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L'androgyne en littérature
Ouardi Hela ; Monneyron Frédéric
EUD
24,99 €
Épuisé
EAN :9782915611380
Figure polymorphe, l'androgyne invite à des interprétations sans cesse renouvelées. De la figure mythique des cosmogonies anciennes à l'instance psychique des psychologies contemporaines, le spectre des possibles est des plus ouverts. L'androgyne est devenu concept d'analyse mouvant mais en même temps opératoire. Il n'est plus seulement un mythe critique de la doctrine psychanalytique elle-même, ni même un concept critique comme on pouvait être tenté de l'interpréter dans une optique plus littéraire, mais une voie d'approche de la production littéraire dans son ensemble. Prenant appui sur des considérations théoriques - psychanalytiques, mythologiques et poétiques -, cet ouvrage invite à reconsidérer la question de l'androgyne à travers des auteurs attendus (Balzac, V. Woolf, C. Louis-Combet) mais aussi des écrivains moins prévisibles (Scarron, Queneau, I. Eberhardt), empruntés au domaine français autant qu'a la littérature du Maghreb. A travers ce voyage dans les textes, on éprouve la fascination des écrivains pour un autre régime de l'identité, qui ne contraint pas à choisir (être un homme ou une femme) et autorise les contraires à coexister."
Résumé : Dans les deux premiers volumes du triptyque des Califes maudits, Hela Ouardi nous avait fait revivre l'élection mouvementée du premier calife, Abû Bakr, et sa guerre totale contre les tribus arabes révoltées. Ce troisième et dernier volume nous plonge dans une véritable enquête policière, où se mêlent tout autant le politique et le religieux : le deuxième calife, 'Umar, est assassiné en pleine mosquée, mais personne n'a rien vu. L'assassin, un esclave perse, s'est, dit-on, donné la mort sitôt capturé - ou peut-être a-t-on voulu le faire taire. Fidèle à sa méthode, Hela Ouardi confronte les différentes sources premières de la tradition musulmane pour reconstituer la contre-histoire que le récit officiel s'attache à occulter sans l'effacer totalement. Une affaire politico-religieuse passionnante, qui s'avère décisive pour l'histoire de l'islam jusqu'à nos jours. Hela Ouardi est professeure de littérature et de civilisation françaises à l'université de Tunis. Son dernier ouvrage, Muhammad, biographie intime, est paru aux éditions Albin Michel.
Résumé : Les Califes maudits est un cycle de cinq récits historiques qui reconstituent les règnes des quatre successeurs du Prophète Muhammad. Qualifiés de califes "bien guidés" par la tradition apologétique, ils n'ont cessé en réalité de s'entredéchirer, et ont tous connu une mort violente. Le premier volume, La Déchirure, publié au printemps dernier, nous faisait revivre comme une tragédie grecque la confrontation acharnée des prétendants au califat, et la malédiction proférée contre eux par Fatima, la fille du Prophète, dépossédée de son héritage. Ce deuxième volume nous entraîne, après le coup d'Etat d'Abou Bakr, dans ce que l'on a appelé les "guerres d'apostasie" , la religion étant alors instrumentalisée dans les luttes meurtrières pour le pouvoir. C'est un baptême de sang que va connaître le Califat : les musulmans vont s'entretuer par milliers, dans une violence fondatrice dont les répliques se ressentent jusqu'à aujourd'hui...
Résumé : L'imaginaire musulman, en particulier salafiste, a tendance à présenter le règne des quatre premiers successeurs de Muhammad, celui des "califes bien guidés", comme un temps idyllique. Or les textes les plus anciens révèlent une toute autre réalité : celle d'une déchirure précoce avant même que le Prophète soit porté en terre. Ses plus proches Compagnons rivalisèrent alors de trahisons, de pactes secrets, de corruption et de menaces de mort pour s'emparer du pouvoir. Voici l'histoire stupéfiante des Califes maudits, dont ce premier volume révèle les enjeux et les acteurs. Fidèle à la méthode déployée dans Les Derniers Jours de Muhammad, Hela Ouardi est allée fouiller dans les replis des sources les plus classiques - mais en réalité très peu consultées - pour reconstituer cette histoire secrète. Les protagonistes sont tous des figures majeures de l'islam naissant : Abû Bakr, le plus proche Compagnon, 'Umar, son second impétueux et violent, 'Alî, le gendre bien-aimé, Fâtima, la fille chérie au destin funeste, qui lancera une terrible malédiction à ses spoliateurs, les futurs premiers califes. Entre tous ces personnages hauts en couleur se noue une véritable tragédie grecque aux conséquences durables. Car au-delà des querelles de personnes, c'est bien le destin de l'islam et, par conséquent, du monde entier qui se joue.
Quel art, quelle action politique possibles dans une société vouée au marché? À cette double question, certains artistes et activistes répondent d'un pas de côté: en dehors des disciplines instituées et des routines protestataires, ils inventent des manières d'agir et de créer qui se nouent à l'articulation de la vie, de la performance, de la fête et du jeu. De même que le queer pose l'existence d'un troisième genre par delà féminin et masculin, de même l'artivisme suggère qu'il existe un troisième terme entre esthétique et politique. C'est l'art festif des collectifs décidés à réenchanter la vie, l'utopie des squats et des zones d'autonomie temporaire, la fronde libertaire des hackers et artistes du Net. Ce sont les détournements du Critical Art Ensemble, de Banksy et du Billboard Liberation Front, les sabotages joyeux de la guérilla pâtissière et des Yes Men, les infiltrations de JR, les performances de Steven Cohen ou Oreet Ashery, les prêches de Reverend Billy... Toutes ces pratiques, dont l'enjeu est d'opposer l'imagination et la créativité à l'ennui, la liberté d'action à la surveillance généralisée, la révolte collective au repli individuel, s'inscrivent dans une galaxie sans frontières...
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.