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Les Élans minuscules
Ostende Jean-Pierre
UNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782877040440
De quoi sont faits ces "élans minuscules" ? Une liste de conseils, une liste de choses à faire impossibles à faire, un catalogue de souvenirs, pas une liste du tout. Des élans qui se jettent et s'arrêtent net, ou se prolongent en écho. Des intentions à perte de vue, des promesses en l'air, "peu ou pas de règle, suivre l'entrain des ondulations" prévient Jean-Pierre Ostende. Et il n'y a plus rien de minuscule dans cette accumulation qui embrasse l'existence dans les grandes largeurs, dans l'imprécision des minutieux détails. Des souvenir en tas, des danses, des ébriétés, des agitations. La forme est brève, les verbes pas toujours conjugués, on rit et on s'inquiète, une ellipse de vie pour "dribbler les avachis" . Alors, ce sera, dans le plus grand désordre, sucer des bonbons, zigzaguer dans la pampa, dormir dans le fossé, filer avec les bonbonnes, être un hidalgo sur un sofa, perdre la cadence, faire le vivant, chercher sa place même dans le lit, ou encore ne pas tenir sa parole.
Résumé : Il a quarante ans. Il est célibataire. Il vit avec sa mère. Petites rentes. Petite vie. Rituels dérisoires. Immobilité. Elans minuscules. Son coup de force à lui sera d'acheter un jardin, en dehors de la ville. Il s'y rend en taxi, puis en mobylette. Il y passe désormais le plus clair de son temps... Jamais antihéros n'aura été aussi proche de chacun d'entre nous, par certains côtés, à certains moments, quand nous sommes, nous aussi, à chuchoter des secrets dans la cave... Situations crépusculaires, comique impassible, dialogues très bizarres, associations décalées, adjectifs énigmatiques, chaque mot, chaque phrase, en toute logique, nous menant au bord du déséquilibre : l'univers et le style de Jean-Pierre Ostende sont d'une imperturbable singularité.
Résumé : Au sein de la société PETRA règne une ambiance délétère : les employés sont haineux et dépressifs, tout le monde se tire dans les pattes, le réseau Intranet de la boîte est truffé de houx, des canulars hostiles qui déstabilisent tout le personnel. PETRA est une société spécialisée dans la prise en charge des dépendances les plus diverses : drogue, alcool, jeu, sexe, travail... La présidente Cécile Andersen, business woman légendaire, avoue elle-même être dépassée. Un audit est commandé. Entouré de ses collègues, Jacques Bergman est lâché tel un pitbull pour passer au crible le fonctionnement de PETRA. Il travaille pour la société DARWIN, une des filiales de l'Explorateur Club, qui réalise, à la demande, des audits d'entreprises. L'enquête ne fait que commencer... Et voraces ils couraient dans la nuit est une satire féroce et pleine d'humour sur le fonctionnement de nos sociétés modernes. Jean-Pierre Ostende saisit à bras-le-corps des thèmes actuels : l'addiction au sens large du terme, l'utilisation dévoyée des nouvelles technologies, la souffrance au travail et la question sous-jacente de l'identité dans le cadre professionnel, les techniques managériales de gestion des individus. Il nous projette dans un jeu de massacre duquel personne ne sort indemne. Sous ses airs méchamment drolatiques, il dresse un constat sans farci de la folie qui nous environne. L'auteur affirme ne décrire que la réalité et, comme souvent, l'excès n'est pas là où l'on croit...
Une ville de province au bord d'un lac. Un employé d'assurances, attardé dans sa quarantaine, vit avec ses deux tantes dans une maison entretenue par un couple de gardiens impavides. L'existence de cette petite communauté est réglée par une série de rituels domestiques : la partie de whist, le tricot pour un bébé improbable, le nettoyage des tombes des deux oncles enterrés dans le jardin, etc. Comme dans Le mur aux tessons, l'introduction d'un élément étranger vient rompre l'équilibre de cet univers confiné et le conduire à l'implosion. Il s'agit en l'occurrence d'un dératiseur appelé par les tantes pour venir à bout de rongeurs établis dans le sous-sol. L'homme qui se présente va, de la cave où il s'installe, prendre littéralement possession de la maison et de ses habitants. Dès lors, cette villa tranquille se transforme en un camp retranché, isolé du monde par une sorte de champ maléfique... On retrouve dans ce deuxième roman cette construction minutieuse, ce laconisme insidieux qui portent la marque de l'auteur. Détails insolites, comique imperturbable, fausses pistes, fausses peurs, dans une sorte de dynamitage pointilliste, piègent constamment un récit où les mines explosent à retardement.
Je crois aux convictions des rampes autant qu'aux convictions des marches. Les marches permettent des choses. Les choses n'ont pas besoin d'être grandes. Elles ne réclament rien. En réclamant leur place je sais que d'autres choses peuvent exister et que l'espace ou la grandeur de l'espace n'a pas d'importance.
Ecoute, mère, me revoici. Je suis dans le narthex où ce jour-là on avait déposé le grand corps de mon aïeul. Les pleurs je les entends encore. Me revoici. Jamais je n'étais parti. M'éloigner ne fut qu'une manière de rester pour toujours.
Bataille de fourmis - pur exercice du plaisir de regarder la face vivante de la terre où chaque grain de terre est une raison de vivre. Il y a un incendie dans l'eau, il y a un regard qui illumine la pierre suspendue et les noces inachevées, et l'arbre de la nuit couvre l'arbre du jour. Qui verra d'autres yeux, qui entendra la nuit ? La solitude mortelle du même et non identique. Parce qu'un seul meurt en chacun de nous.
D'intransmissibles mots de passe pour un espace inconnu, vibrant, habité. Il contemplait le monde, il figurait le monde, il raturait le monde, il annulait le monde, c'était un peintre, l'initateur de cette magie effacé derrière la signature qu'il laisse et dont l'initiale ressemble à la croix de l'analphabète, celui-là justement qui n'a pas la parole mais dont le regard défie nos certitudes.