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Le roi d'Olten
Capus Alex ; Cuneo Anne ; Jaccoud Antoine
FLORIDES HELVET
8,00 €
Épuisé
EAN :9782940733569
Ce recueil de brefs récits, parus dans la presse alémanique entre 2002 et 2009, offre une plongée surprenante dans la cité d'Olten, dans le canton de Soleure - un des noeuds ferroviaires les plus importants de Suisse. D'une plume drôle et tendre à la fois, Alex Capus y dépeint le cadre dans lequel il vit depuis son enfance ? : la beauté de la gare, le fumet de l'usine de chocolat, les joies de la piscine municipale, les industriels qui délocalisent, et surtout, Toulouse, un chat noir et blanc auquel aucune porte de la Vieille Ville ne résiste. Entre souvenirs des jeunes années et anecdotes tirées de sa vie d'adulte, Alex Capus exprime ici tout l'amour qu'il porte à cette petite ville méconnue - et souvent mal aimée - et son attachement à ses concitoyens. Parues en allemand chez Knapp Verlag en 2009, ces chroniques ont été traduites en français par Anne Cuneo et publiées chez Bernard Campiche Editeur en 2011. Le roi d'Olten est introduit dans cette nouvelle édition par une préface inédite de l'écrivain Antoine Jaccoud. Né en Basse-Normandie en 1961, Alex Capus vit ses premières années à Paris. En 1967, il déménage avec sa mère à Olten. Après des études d'histoire, de philosophie et d'anthropologie à l'université de Bâle, il se consacre au journalisme et collabore à différents journaux. Bilingue, il écrit en allemand. Son premier roman, Munzinger Pascha, paraît en 1997 et sera suivi de nombreuses publications, traduites dans plusieurs langues. Il vit à Olten où il est propriétaire d'un bar.
Et si Robert Louis Stevenson (1850-1894) avait réussi à trouver dans la vraie vie ce que les personnages de L'Ile au trésor cherchent si désespérément ? La biographie de l'écrivain écossais recèle en effet des mystères jamais élucidés : en 1889, Stevenson s'installe avec son épouse Fanny Osboume sur les îles Samoa. On a longtemps cru que le choix de ces contrées lointaines avait été motivé par le climat, l'écrivain voyageur souffrant depuis sa jeunesse de multiples affections pulmonaires. Or, du point de vue de la santé de Stevenson, ce séjour fut catastrophique, puisqu'il se solda par sa mort prématurée en 1894. Sur le plan matériel, ce fut l'inverse : tout lui réussit. Pourtant, d'après Capus, ce ne sont ni les droits d'auteur ni un héritage qui auraient pu financer ce train de vie dispendieux... Mais alors, est-il possible que Stevenson ait pris la chasse au trésor au pied de la lettre ? En étayant son captivant récit d'aventures d'extraits de journaux, de lettres et des oeuvres de Stevenson, Alex Capus livre un magnifique voyage à travers le temps.
Résumé : Max et Tina sont coincés dans leur voiture sur un col enneigé des Alpes. Pour passer le temps, Max raconte un fait historique qui prend sa source à cet endroit précis des montagnes. On est à la veille de la Révolution française - une époque de bouleversements et de renouveau en Europe. Jacques, valet de ferme en Gruyère, s'éprend de Marie, fille d'un riche paysan. Le père entend bien se débarrasser de lui : Jacques part tout d'abord faire son service militaire, puis travailler comme vacher au service de la soeur de Louis XVI, Elisabeth, dans son domaine de Montreuil où elle se consacre aux plus démunis. Mais jamais les deux amants ne parviennent à oublier. Jacques le taciturne émeut tant la cour lorsqu'elle apprend son amour empêché qu'Elisabeth fait venir sa promise...
Voici la véritable histoire des braqueurs de banque Kurt Sandweg et Waldemar Velte qui, pendant l'hiver 1933-1934, cherchèrent la route maritime de Wuppertal jusqu'aux Indes. Ils n'allèrent pas plus loin que Bâle, tombèrent amoureux d'une vendeuse de disques et achetèrent tous les jours un disque de tango..." C'est un drame bien réel qui fournit à Alex Capus, l'un des meilleurs représentants de la nouvelle génération des écrivains de langue allemande, le point de départ d'Un avant-goût de printemps. Le fait divers y devient un roman où les souvenirs se mêlent aux témoignages, où les documents affleurent au fil du récit, pour mieux en préserver la part d'incertitude, de suspense. Ainsi se reconstruit sous nos yeux, avec une rare finesse, l'histoire d'un quatuor amoureux frappé d'hésitation: deux jeunes braqueurs poussés vers l'abîme par leur nihilisme et deux jeunes femmes qui se laissent - ou non - séduire, entourés de multiples personnages jouant leur propre partition. Avec leurs certitudes, leurs pudeurs, leurs contradictions, toutes ces voix réunies font l'inventaire d'un destin tragique où passe la promesse du bonheur, cet "avant-goût de printemps', peut-être, dans un hiver de sang. Biographie de l'auteur Alex Capus, né en France en 1961, a grandi en Suisse. Après des études d'histoire et de philosophie à Bâle, il se consacre au journalisme, puis au métier d'écrivain. Romancier et nouvelliste, il est l'auteur depuis 1994 d'une dizaine de livres. Un avant-goût de printemps est le premier à être traduit en français."
