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Communications N° 93 : La réputation
Origgi Gloria
SEUIL
16,00 €
Épuisé
EAN :9782021117790
Qu'est-ce qu'une réputation ? Pourquoi l'opinion des autres influence-t-elle nos actions et nos jugements ? Quel est le poids des leurs évaluations dans notre accès à l'information et comment en tenir compte d'une façon raisonnée ? Comment éviter les gossips (commérages) et la manipulation ? Le regard des autres, leurs estimations, nous accompagnent dans notre quotidien lorsqu'il s'agit de structurer notre identité, de prendre des décisions, de choisir un produit ou de prendre position sur l'actualité. Sans cette rétroaction permanente de ce qu'ils pensent sur nos jugements, notre vie mentale serait peu différente de celle des animaux. A la différence du comportement rationnel et intéressé - si cher aux modèles de la rationalité classique - qui est une attitude partagée avec bien d'autres espèces, la marque de l'humain semble résider dans sa capacité à prendre en compte les jugements dans ses propres pensées et à être en constante quête de réassurance sur ce que les autres pensent de lui. La réputation est omniprésente dans notre vie sociale, morale et cognitive, pourtant elle reste un concept difficile à saisir : est-elle mesurable ? Est-elle objectivable ? Le fait de se fier à la réputation nous condamne-t-il à une vision biaisée et subjective de la réalité ? Exclue des sciences sociales comme reliquat des valeurs d'un monde prémoderne, la réputation s'impose aujourd'hui comme une notion fondamentale pour expliquer les conséquences du jeu des opinions sur le comportement collectif. En économie, elle est indispensable pour expliquer les conséquences des asymétries informationnelles sur les marchés. En sociologie, elle revient en force pour rendre compte des phénomènes de visibilité. Dans la théorie des jeux stratégiques, la réputation est aujourd'hui une notion clé pour expliquer en termes rationnels l'altruisme. Dans le domaine des relations internationales, on s'interroge sur le rôle de la réputation dans les confrontations entre états. L'usage d'indicateurs, tels les systèmes de notation financière, les classements, et toutes les nouvelles techniques de gouvernance, met la question de la réputation au centre de l'analyse politique. En philosophie morale, la réputation apparaît comme justification du comportement désintéressé, et en psychologie elle est au fondement de la notion même de " caractère " en permettant d'expliquer le développement des émotions sociales comme la honte et l'embarras. Pour finir, le Web et les réseaux sociaux font de la réputation une véritable nouvelle " monnaie " d'échange et un outil puissant d'extraction de l'information. En somme, la réputation semble envahir notre vie d'acteurs sociaux et demande à être repensée, au-delà de sa simple valeur d'étiquette sociale, comme dimension constitutive de notre relation aux autres et au monde. NUMERO DIRIGE PAR GLORIA ORIGGI Gloria Origgi Présentation Nicolas Baumard et Dan Sperber Morale et réputation dans une perspective évolutionniste Jon Elster Réputation et caractère Barbara Carnevali " Glory " Philippe Rochat Comment la honte vient aux enfants ? Nicholas Emler La réputation comme instrument social Gloria Origgi Un certain regard Lucien Karpik Réalité marchande et réputation Pierre Marie Chauvin La sociologie des réputations Pierre-Michel Menger Valeurs incertaines, marché aux puces, ventes en ligne : Comment s'assurer de la qualité? Dominique Cardon Du lien au like sur Internet Ariel Colonomos La notation financière de Etats Jean-Pierre Cavaillé Diffamation imprimée et renommée d'auteur : le cas Dassoucy au 17ème siècle
Résumé : Mouvements populistes, craintes millénaristes, indignation devant l'injustice, ressentiment social, colère, humiliation, solidarité et empathie vis-à-vis des plus vulnérables : les passions semblent faire un retour en force à la fois comme moteur et comme justification de l'action sociale. Elles font la une de l'information et sont à l'origine de la façon dont les gens agissent, votent, se révoltent, bouleversent les normes sociales et s'entretuent. Pourtant, cette omniprésence ne va pas de pair avec le développement d'une théorie sociale qui rende pleinement compte de leur rôle dans les comportements humains. Cet ouvrage (qui réunit les meilleurs spécialistes de chaque discipline) interroge le savoir contemporain en sciences sociales, en psychologie et en philosophie pour mieux comprendre le rôle des passions en tant que mobiles de l'action sociale et politique à la lumière des théories contemporaines de l'action collective. Il vise à constituer un outil de travail pour comprendre, au quotidien, comment la peur, l'indignation, l'empathie ou l'humiliation peuvent expliquer les grandes transformations économiques, politiques, sociales et culturelles de notre époque.
Résumé : Comme une réputation se fait-elle ou se défait-elle ? Les raisons d'un anonymat prolongé ou d'une célébrité fulgurante, de la dégradation ou de l'amélioration de notre image, la plupart du temps nous échappent. Pourtant, la réputation traverse de part en part nos vies. D'un côté, nous nous soucions tant de notre propre image qu'il nous arrive de commettre des actes inconsidérés dans le vain espoir de maîtriser l'opinion que les autres ont de nous. D'un autre côté, nous nous fions nous-mêmes tant à la réputation des autres que nous pouvons être amenés à choisir sur sa seule foi un médecin, un élu politique, un journal, voire à adopter une idée. C'est que la réputation touche au plus intime de notre existence. Or cette notion essentielle a été étrangement négligée par les sciences sociales, qui n'ont longtemps vu en elle que le vestige d'une société traditionnelle et anti-individualiste où la fama, l'honneur et la lutte pour le prestige jouaient un rôle central que la modernité n'a eu de cesse de démanteler. Jamais pourtant la réputation n'a été plus cruciale que dans nos sociétés contemporaines.
