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Les califes maudits Tome 3 : Meurtre à la mosquée
Ouardi Hela
ALBIN MICHEL
9,95 €
Épuisé
EAN :9782226500335
Dans les deux premiers volumes du triptyque des Califes maudits, Hela Ouardi nous avait fait revivre l'élection mouvementée du premier calife, Abû Bakr, et sa guerre totale contre les tribus arabes révoltées. Ce troisième et dernier volume nous plonge dans une véritable enquête policière, où se mêlent tout autant le politique et le religieux : le deuxième calife, 'Umar, est assassiné en pleine mosquée, mais personne n'a rien vu. L'assassin, un esclave perse, s'est, dit-on, donné la mort sitôt capturé - ou peut-être a-t-on voulu le faire taire. Fidèle à sa méthode, Hela Ouardi confronte les différentes sources premières de la tradition musulmane pour reconstituer la contre-histoire que le récit officiel s'attache à occulter sans l'effacer totalement. Une affaire politico-religieuse passionnante, qui s'avère décisive pour l'histoire de l'islam jusqu'à nos jours. Hela Ouardi est professeure de littérature et de civilisation françaises à l'université de Tunis. Son dernier ouvrage, Muhammad, biographie intime, est paru aux éditions Albin Michel.
Bourdeau Vincent ; Ouardi Samira ; Rennes Juliette
La décolonisation est une entreprise globale. Il ne suffit pas d?avoir obtenu la souveraineté pour en avoir fini avec la colonisation. Il existe des effets de domination qui perdurent malgré la fin des colonies. Ils ne relèvent donc plus du colonialisme à proprement parler, mais d?un héritage colonial multiforme, que certains appellent la colonialité du pouvoir et du savoir. Parce que la colonialité demeure encore dans les formes dominantes du savoir et de la création culturelle, dans les imaginaires, la fabrication d?images médiatiques, la décolonisation reste inachevée. La mise en évidence de ces effets de domination, entamée depuis longtemps, constitue déjà une forme d?émancipation par la critique. Elle ne suffit pas. Les postcolonial studies ont dérangé les cadres dans lesquels les connaissances peuvent à la fois s?élaborer et s?exprimer. Il existe aussi des démarches critiques plus proactives qui consistent à renouer avec des savoirs dominés, des savoirs « indigènes », en les mettant en valeur sans les fétichiser, en les adaptant par le dialogue critique aux besoins contemporains de l?émancipation sociale. Nous souhaitons ici offrir aux lecteurs un échantillon contemporain de divers d?initiatives, venant de plusieurs régions du monde, afin de favoriser une plus grande transversalité des dialogues critiques. À propos d?eux mais sans eux: Race et étude des relations ethniques dans les universités néerlandaises, Kwame Nimako Réflexions sur Les Lumières et l?Empire, Ann Laura Stoler La décolonisation de la connaissance: un dialogue critique entre la vision postcoloniale de Frantz Fanon et de la sociologie postcoloniale de Boaventura de Sousa Santos, Ramón Grosfoguel Bilan critique du projet de recherches « épistémologies du Sud » du Centre de recherches sociales (CES) de Coimbra, Clemens Zobel La décolonisation des sciences sociales en Afrique centrale, Joseph Tonda Décoloniser les institutions, Seloua Luste Boulbina Décadence disciplinaire et décolonisation des savoirs, Lewis Gordon Dans le décor de l'invention du sauvage. Quelques remarques critiques, Lotte Arndt Haïti: du savoir de l?autre à la construction de soi, Jean-Waddimir Gustinville Expropriations, récupérations et réinventions des savoirs sur « soi »: Luttes sociales et subjectivations politiques en Amérique latine, Ricardo Penafiel Quelques conditions épistémologiques de la modernité politique, Rada Ivekovic.
La descente aux enfers de Touda, une jeune paysanne du sud-est marocain qui, d'épreuve en épreuve, se trouve déchue dans la misère et la précarité. Un premier mariage raté, traumatisme, flétrissure, péripéties, sauvetage, rebondissements...
Médine, juin 632. Sous le soleil accablant de l'Arabie, le temps semble s'être arrêté : le Prophète de l'islam a rendu son dernier souffle. Autour de lui, les fidèles de la nouvelle religion tremblent à l'idée de la Fin du monde. Quelle est cette étrange maladie qui l'a terrassé ? Et pourquoi l'enterrement n'a-t-il pas lieu ?Au fil de ce récit au jour le jour de l'événement le plus mystérieux dans l'histoire de l'islam, Hela Ouardi, universitaire tunisienne, explore et confronte les sources sunnites et shiites les plus anciennes. Celles-ci nous révèlent un autre visage du Prophète : un homme menacé de toutes parts, affaibli par les rivalités internes et par les ennemis nés de ses conquêtes.Une reconstitution chronologique inédite, où Hela Ouardi oppose aux mémoires idéologisées le portrait d'un homme rendu à son historicité et à sa dimension tragique.
Résumé : Les Califes maudits est un cycle de cinq récits historiques qui reconstituent les règnes des quatre successeurs du Prophète Muhammad. Qualifiés de califes "bien guidés" par la tradition apologétique, ils n'ont cessé en réalité de s'entredéchirer, et ont tous connu une mort violente. Le premier volume, La Déchirure, publié au printemps dernier, nous faisait revivre comme une tragédie grecque la confrontation acharnée des prétendants au califat, et la malédiction proférée contre eux par Fatima, la fille du Prophète, dépossédée de son héritage. Ce deuxième volume nous entraîne, après le coup d'Etat d'Abou Bakr, dans ce que l'on a appelé les "guerres d'apostasie" , la religion étant alors instrumentalisée dans les luttes meurtrières pour le pouvoir. C'est un baptême de sang que va connaître le Califat : les musulmans vont s'entretuer par milliers, dans une violence fondatrice dont les répliques se ressentent jusqu'à aujourd'hui...
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.