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L'armée dans la ville. Forces en présence, architectures et espaces urbains partagés (XVIe-XXIe sièc
Orgeix Emilie d' ; Meynen Nicolas
PU MIDI
27,00 €
Épuisé
EAN :9782810707805
L'Armée dans la ville explore la question du partage des espaces, dans la ville moderne et contemporaine, entre civils et militaires. Au fil de treize articles, s'écrit une histoire, tour à tour tendue ou apaisée, des relations nouées entre administration militaire, corps municipaux et population civile, touchant la construction, l'entretien ou la réaffectation du patrimoine militaire. L'hybridation des lieux et des usages, l'appropriation des espaces et la résilience des ouvrages et des architectures militaires sont autant de signes à interpréter pour saisir la place et le rôle joués par l'armée dans la fabrique urbaine moderne et contemporaine. Les exemples de métissages architecturaux y abondent, de la maison forte au logement des soldats chez l'habitant, des magasins à vivres -granges aux places d'armes - marchés, sans oublier les esplanades-promenades, Champs-de-Mars - places publiques, portes de ville - cabarets, fossés-viviers, glacis-vergers, bastions-potagers ... autant d'espaces à vivre partagés, transformés, adaptés et appropriés tant par les populations civiles que militaires. La ville contemporaine, quant à elle, poursuit aujourd'hui pleinement cette relation dialectique à l'occasion de reconversions, réhabilitations et réaffectations du patrimoine construit ou planifié par les militaires. Casernes, corderies, hôpitaux, magasins, poudrières, portes de ville, forts et citadelles sont ainsi pleinement intégrés aux programmes de régénération urbaine.
Dans la ville corsetée d'Ancien Régime où " les bourgeois sont, pour ainsi dire, les uns sur les autres " selon Vauban, les terrains situés au-delà de l'enceinte attisent toutes les convoitises. Si l'administration militaire impose officiellement l'établissement d'une zone non aedificandi – vaste anneau périphérique qui ne cesse de s'élargir au cours des XVIIe et XVIIIe siècles -, l'ensemble des archives dévoile une réalité de terrain bien différente. Au pied des remparts, agents du roi, administrateurs municipaux, gestionnaires militaires et habitants se livrent une guerre sans merci pour s'approprier des espaces que tous considèrent comme légitimes. La zone, souvent interlope, toujours bruyamment revendiquée par la population, bruisse d'infractions et de " petits arrangements " entre voisins de tout rang et de tout bord. Loin du portrait policé qu'offre la cartographie officielle, il n'y est question que de potagers clandestins établis dans les fortifications, de lavoirs, d'étendoirs, de mares à canards et même de futaies à haut vent plantées sur les glacis qui entravent les tirs depuis les bastions. Gendarmer les populations n'est pourtant pas le seul défi auquel doit répondre l'administration militaire. Sur " les dehors " des villes, les ingénieurs du roi se retrouvent confrontés à des travaux pharaoniques impliquant la gestion simultanée d'un grand nombre de corps bâtisseurs et ouvriers, le transport de centaines de milliers de mètres cube de terre, la construction d'imposants ouvrages militaires et l'établissement de terrains rapidement inondables en cas d'attaque. Au fil des décennies, la lente expertise qu'ils acquièrent en fait le principal outil d'un système de modélisation du territoire qui transforme durablement la configuration des villes. Cet ouvrage traite ainsi bien plus que de la construction des marges de la ville à l'époque moderne. Il illustre combien la périphérie urbaine, dont la naissance est encore souvent associée aux mutations de l'ère industrielle, a en réalité constitué l'un des principaux laboratoires de la fabrique urbaine d'Ancien Régime, reconstruisant par la même la généalogie brisée entre villes modernes et contemporaines.
La réédition de deux livres de Jean d'Orgeix Une méthode française d'instruction (Robert Laffont, 1977) et Angles et rythmes (Robert Laffont, 1984). Une méthode française d'instruction est le premier livre pédagogique du chevalier d'Orgeix. Il y expose ses conceptions du travail de base en matière de dressage du cheval et d'École des Aides: position du cavalier sur le plat et à l'obstacle, accord et indépendance des aides, problèmes d'équilibrage et de fixité du cavalier à l'abord et pendant le saut, contrôle de l'abord (sauts classiques, de travers, en virages), dressage du cheval. Angles et rythmes est son "dernier" ouvrage technique, et le plus précieux. Il présente l'ensemble de sa méthode sur le plat et à l'obstacle, et dévoile que la "science" du saut d'obstacles réside dans le cavalier plus que dans le cheval. Elle consiste, à partir d'une connaissance précise du "phénomène équestre", à agir de façon juste, à un certain moment et dans un certain angle; ce sont ces deux aspects, angles et rythmes, qui donnent à l'action toute sa valeur, une valeur qu'elle n'aurait nullement à d'autres "moments". Biographie de l'auteur Jean d'Orgeix a eu une carrière de cavalier courte mais fulgurante. Courte puisqu'il abandonne l'équitation pour d'autres activités après sept ans seulement de compétitions internationales. Fulgurante puisqu'en sept ans, sur 781 épreuves de saut d'obstacles, il en gagne 288, soit 37%. Premier entraîneur national de sauts d'obstacles, il prend en main l'équipe de France en 1973 au moment où les victoires sont rarissimes. Trois ans et demi après, et sans aides, il offre la Médaille d'Or aux JO de Montréal (1976). Un élan pour les cavaliers français et un ensemble de réflexions techniques qui allaient influencer tout l'avenir. Jean d'Orgeix est, sans conteste, celui qui a le plus marqué son époque.