Il existe aujourd'hui un discours largement partagé dans la communauté scientifique sur les besoins et la nécessité de développer des recherches interdisciplinaires. Il y a dans le même temps une prise de conscience par les acteurs de la formation et de la recherche des éventuels obstacles institutionnels à l'interdisciplinarité et des mesures à prendre pour promouvoir ces approches innovantes. Cet ouvrage réunit psychologues, sociologues, philosophes, historiens, tous volontairement engagés dans une réflexion nouvelle et articulée sur le passé, le présent et le futur de la recherche interdisciplinaire. Les différentes contributions et les débats qui en découlent visent à dynamiser la réflexion sur les conditions dans lesquelles les recherches interdisciplinaires sont bénéfiques, voire devenues nécessaires pour répondre à la complexité des problèmes de notre temps. Cet ouvrage s'adresse aux enseignants, chercheurs, étudiants, responsables d'institutions de formation et de recherche et au public élargi intéressé par le travail interdisciplinaire.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Anxiété, addiction, FOMO, stress, isolement social, hyper-narcissisme ou encore obésité, troubles de l'attention et du sommeil... Les smartphones, les réseaux sociaux, les séries télé et les jeux vidéo sont souvent pointés du doigt quand il est question d'énumérer tous les effets nuisibles qu'ils génèrent sur nous. Mais contrairement à ce que l'on entend souvent, les écrans peuvent aussi nous aider à améliorer notre bien-être, notre santé et nos relations aux autres... à condition de savoir comment bien les utiliser. Pour accéder à plus de bonheur à l'ère numérique, Marie-Pierre Fourquet-Courbet et Didier Courbet, s'appuyant sur de récentes recherches scientifiques, nous invitent à développer notre intelligence numérique en modifiant notre manière d'utiliser les écrans, en développant nos forces de caractères, en donnant davantage de sens à notre vie et en entretenant des relations plus enrichissantes. Pour retrouver le chemin du bonheur, tout en étant connecté.
Alors que semblent triompher la démocratie et la liberté dans une planète largement débarrassée des régimes autoritaires, les censures et les manipulations, sous des aspects divers, font un paradoxal retour en force. De nouveaux et séduisants "opiums des masses" proposent une sorte de "meilleur des mondes", distraient les citoyens et les détournent de l'action civique. Dans ce nouvel âge de l'aliénation, à l'heure de la world culture, et des messages planétaires, les technologies de la communication jouent, plus que jamais, un rôle idéologique central. La promesse du bonheur, c'est désormais la communication qui la formule. D'où la prolifération sans bornes des instruments sur lesquels elle repose, dont Internet est l'aboutissement total, global et triomphal. Plus on communiquera, nous dit-on, plus notre société sera harmonieuse, et plus on sera heureux. Alors qu'elle a longtemps été synonyme de libération par la diffusion du savoir et de la connaissance, la communication révèle aujourd'hui un nouveau visage : devenue idéologie oppressante du "tout-communication" - grande superstition moderne - elle semble avoir atteint et dépassé son zénith, pour entrer dans une ère où toutes ses qualités se transformeraient en défauts, ses vertus en vices... ... Pour finir par exercer, en s'imposant comme obligation absolue et en inondant tous les aspects de la vie sociale, politique, économique et culturelle, une véritable tyrannie.
4e de couverture : Nous voilà immergés dans une nouvelle ère numérique. La profonde mutation que nous connaissons aujourd'hui n'est pas seulement le fait d'une révolution technologique impliquant des outils inédits, mais aussi le résultat d'une insurrection mentale. En passant d'un système analogique à un système numérique, notre mode de vie, nos réflexes se trouvent profondément modifiés. Afin d'expliciter ce changement, Alessandro Baricco remonte le temps et dresse un historique des événements fondateurs qui ont contribué à forger nos habitudes contemporaines. Avec son style si singulier, mêlant sérieux et humour, il établit une histoire et une géographie de cette nouvelle civilisation. De l'invention du jeu vidéo jusqu'au bouleversement qu'a représenté l'iPhone, en passant par l'invention de Google, chaque innovation a fait évoluer notre rapport au monde, un monde requalifié de «Game», où les problèmes deviennent des parties à gagner, et dans lequel le jeu est élevé au rang de schéma fondateur. Un essai documenté et accessible dans lequel chacun peut puiser quantité d'informations utiles à sa propre réflexion et qui s'adresse autant aux générations qui ont connu les différentes étapes de cette évolution qu'aux enfants de l'ère numérique.
Le scandale Facebook/Cambridge Analytica a révélé le vrai visage des réseaux sociaux. Derrière la façade charmante de milliers d'amis et de petits pouces bleus se cachent en réalité des fléaux que l'on a malheureusement laissé s'installer : la haine, l'exploitation des données personnelles, les fausses nouvelles, la cybercriminalité et l'addiction. Faut-il pour autant quitter Facebook, YouTube, Twitter, Instagram ou Snapchat ? Pas si simple... Car ces plateformes sont devenues indispensables à la vie économique et démocratique. Et si la solution était de mieux les connaître pour mieux les pratiquer ? Comment adopter une bonne "hygiène numérique" ? Faut-il un "permis de conduire" pour les réseaux sociaux ? Le nouveau règlement européen RGPD est-il la solution à tous les maux ? Cet ouvrage décrypte les dangers existants et propose une réflexion sur ces outils qui révolutionnent les relations humaines. Préface de Jean-Gabriel Ganascia, informaticien et philosophe, professeur à la faculté des sciences de Sorbonne Université, président du Comité d'éthique du CNRS.