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Petite biographie pour un rêve
Orner Esther
METROPOLIS
17,24 €
Épuisé
EAN :9782883401334
Petite biographie pour un rêve est le troisième volet d'un triptyque qui tente de tisser la toile des souvenirs et de rétablir la parole. Le texte naît de la rencontre dans un rêve de deux figures de femmes. Interrogeant ces images de son passé, la narratrice se penche sur son enfance cachée pendant la Deuxième Guerre mondiale, et évoque en contrepoint ses débuts littéraires. Associant des bribes de mémoire et superposant les époques, l'écriture, à la fois allusive et répétitive, au rythme proche de celui de la parole, envoûtante comme un récitatif, lie les fragments du passé. Autobiographie de personne (éd. Metropolis, 1999), première ?uvre du triptyque, donne la parole à une mère vieillissante, alors que Fin et Suite (éd. Metropolis, 2001) est une longue missive d'adieu d'une fille à sa mère défunte.
Esther Orner a publié son premier récit chez Metropolis en 1999. Dès la parution d’Autobiographie de Personne, elle occupe immédiatement une place dans la littérature francophone. Le Monde écrit :« L’écriture ou la mort : Faussement intemporel, pudiquement impersonnel, tel se présente le premier roman d’Esther Orner. Car, ce qui distinguerait ce texte bref, concentré, de la plupart des confessions concernant la catastrophe du judaïsme européen, serait justement son exceptionnelle qualité littéraire”. Une œuvre où aucun nom de lieu, de personne, ni d’événement n’est prononcé. Phrases courtes, précises, elle écrit la mort sans jamais la nommer. Née juste avant la guerre, sa vie sera marquée par la disparition de son père qui ne reviendra pas de déportation, par sa condition d’enfant cachée en Belgique. Vers l’âge de treize ans, elle part pour Israël puis, s’installera à Paris pour une vingtaine d’années avec son mari et sa fille. Elle retourne définitivement en Israël dans les années 80. Elle appartient au groupe littéraire qui publie la revue Continuum où des auteur-es francophones écrivent et publient en français. Si dans Autobiographie de personne, elle donne la parole à sa mère, dans Entre deux vies, c’est son mari qui prend la plume pour la première fois, ce mari disparu très jeune d’un cancer foudroyant, Esther Orner n’avait jamais parlé de son mari dans ses précédents textes. Brusquement, elle le fait revivre du plus profond des ténèbres. Contrairement à ses autres récits, ce texte s’étire comme une lente litanie parlée et relate sa vie avec sa fille. Une manière étrange d’écrire sa propre biographie.
Paul Ordner, célèbre dessinateur sportif et politique du milieu du 20e siècle, reproduit en 26 tableaux dessinés l'ascension, les méfaits et la chute du terrible couple Hitler et Germania. Reproduction de la première édition de cet ouvrage commandée pour célébrer au début de 1945 la libération de la France. Les croquis reproduits à l'identique seront présentés et commentés par un historien de la Seconde guerre mondiale
Résumé : "Si je devais donner le nom de tous ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus". Ces mots de Willa Cather tirés de sa préface de 1925 au livre de Jewett (1re éd. 1896) étonneront sans doute le lectorat français qui connaît mieux, de la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre, le Boston de Henry James, le Salem de Hawthorne ou le Walden de Thoreau. Jewett a ancré ses récits dans son Maine natal, modelant son écriture sur ces "arpents de granite" qu'évoquait avant elle Emily Dickinson. Mais il est un autre "pays" qui s'esquisse dans ces pages écrites à l'aune du féminin et dans les marges critiques d'une nation en passe de devenir un empire. Loin de la carte désuète d'un monde disparu, Le Pays des sapins pointus est un livre frontière qui inquiète la pensée cadastrée, fait bouger les identités et troubles les appartenances.
... Les Israéliens sont toujours pour la coalition, rarement pour l'opposition, et en plus, personne ne veut en être. Je m y suis reconnue. Même lorsque je n'ai pas voté pour ceux qui sont au pouvoir, je les respecte. Et si souvent j'acquiesce c'est sans doute pour les remercier de bien vouloir diriger cet indirigeable pays et ce peuple que nous sommes. Et puis c'est ma compréhension de la démocratie, laisser gouverner tant qu'un gouvernement a la majorité. " Cette petite phrase glissée en page 155 proclame haut et fort le désir de l'auteure :: confier à un cahier les humeurs et les événements qui vont marquer un an de sa vie sans remettre en question le monde dans lequel elle vit. Esther Orner s'affirme ainsi ni militante, ni philosophe, ni moins encore futurologue, mais bien la pronatrice admirable et admirée du moi intime, et qui, malgré la peur au ventre, grimpe dans le bus ou le train pour courir de Tel-Aviv à Haïfa, de Jérusalem à Beersheba, aux fins d'assister à une conférence, la projection d'un film ou encore une discussion dans la petite communauté littéraire francophone d'Israël. Dans ce journal d'un an d'une guerre qui se définit pour elle uniquement comme " Intifada 2, attentats suicides ", elle se raconte dans son quotidien banal et souvent sanglant, comme elle le vit, le ressent, au jour le jour, sans vision d'avenir. Dans l'enfermement dans lequel la plonge la violence, " L'autre " est invisible, à peine esquissé, seulement vécu comme vérité mortifère.
Le dictionnaire des mots inexistants propose un nombre de mots aux fins d'enrichir le vocabulaire français. Mais surtout, et cela est son ambition majeure, il veut ouvrir la voie à une sensibilisation vers la création de nouveaux mots opérationnels et phonétiquement souples, afin d'élargir le champ lexical et les moyens de communication en réponse à la rapidité de l'évolution de la science, de la technique et de la littérature de notre époque.