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Petit traité bien cuit
Ostende Jean-Pierre
BIBLIOTHEQUE
14,00 €
Épuisé
EAN :9791093098784
Il y a de l?enquêteur sur notre monde chez Jean-Pierre Ostende, que ce soit trains, voies de communication, monde de l?entreprise, parcs d?attraction, Jean-Pierre Ostende a l?art de faire voisiner le précipité vrai et le précipité fantaisiste et nous plonger non sans jubilation au bord du précipice de la situation actuelle, drôle et pas que? Sous toutes ses formes, livres, radios, dramatiques, blogs, (Gallimard, France Culture et même SNCF). l?univers de la restauration tous azimuts en une quinzaine de chapitres sagaces où s?entremêlent l?humour, la férocité du regard, fascination jusqu?à l?hagiographie pour les toqués (les chefs) et le futur gastronomique des plus inquiétants. Par exemple, parmi tant d?autres, le réjouissant chapitre sur l?ethnographie des tribus de restaurants : toqués, bistronomes, street-food, brasseries, nitunivous, bouibouis, ces derniers traités avec autant de drôleries que de tendresses comme l?enfance de l?auberge. Bref encore un voyage alerte, halluciné, fourchette en main, de l?anthropologue, ethnologue, poète, Jean Pierre Ostende, dans notre monde contemporain.Table des matières : NE DITES PAS : C?ÉTAIT MAUVAI DITES : C?ÉTAIT UNE EXPÉRIENCE. LA CUISINE N?EST PAS HORS-SOL GOURMANDISE PARTOUT MÊME SORTI DE CUISINE UN CHEF RESTE UN CHEF IL Y A DU PROTÉE DANS LE CHEF LES TRIBUS LE GOÛT C?EST SELON LE BLUFF EST UN GRAND BUFFLE. L?ÉVOLUTION DES CHEFS MÈNE À L?ÉPURE LA TOMATE, EXEMPLE D?INTÉGRATION RÉPUBLICAINE TOUJOURS PLUS PETIT, PLUS BÉBÉ ÉGAREMENT EN ZONE SOMBRE ANNEXES
De quoi sont faits ces "élans minuscules" ? Une liste de conseils, une liste de choses à faire impossibles à faire, un catalogue de souvenirs, pas une liste du tout. Des élans qui se jettent et s'arrêtent net, ou se prolongent en écho. Des intentions à perte de vue, des promesses en l'air, "peu ou pas de règle, suivre l'entrain des ondulations" prévient Jean-Pierre Ostende. Et il n'y a plus rien de minuscule dans cette accumulation qui embrasse l'existence dans les grandes largeurs, dans l'imprécision des minutieux détails. Des souvenir en tas, des danses, des ébriétés, des agitations. La forme est brève, les verbes pas toujours conjugués, on rit et on s'inquiète, une ellipse de vie pour "dribbler les avachis" . Alors, ce sera, dans le plus grand désordre, sucer des bonbons, zigzaguer dans la pampa, dormir dans le fossé, filer avec les bonbonnes, être un hidalgo sur un sofa, perdre la cadence, faire le vivant, chercher sa place même dans le lit, ou encore ne pas tenir sa parole.
Résumé : "Ainsi Gérald Matin et David Strehler étaient deux hommes étrangers qui se perdaient dans des quartiers et des rues où il n'y avait personne pour les reconnaître parce qu'ils étaient de passage et n'avaient pas l'intention de s'installer, de bâtir, d'arroser la pelouse et de se sentir chez eux, parce qu'ils cherchaient chacun à leur façon à découvrir la ville et à seulement la découvrir avec l'idée de la quitter un jour". A La Garde, petite ville près de Toulon, des personnages se rencontrent, s'observent, font un peu de chemin ensemble. Ils sont à la recherche de quelque chose, de quelqu'un qui, sans cesse, se dérobe et les appelle ailleurs".
Résumé : Il a quarante ans. Il est célibataire. Il vit avec sa mère. Petites rentes. Petite vie. Rituels dérisoires. Immobilité. Elans minuscules. Son coup de force à lui sera d'acheter un jardin, en dehors de la ville. Il s'y rend en taxi, puis en mobylette. Il y passe désormais le plus clair de son temps... Jamais antihéros n'aura été aussi proche de chacun d'entre nous, par certains côtés, à certains moments, quand nous sommes, nous aussi, à chuchoter des secrets dans la cave... Situations crépusculaires, comique impassible, dialogues très bizarres, associations décalées, adjectifs énigmatiques, chaque mot, chaque phrase, en toute logique, nous menant au bord du déséquilibre : l'univers et le style de Jean-Pierre Ostende sont d'une imperturbable singularité.
Ces pages sont une sorte de promenade à travers douze siècles, depuis la fondation, en 720, de l'abbaye bénédictine de Saint-Gall, proche du lac de Constance, sur l'emplacement d'un ermitage bâti vers 612 par un missionnaire irlandais du nom de Gallus, compagnon de saint Colomban, qui fonda les monastères de Luxeuil et de Bregenz, jusqu'à la construction du chemin de fer transsibérien. Biaise Cendrars et Charles-Albert Cingria se sont bien connus, admirés, puis brouillés. Ils avaient deux points communs: le goût de la vita contemplativa et celui des voyages, celui des trains et des paquebots et celui du silence.Charles-Albert Cingria naquit à Genève en 1883, d'une famille originaire de Raguse, installée à Constantinople, puis à Genève où son père fut co-directeur de la fabrique d'horlogerie Patek-Philippe. Sa mère était d'origine polonaise et soeur de Casimir Stryenski, l'un des premiers érudits stendhaliens qui publia, en 1888, le journal de Stendhal, tel qu'on pouvait alors le connaître. Biaise Cendrars - de son vrai nom Frédéric Sauser - naquit à La Chaux-de-Fonds en 1887, d'un père suisse et d'une mère écossaise. Il prétendra, plus tard, être né à Paris, au 218 de la rue Saint-Jacques, dans la maison (une plaque commémorative l'indique encore) où Jean de Meung aurait écrit, vers 1270, la seconde partie du Roman de la rose. Tous deux cosmopolites de naissance, ils avaient un autre point commun: le Moyen-Age. La littérature et les quartiers médiévaux de Paris, François Villon et Gérard de Nerval, ont toujours fasciné Cendrars, comme en témoigne, dans Trop, c'est trop, le chapitre intitulé «Ve arrondissement». Dès 1894, il est à Naples, où son père, homme d'affaires plutôt fantasque, met en lotissement une des pentes du Vomero, qui deviendra l'un des quartiers résidentiels de la ville. L'entreprise ne tardera pas à péricliter, mais Cendrars écrira, dans Bourlinguer, en 1948: «Naples, où j'ai passé ma plus tendre enfance, dans un immense jardin touffu comme un parc et tout planté d'arbres de différentes essences du pays et que prolongeait en bordure du funiculaire un verger rempli de toutes les variétés d'arbres à fruits.»