Se fondant sur un grand nombre d'études de cas, cet ouvrage illustre tant la fécondité que la diversité des débats patrimoniaux actuels sur la reconstitution d'intérieurs historiques militaires dans des sites patrimoniaux et dans des musées. Depuis la fin des années 1980, la politique de vente et de cession de sites et d'édifices militaires, toutes périodes confondues, par le ministère des Armées à des associations, des collectivités territoriales et des musées nationaux a suscité de nombreux projets de reconstitution, d'ameublement et de scénographie d'intérieurs militaires désormais ouverts au public. Partout en France, il est ainsi possible de visiter forts, citadelles, bases navales, tours bastionnées, casernes, tourelles d'artillerie, blockhaus... qui offrent un regard inédit sur la distribution des espaces, la technicité des lieux et la vie quotidienne des officiers, soldats et régiments qui les ont habités. Comment ces reconstitutions d'espaces, souvent vidés de leur matériel et de leur ameublement, désaffectés et parfois laissés à l'abandon, ont-elles été pensées ? Les différentes études de cas présentées dans ce volume collectif rendent compte tant de la diversité des approches muséographiques que des stratégies, parfois empiriques, de reconstitution et d'acquisition de mobilier et d'objets, qui ont permis de redonner vie et âme à ces espaces intérieurs militaires. Elles révèlent la fécondité des propositions et des expérimentations qui animent aujourd'hui la vaste communauté d'historiens et de professionnels du patrimoine.
Bases navales, ports et infrastructures militaires maritimes occupent aujourd'hui de vastes emprises territoriales urbaines. Entre obsolescence fonctionnelle, échelle surdimensionnée, coûts de reconversion élevés et mémoire de guerre douloureuse, leur devenir suscite des débats publics et patrimoniaux aussi divers que contrastés. Comment concevoir la réappropriation de ces immenses volumes horizontaux de béton, dans des ports dont l'économie repose aujourd'hui principalement sur le tourisme et le commerce maritime ? Par quel biais réconcilier ville, territoire et architecture de guerre sans toutefois oblitérer la mémoire militaire de ces ensembles ? Quels types d'études préalables nourrissent une histoire de la ville palimpseste ? Est-il possible de réécrire une histoire de la modernité architecturale en prenant en compte le fait militaire ? Rayonnant autour de ces différentes pistes de réflexion, cet ouvrage collectif ambitionne de repenser les processus dialectiques de construction et de réappropriations urbaines, historiques et patrimoniales d'ensembles urbains et périurbains.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
L'amour des animaux est au coeur d'une société du changement qui donnerait une place de premier plan aux attachements, aux liens et aux connexions, à une empathie qui est la clé de tout changement sociétal. Des espèces compagnes à la relation des ani-maux pour des membres de leur propre espèce ou d'espèces différentes, l'expression "l'amour des animaux" est polysémique. Le but de ce volume est d'envisager l'amour des animaux, l'amour animal, l'amour pour les animaux dans sa multiplicité et sous un angle à la fois philosophique, environne-mental, scientifique, esthétique et littéraire ((littératures du monde), c'est-à-dire en ins-crivant ce thème dans la relation plus large de l'homme au monde".
Ce recueil, construit comme un dialogue entre universitaires, psychologues et psychanalystes, cible la complexité des liens qui unissent l'amour à la sexualité, décrivant et analysant la névralgie de leur articulation. La partition du sexe et de l'amour est soumise à travers les chapitres à l'épreuve des contextes psychopathologiques actuels, interrogeant le féminin, la dépendance, la mort, la temporalité, la procréation et la création. Cet ouvrage sur amour et sexualité est aussi une déclaration amoureuse à la psychanalyse et la psychologie clinique, ces disciplines qui courageusement accueillent, dans l'intimité de leurs séances, la complexe singularité du sujet pour permettre ce qu'Elisabeth Roudinesco nomme une "révolution de l'intime". Les auteurs rappellent les variations de l'amour et cherchent à les conjuguer à différents temps et modes : aimer, être aimé, s'aimer, sans oublier ses modalités d'expression sous transfert. Les situations cliniques originales qui y sont présentées partagent cette complexité de l'amour, décrivent ses dérives, ses ratages, et décortiquent ses liaisons et déliaisons avec la sexualité.