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Les califes maudits Tome 1 : La déchirure
Ouardi Hela
ALBIN MICHEL
21,60 €
Épuisé
EAN :9782226441065
L'imaginaire musulman, en particulier salafiste, a tendance à présenter le règne des quatre premiers successeurs de Muhammad, celui des "califes bien guidés", comme un temps idyllique. Or les textes les plus anciens révèlent une toute autre réalité : celle d'une déchirure précoce avant même que le Prophète soit porté en terre. Ses plus proches Compagnons rivalisèrent alors de trahisons, de pactes secrets, de corruption et de menaces de mort pour s'emparer du pouvoir. Voici l'histoire stupéfiante des Califes maudits, dont ce premier volume révèle les enjeux et les acteurs. Fidèle à la méthode déployée dans Les Derniers Jours de Muhammad, Hela Ouardi est allée fouiller dans les replis des sources les plus classiques - mais en réalité très peu consultées - pour reconstituer cette histoire secrète. Les protagonistes sont tous des figures majeures de l'islam naissant : Abû Bakr, le plus proche Compagnon, 'Umar, son second impétueux et violent, 'Alî, le gendre bien-aimé, Fâtima, la fille chérie au destin funeste, qui lancera une terrible malédiction à ses spoliateurs, les futurs premiers califes. Entre tous ces personnages hauts en couleur se noue une véritable tragédie grecque aux conséquences durables. Car au-delà des querelles de personnes, c'est bien le destin de l'islam et, par conséquent, du monde entier qui se joue.
Médine, juin 632. Sous le soleil accablant de l'Arabie, le temps semble s'être arrêté : le Prophète de l'islam a rendu son dernier souffle. Autour de lui, les fidèles de la nouvelle religion tremblent à l'idée de la Fin du monde. Quelle est cette étrange maladie qui l'a terrassé ? Et pourquoi l'enterrement n'a-t-il pas lieu ?Au fil de ce récit au jour le jour de l'événement le plus mystérieux dans l'histoire de l'islam, Hela Ouardi, universitaire tunisienne, explore et confronte les sources sunnites et shiites les plus anciennes. Celles-ci nous révèlent un autre visage du Prophète : un homme menacé de toutes parts, affaibli par les rivalités internes et par les ennemis nés de ses conquêtes.Une reconstitution chronologique inédite, où Hela Ouardi oppose aux mémoires idéologisées le portrait d'un homme rendu à son historicité et à sa dimension tragique.
Si depuis une vingtaine d'années, l'islam occupe une place grandissante dans les sociétés occidentales et plus particulièrement dans les débats publics et politiques, sa présence dans le vieux continent n'est pas récente. Il existe entre eux une histoire d'amour et de haines, de guerres et de paix. Dès son apparition dans l'Antiquité tardive, il est déjà vu comme une rupture radicale dans sa représentation de Dieu, de l'homme et du monde. L'islam serait-il le prolongement de l'univers qui l'a vu naître, tribal et agité, et n'est-il pas finalement un obstacle à notre vivre ensemble ? Est-il une religion au même titre que le judaïsme et le christianisme ? Quelles sont ses ressources, ses concepts fondamentaux ? Est-il compatible avec la démocratie et les valeurs humanistes ? Dans un dialogue éclairé, Radouane Attiya de rendre compte des définitions de l'islam, perçu à la fois comme un système de croyances, une civilisation et une idéologie.
Quel art, quelle action politique possibles dans une société vouée au marché? À cette double question, certains artistes et activistes répondent d'un pas de côté: en dehors des disciplines instituées et des routines protestataires, ils inventent des manières d'agir et de créer qui se nouent à l'articulation de la vie, de la performance, de la fête et du jeu. De même que le queer pose l'existence d'un troisième genre par delà féminin et masculin, de même l'artivisme suggère qu'il existe un troisième terme entre esthétique et politique. C'est l'art festif des collectifs décidés à réenchanter la vie, l'utopie des squats et des zones d'autonomie temporaire, la fronde libertaire des hackers et artistes du Net. Ce sont les détournements du Critical Art Ensemble, de Banksy et du Billboard Liberation Front, les sabotages joyeux de la guérilla pâtissière et des Yes Men, les infiltrations de JR, les performances de Steven Cohen ou Oreet Ashery, les prêches de Reverend Billy... Toutes ces pratiques, dont l'enjeu est d'opposer l'imagination et la créativité à l'ennui, la liberté d'action à la surveillance généralisée, la révolte collective au repli individuel, s'inscrivent dans une galaxie sans frontières...
Bourdeau Vincent ; Ouardi Samira ; Rennes Juliette
La décolonisation est une entreprise globale. Il ne suffit pas d?avoir obtenu la souveraineté pour en avoir fini avec la colonisation. Il existe des effets de domination qui perdurent malgré la fin des colonies. Ils ne relèvent donc plus du colonialisme à proprement parler, mais d?un héritage colonial multiforme, que certains appellent la colonialité du pouvoir et du savoir. Parce que la colonialité demeure encore dans les formes dominantes du savoir et de la création culturelle, dans les imaginaires, la fabrication d?images médiatiques, la décolonisation reste inachevée. La mise en évidence de ces effets de domination, entamée depuis longtemps, constitue déjà une forme d?émancipation par la critique. Elle ne suffit pas. Les postcolonial studies ont dérangé les cadres dans lesquels les connaissances peuvent à la fois s?élaborer et s?exprimer. Il existe aussi des démarches critiques plus proactives qui consistent à renouer avec des savoirs dominés, des savoirs « indigènes », en les mettant en valeur sans les fétichiser, en les adaptant par le dialogue critique aux besoins contemporains de l?émancipation sociale. Nous souhaitons ici offrir aux lecteurs un échantillon contemporain de divers d?initiatives, venant de plusieurs régions du monde, afin de favoriser une plus grande transversalité des dialogues critiques. À propos d?eux mais sans eux: Race et étude des relations ethniques dans les universités néerlandaises, Kwame Nimako Réflexions sur Les Lumières et l?Empire, Ann Laura Stoler La décolonisation de la connaissance: un dialogue critique entre la vision postcoloniale de Frantz Fanon et de la sociologie postcoloniale de Boaventura de Sousa Santos, Ramón Grosfoguel Bilan critique du projet de recherches « épistémologies du Sud » du Centre de recherches sociales (CES) de Coimbra, Clemens Zobel La décolonisation des sciences sociales en Afrique centrale, Joseph Tonda Décoloniser les institutions, Seloua Luste Boulbina Décadence disciplinaire et décolonisation des savoirs, Lewis Gordon Dans le décor de l'invention du sauvage. Quelques remarques critiques, Lotte Arndt Haïti: du savoir de l?autre à la construction de soi, Jean-Waddimir Gustinville Expropriations, récupérations et réinventions des savoirs sur « soi »: Luttes sociales et subjectivations politiques en Amérique latine, Ricardo Penafiel Quelques conditions épistémologiques de la modernité politique, Rada Ivekovic.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin