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Entre deux vies
Orner Esther
METROPOLIS
18,25 €
Épuisé
EAN :9782883409071
Esther Orner a publié son premier récit chez Metropolis en 1999. Dès la parution d’Autobiographie de Personne, elle occupe immédiatement une place dans la littérature francophone. Le Monde écrit :« L’écriture ou la mort : Faussement intemporel, pudiquement impersonnel, tel se présente le premier roman d’Esther Orner. Car, ce qui distinguerait ce texte bref, concentré, de la plupart des confessions concernant la catastrophe du judaïsme européen, serait justement son exceptionnelle qualité littéraire”. Une œuvre où aucun nom de lieu, de personne, ni d’événement n’est prononcé. Phrases courtes, précises, elle écrit la mort sans jamais la nommer. Née juste avant la guerre, sa vie sera marquée par la disparition de son père qui ne reviendra pas de déportation, par sa condition d’enfant cachée en Belgique. Vers l’âge de treize ans, elle part pour Israël puis, s’installera à Paris pour une vingtaine d’années avec son mari et sa fille. Elle retourne définitivement en Israël dans les années 80. Elle appartient au groupe littéraire qui publie la revue Continuum où des auteur-es francophones écrivent et publient en français. Si dans Autobiographie de personne, elle donne la parole à sa mère, dans Entre deux vies, c’est son mari qui prend la plume pour la première fois, ce mari disparu très jeune d’un cancer foudroyant, Esther Orner n’avait jamais parlé de son mari dans ses précédents textes. Brusquement, elle le fait revivre du plus profond des ténèbres. Contrairement à ses autres récits, ce texte s’étire comme une lente litanie parlée et relate sa vie avec sa fille. Une manière étrange d’écrire sa propre biographie.
Résumé : Au bout du monde et de la route vide, blanche et poussiéreuse se trouve Goas et sa mission catholique où élèves et professeurs vivent en autarcie. A peine Larry, jeune bénévole enthousiaste et fragile a-t-il débarqué là que réapparaît la sulfureuse Mavala. Lui croit au Bien, elle à la Révolution. Ils vont vivre une passion torride. Pendant ce temps les autres font ce qu'ils ont à faire : croire, essayer de rentrer chez eux, faire la loi, refaire le monde dans une Datsun hors d'âge, réfléchir, ne plus réfléchir. Nous sommes en Namibie, indépendante depuis un an, titubante encore comme un enfant.
Résumé : "Si je devais donner le nom de tous ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus". Ces mots de Willa Cather tirés de sa préface de 1925 au livre de Jewett (1re éd. 1896) étonneront sans doute le lectorat français qui connaît mieux, de la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre, le Boston de Henry James, le Salem de Hawthorne ou le Walden de Thoreau. Jewett a ancré ses récits dans son Maine natal, modelant son écriture sur ces "arpents de granite" qu'évoquait avant elle Emily Dickinson. Mais il est un autre "pays" qui s'esquisse dans ces pages écrites à l'aune du féminin et dans les marges critiques d'une nation en passe de devenir un empire. Loin de la carte désuète d'un monde disparu, Le Pays des sapins pointus est un livre frontière qui inquiète la pensée cadastrée, fait bouger les identités et troubles les appartenances.
... Les Israéliens sont toujours pour la coalition, rarement pour l'opposition, et en plus, personne ne veut en être. Je m y suis reconnue. Même lorsque je n'ai pas voté pour ceux qui sont au pouvoir, je les respecte. Et si souvent j'acquiesce c'est sans doute pour les remercier de bien vouloir diriger cet indirigeable pays et ce peuple que nous sommes. Et puis c'est ma compréhension de la démocratie, laisser gouverner tant qu'un gouvernement a la majorité. " Cette petite phrase glissée en page 155 proclame haut et fort le désir de l'auteure :: confier à un cahier les humeurs et les événements qui vont marquer un an de sa vie sans remettre en question le monde dans lequel elle vit. Esther Orner s'affirme ainsi ni militante, ni philosophe, ni moins encore futurologue, mais bien la pronatrice admirable et admirée du moi intime, et qui, malgré la peur au ventre, grimpe dans le bus ou le train pour courir de Tel-Aviv à Haïfa, de Jérusalem à Beersheba, aux fins d'assister à une conférence, la projection d'un film ou encore une discussion dans la petite communauté littéraire francophone d'Israël. Dans ce journal d'un an d'une guerre qui se définit pour elle uniquement comme " Intifada 2, attentats suicides ", elle se raconte dans son quotidien banal et souvent sanglant, comme elle le vit, le ressent, au jour le jour, sans vision d'avenir. Dans l'enfermement dans lequel la plonge la violence, " L'autre " est invisible, à peine esquissé, seulement vécu comme vérité mortifère.
Absence de dates, de noms, de lieux, de personnes, dans ce journal écrit à la première personne du féminin. Même si l'auteure s'applique à brouiller les pistes, même si rien n'est prononcé, tout raconte la trajectoire solitaire de cette femme qui dit être née dans un pays qui est " mort " et n'avoir pas réussi à vivre dans celui où l'on arrive " à l'aube ". Dans le silence d'un mot qu'on ne prononce jamais, Shoah, s'installent tous les mots qui séparent la mère et la fille à qui ce journal est destiné, un silence qui les isole l'une de l'autre jusque dans cette maison de retraite où la narratrice vit ses dernières années.
Le yiddish, situé à d'intersection de l'Orient et de l'Occident, brassant les traditions hébraïques et araméennes d'une part, et les apports d'origine celtique, germanique, romane et slave, de l'autre, constitue depuis huit cents ans un véritable creuset de la civilisation européenne. En raison de sa double marginalité - il s'agit d'une culture populaire qui s'est développée en lisière de la culture juive savante et de surcroît au sein d'une communauté déconsidérée - sa littérature a été trop longtemps méconnue et méprisée. Ce recueil se propose d'illustrer sa richesse et sa diversité afin dé lui restituer la place qui lui revient dans la culture occidentale. Cet ouvrage comprend une sélection de textes destinés à illustrer l'histoire sociale du monde yiddishophone au cours des ans. A côté des contes et des légendes (d'inspiration religieuse ou profane), des récits hassidiques, des supplications rédigées à l'intention des femmes pieuses et, bien évidemment, des extraits représentatifs des ?uvres des maîtres des lettres yiddish, on y trouvera de nombreux écrits permettant de saisir sur le vif le déroulement de la vie quotidienne au sein des communautés ashkénazes. Pareil recueil ne peut prétendre à l'exhaustivité: tout en ayant le souci de retrouver la saveur inaltérée d'un passé révolu, Nathan Weinstock a désiré se démarquer d'une tendance à trivialiser la culture yiddish et à la dénaturer en un insipide folklore kitsch aux senteurs de guimauve, à la noyer dans le shmaltz. Le yiddish tel qu'on l'oublie comporte de nombreux inédits dont certains étaient demeurés à l'état de manuscrit. Contrairement à l'habitude qui s'est instaurée dans l'édition francophone de présenter comme "traductions du yiddish" des textes retraduits à partir de versions en langue étrangère, lestraductions utilisées ont été vérifiées et corrigées sur le texte original.
Le dictionnaire des mots inexistants propose un nombre de mots aux fins d'enrichir le vocabulaire français. Mais surtout, et cela est son ambition majeure, il veut ouvrir la voie à une sensibilisation vers la création de nouveaux mots opérationnels et phonétiquement souples, afin d'élargir le champ lexical et les moyens de communication en réponse à la rapidité de l'évolution de la science, de la technique et de la littérature de notre époque.