Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'année de l'avalanche
Orelli Giovanni ; Viredaz Christian ; Giottonini M
FLORIDES HELVET
8,00 €
Épuisé
EAN :9782940733354
Un village enneigé dans une vallée tessinoise isolée : tout près d'ici, et en même temps en dehors du temps. La nature maternelle est troublée par un crépitement à peine audible, qui pourrait tourner à l'effondrement, devenir apocalypse : c'est l'avalanche, suspendue à la montagne comme une malédiction. Il faudra quitter ces maisons, évacuer les lieux, partir ailleurs. Les habitants s'en vont, après avoir résisté le plus longtemps possible ; ils abandonnent le "bois sacré" , les vieux dans les cimetières, le superbe paysage alpestre rendu plus parfait encore par cette neige pourtant menaçante. Le narrateur aussi change d'horizon : il goûte à la ville et à ses saveurs, tout en cherchant à épancher la secrète obsession amoureuse née dans le silence du village, et à s'ouvrir à une nouvelle vie. Poète et romancier, Giovanni Orelli (1928-2016) est l'auteur d'une oeuvre majeure en langue italienne et en dialecte tessinois, consacrée en 2012 par le Grand Prix Schiller. L'année de l'avalanche (1965, prix Charles-Veillon) est considéré comme un des textes qui a fait entrer la production littéraire du Tessin dans la modernité.
Résumé : Quelques lettres de l'alphabet tracées sur une page de journal, la National Zeitung de Bâle, composent un tableau de Klee (Alphabet I). Partiellement effacé, sous la peinture de Klee, on lit le compte-rendu de la finale de la Coupe suisse de football de 1938. Le O de Klee mutile, ou cache à demi un nom, celui de Walacek, joueur suisse d'origine russe qui, cette année-là, prit une part décisive à la victoire de l'équipe nationale suisse sur l'équipe austro-allemande de Hitler, à Paris. A partir de ce rapprochement, une mémoire inventive tisse la trame d'événements historiques et fictifs, décisifs et anodins. Le lecteur est invité à un voyage narratif placé sous le signe du jeu et de la fantaisie, mais aussi d'une méditation plus dense. Des personnages imaginaires dialoguent avec des figures historiques, de Bertrand Russell à Klee lui-même, de l'avant-centre autrichien Sindelar à Hitler ; de même, les diverses langues s'associent-elles, quand l'Arioste donne la réplique à un paysan, quand des citations, des échos de Homère, de Pindare ou de Dante transforment la vie d'un homme en exemple de mémoire. Le goût pour les thèmes apparemment frivoles qui se resserrent soudains pour se développer en réflexions profondes apparaît aussi comme un hommage à Schopenhauer, sorte de miroir au pessimisme cosmique (et microcosmique) de l'auteur ; l'ombre du mal de l'histoire (le nazisme, 1938, veille de la guerre) s'étend sur les destins individuels. Seuls demeurent, non contaminés, le geste d'un artiste, l'?uvre d'un poète, le jeu inspiré d'un champion du ballon rond. Et les rêves aussi, les rêves de l'oublié Walacek qui peut-être, et par-dessus tout, recueillent par éclairs le rythme étrange et mystérieux de la vie.
En un siècle et demi, l'isolement millénaire des terroirs a fait place à une société de la mobilité avec l'invention de la bicyclette et de l'automobile. En 1900, le chemin parcouru par chaque individu autrement qu'à pied est déjà 2,5 fois plus important que celui de 1860, le chemin de fer et la voiture attelée y ayant contribué pour moitié chacun. En 2010, il sera de 25 fois celui de 1900. L'accident mortel dans les transports dans la civilisation du cheval à son apogée en 1914 était aussi fréquent qu'aujourd'hui. Pourtant le risque culmina à 5 fois son niveau actuel à la fin des années 1970, le fatalisme de la civilisation du cheval ayant longtemps résisté à une sécurité construite. Dans les trois quarts des cas, alors comme aujourd'hui, la mort attendait au tournant de la route et non au coin de la rue. De cette histoire technique, économique, sociale, administrative et politique, qui n'a jamais été faite, Jean Orselli a réuni les fragments et les a confrontés à d'abondantes archives. L'attention portée aux statistiques, à la répression des infractions et aux organisations policières qui menèrent leur politique propre dès 1930, éclaire mieux que tout l'histoire des accidents. La théorisation de l'évolution de la sécurité depuis 1950, le succès et les limites de la politique de répression depuis 2002 et l'exemple de la Suède permettent d'entrevoir les étapes prochaines de l'amélioration de la sécurité dans une France qui n'a cessé d'être un des pays les plus sûrs.
La réhabilitation des immeubles de logement de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle représente une part très importante dans la pratique des architectes. Considérés individuellement, ces bâtiments s'affirment comme ordinaires, mais dans leur ensemble, ils contribuent à la définition du caractère urbain des villes. Lors de transformations, le problème consiste en comment garantir de bons résultats fondés sur le respect et la compréhension de l'architecture à transformer. Au cours de la dernière décennie, une collaboration s'est établie entre la ville de Lausanne et l'EPFL dans cadre du cours "UE-F : architecture et réhabilitation" , permettant d'analyser des immeubles in situ. Cette publication comprend une sélection de travaux d'étudiants exemplaires sur la rénovation d'immeubles d'habitation à Lausanne, accompagnés par des textes d'experts. Le but est de sensibiliser les opérateurs et le public, en agissant dans le seul espace d'action possible que le "patrimoine silencieux" nous offre : la conscience des valeurs élaborées par une culture du quotidien qui mérite d'être sauvegardée en dépit de son caractère courant.
