Le Principat Médiéval constitue le thème de ce livre dans lequel les auteurs ont voulu rassembler des éléments neufs sur cette question magistralement éclairée par Oliver Guillot et Karl Ferdinand Werner (;). Le premier a montré que la royauté franque a revêtu durant le haut Moyen Age les traits essentiels du principat romain chrétien ; le second a souligné le rôle politique que les princes ont joué à côté du roi dans le monde franc et sa périphérie du VIIe au XIIIe siècle. Ces deux savants ont ainsi ouvert une perspective de recherche centrée non plus sur la principauté mais sur le principat. Ce livre veut leur rendre hommage. Son champ chronologique va de l'époque romaine à la fin du _Moyen Age dans un espace qui couvre une large part de l'Empire romain ainsi que ses marges celtiques et scandinaves. Dans ce cadre, les auteurs ont cherché à savoir si l'institution du principat fondée par Auguste a, dans ses traits fondamentaux, traversé les siècles. Ils ont aussi posé la question de la nature du principat médiéval. Le principe antique selon lequel le gouvernement du prince doit rechercher l'utilité commune est-il admis durant l'époque médiévale ? Le prince exerce-t-il alors une puissance en imposant sa volonté ou son peuple qui lui obéit reconnaît-il son autorité comme légitime ? Quatre voies d'analyse ont été retenues : l'idéal du bon prince et des rapports de ce gouvernant aux lois ; l'exercice et la pratique du pouvoir ; la contestation par ses sujets du prince maladroit ou immoral ; enfin la diffusion du modèle romain de gouvernement qu'est le principat. L'importance politique du principat, que la recherche contemporaine tient désormais pour essentielle, justifie ce livre.
Cet essai vise à mobiliser l'opinion publique, à réveiller les consciences, à pousser à l'action collective dans des domaines qui concernent tous les citoyens. De l'égalité à la fraternité républicaine, de l'école à l'économie, de la procréation à la santé pour tous, du travail mieux partagé à la réforme territoriale, l'entreprise "France" a besoin d'ouvriers compétents, de dialogues incessants et de décisions claires pour une démocratie plus largement participative. Bref, un panorama concis des problèmes du moment.
En Rupture de Cigarettes L'auteur nous propose à travers cet ouvrage de répondre à ces deux questions simples : Pourquoi et Comment arrêter de Fumer ? Il nous livre son expérience et un autre regard sur la société. Dans sa vision, le fumeur est sous influence du monde extérieur depuis sa première cigarette et explique pourquoi les blocages internes réduisent les chances d'un arrêt. Ce livre est un dialogue avec le lecteur, construit pour être compris par un enfant de 7 ans (en hypnose c'est censé être l'âge de notre inconscient). Les idées sont simples, les images fortes.
La crise sanitaire a aggravé les difficultés familiales, entraînant une hausse des ruptures, surtout dans les foyers fragiles. En France, l'âge moyen de l'indépendance est de 27 ans, alors que la protection de l'enfance s'arrête à 18 ans, ce qui crée une période de vulnérabilité pour de nombreux jeunes. Malgré la reconnaissance gouvernementale de cette injustice, la précarité reste une réalité pour beaucoup, avec 40% des SDF de moins de 25 ans issus de l'Aide Sociale à l'Enfance. Anaïs Oudart s'est concentrée sur les jeunes femmes de 18 à 25 ans ayant vécu des ruptures familiales. Elle a voulu témoigner de leurs difficultés à s'installer dans la vie adulte, souvent marquées par l'insécurité du logement et l'absence de soutien. Certaines parviennent à surmonter ces obstacles, s'orientant vers la protection de l'enfance. Oudart a créé une série de portraits qui reflètent ces enfances chaotiques. En 2022, elle a collaboré avec sept organisations d'aide à l'enfance et d'hébergement d'urgence pour rencontrer ces femmes à travers la France. Elle les a laissées choisir le lieu et la façon dont elles voulaient être représentées, en soulignant leur force et leur résilience. Son travail rend hommage à ces femmes, le chiffre 17 étant une référence à l'âge critique de nombreux cas de rupture. La crise sanitaire a exacerbé les difficultés familiales, notamment chez les adolescents de foyers fragiles, conduisant à plus de ruptures. En France, alors que l'autonomie se fait généralement à 23 ans et l'emploi stable à 27 ans, la protection de l'enfance s'arrête à 18 ans. Cette lacune laisse de nombreux jeunes dans la précarité, parmi eux 40% des SDF de moins de 25 ans. Anaïs Oudart a choisi de mettre en lumière les jeunes femmes ayant vécu ces ruptures, témoignant de leur lutte pour s'établir seules. En 2022, elle a collaboré avec sept structures d'aide à l'enfance pour créer des portraits intimes de ces femmes, révélant leur résilience face à l'adversité. Cette série a été réalisée dans le cadre de la grande commande photographique du Ministère de la Culture, pilotée par la Bibliothèque nationale de France, intitulée "Radioscopie de la France, regards sur un pays traversé par la crise sanitaire". Expositions - Château d'eau, Toulouse en novembre/décembre 2023. - Mairie du 10e à Paris du 15 janvier au 28 février 2024
Quelles relations la poésie américaine de l'après-guerre entretient-elle avec celle du premier modernisme ? Comment écrire parmi les ruines des grands projets d'Ezra Pound, de T-S Eliot et de Williams Carlos Williams ? Partant d'une critique de la rhétorique de la rupture, ce livre explore l'histoire et le fonctionnement de la poésie moderniste américaine par le biais de la relation. Son parcours suit une ligne sinueuse qui relie H-D (1886-1961) à Robert Duncan (1919-1988). Loin de les envisager comme les deux oeuvres-limites d'un nouveau canon, cette étude a pour point focal The H-D Book de Robert Duncan, vaste chantier (auto)biographique dont la publication est en cours. Utopique et multiple, la relation permet de lire le modernisme selon un mode nouveau, où une conception individuelle de l'invention fait place à une éthique de l'écriture. Fondée sur des échanges poétiques et épistolaires publiés et inédits, cette aventure passe par Eliot, Pound, Williams, Levertov et Oison, mais aussi par Mallarmé, Bergson, James, Deleuze, Meschonnic et Glissant.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.