Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Usages et usagers de la route. Requiem pour un million de mort : 1860-2010
Orselli Jean
L'HARMATTAN
57,00 €
Épuisé
EAN :9782296556966
En un siècle et demi, l'isolement millénaire des terroirs a fait place à une société de la mobilité avec l'invention de la bicyclette et de l'automobile. En 1900, le chemin parcouru par chaque individu autrement qu'à pied est déjà 2,5 fois plus important que celui de 1860, le chemin de fer et la voiture attelée y ayant contribué pour moitié chacun. En 2010, il sera de 25 fois celui de 1900. L'accident mortel dans les transports dans la civilisation du cheval à son apogée en 1914 était aussi fréquent qu'aujourd'hui. Pourtant le risque culmina à 5 fois son niveau actuel à la fin des années 1970, le fatalisme de la civilisation du cheval ayant longtemps résisté à une sécurité construite. Dans les trois quarts des cas, alors comme aujourd'hui, la mort attendait au tournant de la route et non au coin de la rue. De cette histoire technique, économique, sociale, administrative et politique, qui n'a jamais été faite, Jean Orselli a réuni les fragments et les a confrontés à d'abondantes archives. L'attention portée aux statistiques, à la répression des infractions et aux organisations policières qui menèrent leur politique propre dès 1930, éclaire mieux que tout l'histoire des accidents. La théorisation de l'évolution de la sécurité depuis 1950, le succès et les limites de la politique de répression depuis 2002 et l'exemple de la Suède permettent d'entrevoir les étapes prochaines de l'amélioration de la sécurité dans une France qui n'a cessé d'être un des pays les plus sûrs.
Résumé : Quelques lettres de l'alphabet tracées sur une page de journal, la National Zeitung de Bâle, composent un tableau de Klee (Alphabet I). Partiellement effacé, sous la peinture de Klee, on lit le compte-rendu de la finale de la Coupe suisse de football de 1938. Le O de Klee mutile, ou cache à demi un nom, celui de Walacek, joueur suisse d'origine russe qui, cette année-là, prit une part décisive à la victoire de l'équipe nationale suisse sur l'équipe austro-allemande de Hitler, à Paris. A partir de ce rapprochement, une mémoire inventive tisse la trame d'événements historiques et fictifs, décisifs et anodins. Le lecteur est invité à un voyage narratif placé sous le signe du jeu et de la fantaisie, mais aussi d'une méditation plus dense. Des personnages imaginaires dialoguent avec des figures historiques, de Bertrand Russell à Klee lui-même, de l'avant-centre autrichien Sindelar à Hitler ; de même, les diverses langues s'associent-elles, quand l'Arioste donne la réplique à un paysan, quand des citations, des échos de Homère, de Pindare ou de Dante transforment la vie d'un homme en exemple de mémoire. Le goût pour les thèmes apparemment frivoles qui se resserrent soudains pour se développer en réflexions profondes apparaît aussi comme un hommage à Schopenhauer, sorte de miroir au pessimisme cosmique (et microcosmique) de l'auteur ; l'ombre du mal de l'histoire (le nazisme, 1938, veille de la guerre) s'étend sur les destins individuels. Seuls demeurent, non contaminés, le geste d'un artiste, l'?uvre d'un poète, le jeu inspiré d'un champion du ballon rond. Et les rêves aussi, les rêves de l'oublié Walacek qui peut-être, et par-dessus tout, recueillent par éclairs le rythme étrange et mystérieux de la vie.
La réhabilitation des immeubles de logement de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle représente une part très importante dans la pratique des architectes. Considérés individuellement, ces bâtiments s'affirment comme ordinaires, mais dans leur ensemble, ils contribuent à la définition du caractère urbain des villes. Lors de transformations, le problème consiste en comment garantir de bons résultats fondés sur le respect et la compréhension de l'architecture à transformer. Au cours de la dernière décennie, une collaboration s'est établie entre la ville de Lausanne et l'EPFL dans cadre du cours "UE-F : architecture et réhabilitation" , permettant d'analyser des immeubles in situ. Cette publication comprend une sélection de travaux d'étudiants exemplaires sur la rénovation d'immeubles d'habitation à Lausanne, accompagnés par des textes d'experts. Le but est de sensibiliser les opérateurs et le public, en agissant dans le seul espace d'action possible que le "patrimoine silencieux" nous offre : la conscience des valeurs élaborées par une culture du quotidien qui mérite d'être sauvegardée en dépit de son caractère courant.
Galeron Jean-François ; Ortelli Daniel ; Chenevas-
Super-héros ", " gladiateurs ", " magiciens ", " extraterrestres "... Les superlatifs ne manquent pas pour les qualifier. Libre à vous de choisir celui que vous préférez car ils sont chacun à la hauteur de ce que représentent ces 34 pilotes qui ont réussi à réaliser leur rêve le plus fou : devenir champion du monde de Formule 1. Certains d'entre eux n'ont pu y parvenir qu'une seule fois mais c'était le bon moment pour laisser une trace indélébile dans la catégorie reine du sport automobile. D'autres ont réussi ce tour de force de rester au sommet ou de reconquérir ce Graal un peu plus tard dans leur carrière. Mais tous n'y seraient jamais parvenu sans ces ingénieurs, véritables sorciers des temps modernes, et ces patrons d'équipe dont les personnalités resteront à jamais gravées dans la légende de la F1. De sacrées histoires que Daniel Ortelli et Loïc Chenevas-Paule, tous deux journalistes et auteurs, mais avant tout passionnés de Formule 1, racontent dans cet ouvrage à la construction bien particulière où nostalgie et (re)découvertes s'entremêlent avec une série de portraits illustrés par de remarquables photos signées par Jean-François Galeron et ses confrères. Le tout sous la houlette de Jean-Baptiste Gilou, chef d'orchestre de cette déclaration d'amour à des champions hors norme, des sportifs d'exception, des hommes remarquables. Tous.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.