Je suis un sentimental. C'est une sorte de faiblesse, je sais, une sorte de maladie, je sais. Vous en riez ; vous pouvez bien en rire, ça m'est complètement égal. Je ne suis pas un mou, je ne suis pas un lâche, je ne crois pas, je suis seulement un sentimental : je n'aime pas les murs. C'est un défaut, je sais, mais je n'ai pas le choix. Je n'aime pas les murs. Je ne dis pas les vieux murs, pierre de taille et fissures, je ne dis pas les murs irréguliers, leurs interstices inégaux, mousses et mortiers, tous les jeux de la lumière à leurs surfaces, non, je dis les murs que certains croient bon de dresser entre eux et moi, entre eux et vous, entre eux et eux, et ces murs-là sont de béton, lisses et inaltérables, ils ne se laissent entamer par rien, c'est du moins ce qu'ils prétendent, il leur faut ça pour se protéger, c'est du moins ce qu'ils croient ; moi je les soupçonne d'être plus fragiles et plus faibles que moi, je suis un sentimental pourtant, tenez, je me demande si derrière leur mur, à chaque fois, ce ne serait pas par hasard un sentimental qui se cache et se réfugie. Un sentimental qui s'ignore. Ou un sentimental qui se méfie de lui-même plus encore que de vous ou de moi".
Morte au début de la vingtaine, la poétesse Alice de Chambrier n'en est pas moins une figure majeure pour quiconque s'intéresse à l'histoire du romantisme et à ses retombées hors de France. Les sujets abordés par Alice de Chambrier témoignent, dans leur variété, de l'attention qu'elle porte à l'effervescence thématique et formelle qui caractérise la littérature de son temps : elle s'essaie aussi bien au poème épique qu'au poème philosophique ; elle explore le registre lyrique ; elle accorde son attention aux manifestations de la nature ou à la méditation métaphysique. Elle apparaît ainsi comme une des dernières incarnations du mouvement romantique, au moment où le naturalisme commence à s'affirmer, et comme un cas unique dans le paysage littéraire de Suisse romande.
Résumé : À l'aube de la quarantaine, Anne Cuneo, alors maman d'une petite fille de neuf ans, apprend qu'elle est atteinte d'une maladie qui pourrait lui être fatale. Elle-même a perdu son père alors qu'elle n'était qu'une enfant, et a toujours regretté de ne pas l'avoir mieux connu ; elle décide donc de raconter sa jeunesse et de retracer son cheminement intérieur afin que sa fille, si un jour elle en éprouve le besoin, puisse comprendre cette mère qui risque de s'en aller trop tôt. Remontant aux sources de son éveil à la conscience, l'auteure évoque sa vie en Lombardie dans une famille de la bourgeoisie italienne, puis sa condition d'immigrée en Suisse, revenant sur un parcours marqué par les brimades de la discrimination mais aussi par la conquête de l'émancipation. Anne Cuneo (1936-2015), née à Paris de parents italiens, a passé son enfance en Lombardie d'où elle a émigré en Suisse avec sa mère et son frère. Après des études de lettres à Lausanne, Londres et Florence, elle travaille comme journaliste et traductrice. Elle a écrit plusieurs récits autobiographiques, des romans historiques et policiers, des études sur le cinéma et le théâtre, ainsi qu'une quinzaine de pièces. Lauréate du Prix Schiller en 1979 pour l'ensemble de son oeuvre, Anne Cuneo compte parmi les écrivains les plus populaires de Suisse romande.
Résumé : Ce recueil de brefs récits, parus dans la presse alémanique entre 2002 et 2009, offre une plongée surprenante dans la cité d'Olten, dans le canton de Soleure - un des noeuds ferroviaires les plus importants de Suisse. D'une plume drôle et tendre à la fois, Alex Capus y dépeint le cadre dans lequel il vit depuis son enfance ? : la beauté de la gare, le fumet de l'usine de chocolat, les joies de la piscine municipale, les industriels qui délocalisent, et surtout, Toulouse, un chat noir et blanc auquel aucune porte de la Vieille Ville ne résiste. Entre souvenirs des jeunes années et anecdotes tirées de sa vie d'adulte, Alex Capus exprime ici tout l'amour qu'il porte à cette petite ville méconnue - et souvent mal aimée - et son attachement à ses concitoyens. Parues en allemand chez Knapp Verlag en 2009, ces chroniques ont été traduites en français par Anne Cuneo et publiées chez Bernard Campiche Editeur en 2011. Le roi d'Olten est introduit dans cette nouvelle édition par une préface inédite de l'écrivain Antoine Jaccoud. Né en Basse-Normandie en 1961, Alex Capus vit ses premières années à Paris. En 1967, il déménage avec sa mère à Olten. Après des études d'histoire, de philosophie et d'anthropologie à l'université de Bâle, il se consacre au journalisme et collabore à différents journaux. Bilingue, il écrit en allemand. Son premier roman, Munzinger Pascha, paraît en 1997 et sera suivi de nombreuses publications, traduites dans plusieurs langues. Il vit à Olten où il est propriétaire d'un bar.