filiation méthodologique issue de la linguistique énonciative. Dans un second temps, il rend compte de la structuration et de l'agencement discursifs à l'oral comme enjeux pour faire sens du flot continu de la langue. Enfin, l'ouvrage met en lumière l'interface entre construction du sens et prosodie.
Il faut lire Hélène Cixous sur le mode de l'entente. L'entente c'est la rencontre de l'oeuvre de l'autre (écrite, peinte, dessinée) suscitant une lecture, une écoute et une mise en état de réponse qui ouvre et relance l'appel de l'oeuvre. C'est à l'éclat de ce mot - entente - que l'on mesure combien Hélène Cixous compte aujourd'hui parmi les écrivains dont l'oeuvre transforme le plus fondamentalement la pensée et la poétique de la relation entre les arts visuels et l'écriture. Cette écoute radicale des mots, des langues, des autres (écrivains, penseurs et artistes) et jusqu'à soi en tant qu'autre est en effet présente depuis les débuts de l'oeuvre foisonnante et sans cesse renouvelée d'Hélène Cixous. Or, écrire l'entente est aussi un "ouï-dire". C'est sonder l'expérience autant que la pensée de l'écriture telle qu'elle se joue dans le face-à-face toujours contemporain avec l'oeuvre de l'autre, qu'il s'agisse de collaborations récentes (Chevska, Alechinsky, Hantaï, Tuymans, Abdessemed), de dialogues en cours (Derrida, Jeannet, Wajsbrot) ou de la lecture d'oeuvres anciennes (Ovide, Dante, Rembrandt, Goya, Joyce, Mandelstam, Lispector, Celan, Genet) Examinant la notion de l'entente - et donc, avec elle, ses équivoques : la mésentente, l'accord et le dissensus, le partage et la persécution, la communauté et ses désaveux, la co-vivance, le rapport du texte à l'image et à l'oreille - cet ouvrage est l'occasion d'un dialogue entre philosophes, poètes, artistes et chercheurs, qui ouvrent ici "l'entente" à une diversité d'approches poétiques, philosophiques, historiques, politiques, voire juridiques, permettant de réfléchir sur une tension toujours à l'oeuvre dans les écrits d'Hélène Cixous.