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Aloïs, mon amour ! Journal d'Alzheimer
Othman Farhat
L'HARMATTAN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782343109237
Après avoir livré témoignage de l'Alzheimer de sa mère, complété par un essai sociologique détaillant la genèse de ce qu'il qualifie une soi-disant maladie, l'auteur dévoile ici le journal tenu pendant une douzaine d'années initiatiques d'accompagnement de cet Alzheimer devenu intime. Il n'est pas question ici uniquement du vieillissement cérébral problématique, ce qu'est vraiment l'Alzheimer, mais plus largement de la maladie psychosociologique, qualifiée d'Alzheimer politique, au sens étymologique du mot "polis", dont souffrent nos sociétés et le monde en une crise bien plus axiologique qu'économique. Ce journal est donc une chronique d'un monde fini, à la dérive et désorienté spatiotemporellement, ayant plus que jamais besoin d'une science du coeur pour le sauver, de l'amour qui est le seul salut de l'humanité de ce qui la menace en ce début de siècle de tous les périls.
La maladie donne sens à la santé, des idées et croyances notamment. Celle de l'islam est une santé perdue d'un âge d'or qui mue en dystopie, symptomatique du mal-âtre d'un monde en canonisions dues à un ordre saturé. Elle impose des retrouvailles avec les valeurs d'origine d'une foi devenue facteur de trouble et de confusion, supposant une nouvelle mutation éthique, guère plus politicienne. Le message divin oecuménique ayant mué d'une culture spirituelle en un culte matériel, déifiant la pratique (sunna) et les dues (hadiths) de son prophète, cela implique de libérer l'effort d'interprétation de la tradition figée sur ses acquis et règles d'antan, la revitalisant en source de savoir religieux validé par les visées divines, la raison humaine étant oeuvre imparfaite que Dieu inspire et parfait. Guérir la foi d'islam érigée en temple servi par un clergé illégitime, c'est retrouver sa veine libertaire d'un rapport exclusif et direct du fidèle avec son créateur. Ce qui nécessite l'émancipation de l'islam du Coran de la mainmise du hadith par le retour à la science du kalâm, une saine théologie du dogme. C'est bien le sens d'islam, soumission à Dieu, synonyme de liberté de l'être insoumis ; sens perdu avec l'islam cultuel, aspect mineur d'une religion organisée, occultant une dimension culturelle majeure d'organisation de la vie en juste sagesse de justesse et d'éthique, d'exemplarité surtout.
Après les thèses sur l'apostasie et l'homosexualité, un nouvel aspect est révélé du mystère de la philosophie de l'islam défiguré, renouvelant l'interprétation d'une foi d'abord spirituelle, culture plus que culte. Le sacré y incarne une sécularité fondamentale bien réelle quoiqu'occultée, spiritualité enracinée dans le vécu quotidien, une transcendance immanente spirituelle profane. Articulé sur la suprême valeur de la liberté en autonomie kantienne, il est spiritualité séculière. Ce sacré renouvelé d'une archéologie de l'imaginaire populaire et de l'inconscient collectif ruine la conception traditionnelle, prouvant l'inauthenticité de ses référents, renouant avec l'essence de l'islam au plus près de sa vérité première : foi de droits et de libertés, rationalisme spiritualiste du positivisme ultime ; ce que fut l'exégèse soufie.
L'islam, venu en révolution sociale et mentale, a vite gagné les coeurs par la simplicité de préceptes humanistes, incarnant alors une ambition oecuménique en tant que sceau des révélations. Une telle originalité n'a pas résisté à l'usure du temps ni à la pression de la tradition judéo-chrétienne, imprégnant le tissu social et les moeurs de l'époque fondatrice. Les jurisconsultes musulmans, consciemment ou inconsciemment, y ont collé, les islamisant, quitte à altérer l'esprit de la foi et de l'éthique islamiques, et créant ainsi des tabous. S'attaquant à celui de l'alcool, ce premier tome démontre que l'islam ne prohibe au mieux que l'ivresse. Aussi, on peut parfaitement boire de l'alcool en islam si on sait le faire avec mesure, l'ivresse n'étant strictement interdite que pour faire la prière.
Plus importante organisation internationale après l'ONU, la Francophonie vient de fêter son cinquantenaire. Un tel âge de maturité est annonciateur de déclin si celle-ci ne renoue pas avec ses fondamentaux : l'esprit solidaire et de conquête. Outil de libération des peuples au sortir des décombres du colonialisme, la langue française doit préserver cette vocation avec l'outil de solidarité qu'est le visa francophone de circulation. Il permet d'ouvrir de manière rationalisée les frontières cadenassées, source de drames récurrents. Ce cri du coeur pour l'adoption dudit visa à Djerba en 2022 apostrophe tant les francophones du pays hôte du Sommet du cinquantenaire que ceux de l'Hexagone. Un plaidoyer passionné pour la concrétisation de l'esprit français avec un vieux rêve francophone sacrifié à une géostratégie européenne sans éthique.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.