Résumé : Théâtre miniature du monde, le Sevilla Bar accueille bonheurs et désastres du temps présent. Chronique d'une absence, hymne à l'amitié et à l'amour qui dure "malgré tout", portrait haut en couleurs de notre époque, autoportrait du romancier en propriétaire de bar... ce nouveau roman d'Alex Capus se dévore et se déguste.
Résumé : Les Eléments d'un songe se présentent comme une suite de variations dont le thème initial est emprunté à L'Homme sans qualités de Robert Musil. A la suite de cet écrivain, grand rêveur en quête d'états parfaits à même de faire oublier la laideur de la vie et l'horreur de la mort, mystique sans Dieu, passionné de la nature, Jaccottet - qui l'a traduit - cherche à son tour les solutions qui permettent de vivre, suivant un élan poétique et philosophique tout à la fois. L'itinéraire que l'auteur parcourt frappe par la noblesse de ses vues et par l'honnêteté foncière de sa démarche, dont l'extrême exigence dépasse le pessimisme pour exprimer une ambition trop haute peut-être, mais qui ne désespère pas de s'accomplir. Cette édition est accompagnée d'une préface de Jean-Marc Sourdillon, écrivain, professeur et traducteur, qui a collaboré à l'édition des Ouvres de Philippe Jaccottet dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " aux Editions Gallimard en 2014. Poète, essayiste et critique littéraire suisse, Philippe Jaccottet (1925-2021) a vécu en France depuis les années 1950 ? ; il est considéré comme l'un des plus grands poètes de langue française du XXe siècle. Célèbre également pour ses nombreuses traductions d'oeuvres étrangères (Rilke, Thomas Mann, Musil, Góngora, Homère), il a été distingué par de nombreux prix tout au long de sa vie. Avec René Char et Saint-John Perse, il est un des rares poètes dont l'oeuvre a été publiée de son vivant dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " .
Morte au début de la vingtaine, la poétesse Alice de Chambrier n'en est pas moins une figure majeure pour quiconque s'intéresse à l'histoire du romantisme et à ses retombées hors de France. Les sujets abordés par Alice de Chambrier témoignent, dans leur variété, de l'attention qu'elle porte à l'effervescence thématique et formelle qui caractérise la littérature de son temps : elle s'essaie aussi bien au poème épique qu'au poème philosophique ; elle explore le registre lyrique ; elle accorde son attention aux manifestations de la nature ou à la méditation métaphysique. Elle apparaît ainsi comme une des dernières incarnations du mouvement romantique, au moment où le naturalisme commence à s'affirmer, et comme un cas unique dans le paysage littéraire de Suisse romande.
Résumé : Bien que né à Genève, Charles-Albert Cingria détestait qu'on fît de lui un écrivain prisonnier de frontières nationales. Savourant le plaisir d'exister en n'importe quel endroit du monde, il exerce partout, avec une passion amusée, sa faculté de sentir. Dès lors, pourquoi pas à Genève, Berne, Lausanne, Fribourg, tous lieux chargés de pittoresque et d'imprévu ? "Je ne puis vous dire ce que j'aime les rues, s'exclame-t-il. Dans toutes les villes, mais surtout celle-ci". Celle-ci, c'est Genève ; mais le constat vaut pour tout espace, urbain ou naturel, propice à la promenade telle que Cingria la conçoit, à savoir une découverte permanente du merveilleux au sein du quotidien, et une occasion constante de réconciliation avec le monde. Sont réunis ici trois témoignages majeurs de ce regard singulier : Florides helvètes, Impressions d'un passant à Lausanne et Musiques de Fribourg. Charles-Albert Cingria (1883-1954), né et mort à Genève dans une famille cosmopolite, a mené une vie peu conventionnelle, préférant la marge à l'officialité, et poursuivant en toute indépendance des recherches érudites sur le Moyen Âge et sa musique notamment. Proche de Ramuz, il fait partie en Suisse de l'équipe des Cahiers vaudois et d'Aujourd'hui. À Paris, où il donne grâce au soutien de Jean Paulhan d'étincelantes chroniques à la Nouvelle Revue française, son regard décalé et la virtuosité de son style lui valent l'estime de Max Jacob, Claudel, Cocteau, Jouhandeau.
La confession du pasteur Burg est un récit de neige et de feu. Car la faute obsède, au pays de Calvin. Le sentiment de culpabilité taraude les âmes et les coeurs. Il est le plus souvent lié à la chair, objet d'angoisse et de fascination : Geneviève. La vocation métaphysique, d'autre part, ou sa plus naturelle intuition, rend plus aigu, plus érodant, l'effet de l'introspection. Jean Burg se manifestera-t-il en vengeur ? Mais Geneviève révèle et change : elle est, au sens propre, celle qui annonce, l'évangéliste s'incarnant enfin au regard du juge médusé. La médiation de Geneviève gomme toute faute, le péché cède, s'efface, disparaît. Et c'est précisément à cet instant que le récit se crispe, que le drame se mue en tragédie et bascule dans l'immolation. Jacques Chessex L'oeuvre abondante du romancier et poète romand Jacques Chessex (1934-2009), récompensée à de multiples reprises, occupe une place majeure dans la littérature francophone. Seul auteur suisse à avoir reçu le Prix Goncourt (en 1973 pour L'Ogre), Jacques Chessex est mort soudainement d'une crise cardiaque alors qu'il participait à une conférence autour de l'adaptation théâtrale de La confession du pasteur Burg à la Bibliothèque publique d'Yverdon-les-Bains.