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Lire Michaël Balint. Un clinicien pragmatique
Oppenheim Gluckman Hélène
CAMPAGNE PREM
16,00 €
Épuisé
EAN :9782915789256
Un clinicien pragmatique. Michaël Balint est surtout connu à travers "les Groupes Balint" qui représentent une modalité reconnue de formation des médecins et des soignants à la relation soignant soigné. Il a cherché aussi à faire progresser la théorie psychanalytique et la pratique des cures en tentant d'élargir leurs indications et de s'inscrire dans le débat sur les psychothérapies. Lorsqu'on se penche sur son oeuvre, les différents axes de recherche et de travail ne peuvent être dissociés les uns des autres. Ainsi, l'ensemble de ses théorisations sur le médical, la pratique des Groupes Balint s'appuient sur sa théorie des fonctionnement archaïques et des premières relations d'objet du nourrisson. Toute son oeuvre est centrée sur la question de la relation d'objet primitive et des aménagements nécessaires de la relation thérapeutique en fonction de celle-ci. Le médical est pour lui un de ces objets primitifs. Le livre aborde les différents aspects de son oeuvre : l'héritage de Ferenczi, la pratique des cures-type, la question des psychothérapies, les "Groupes Balint". Lire aujourd'hui l'oeuvre de M. Balint, souvent méconnue, peut être utile à tous ceux qui s'intéressent à la psychanalyse, aux débats actuels sur les psychothérapies, à la formation des psychanalystes et des médecins, aux relations complexes entre psychanalyse et médecine.
Oppenheim Gluckman Hélène ; Oppenheim Daniel ; Ros
Ce livre a plusieurs origines : le soixantième anniversaire de la libération d'Auschwitz, l'inauguration en France du Mémorial de la Shoah, l'année de la Pologne en France qui succède à son entrée dans l'Europe. Ce début du XXIème siècle voit aussi la disparition progressive de la première génération des juifs de Pologne venus en France, ce qui incite leurs petits-enfants à réfléchir avec une acuité accrue sur leur place et les responsabilités qui en découlent. L'idée de ce livre a surgi aussi après de nombreuses années où, à partir de notre expérience d'analystes, nous nous sommes intéressés à la traversée d'expériences somatiques difficiles mettant à mal l'identité subjective des patients et de leur entourage. Cette pratique professionnelle nous a sensibilisés aux questions soulevées dans ce livre. Le point de départ de l'entretien et du récit a été le départ de Pologne et non la Shoah afin que la place de celle-ci, événement majeur de leur histoire, ne soit pas d'emblée mise en position de tout surdéterminer. Alors pouvait mieux apparaître le rôle de ce qu'ont vécu leurs grands-parents et leurs arrière-grands-parents avant la guerre, ainsi que celui des spécificités de l'histoire ou du fonctionnement familial. Pouvait aussi mieux apparaître la continuité ou la rupture dans laquelle ils tentent de s'inscrire (symbolique, imaginaire, mythique) La lecture que nous proposons de ces entretiens n'a pas pour but ni pour vocation d'étudier la psychopathologie spécifique de ceux que nous avons rencontrés ou celle de leur famille, mais de faire apparaître certains traits significatifs de leur questionnement, de leurs façons de penser, de leurs choix de vie à partir de leur histoire, telle qu'ils l'ont reçue, perçue, comprise, assumée, telle qu'ils la disent. Notre lecture n'est pas la seule possible, bien sûr, mais nous souhaitons en montrer la cohérence et la pertinence dans la compréhension de cette troisième génération, et plus généralement dans la compréhension des positions subjectives des descendants d'immigrés dont les familles ont traversé des épreuves difficiles. Pourquoi la Pologne ? C'est dans ce pays que vivaient avant la Deuxième Guerre mondiale le plus grand nombre des Juifs européens, c'est aussi là que fonctionnèrent les plus importants camps d'extermination. Pourquoi la Pologne seule, et pas les autres pays d'Europe d'où sont venus des Juifs ? Pour des raisons d'homogénéité. Pourquoi la troisième génération ? Parce qu'elle n'a pas eu à subir les effets directes de l'exil et de la Shoah et que l'intégration en France après deux générations peut sembler acquise. Cette stabilité et cette sécurité les laissent plus libres de redéfinir leur propre place et leurs responsabilités dans la transmission de l'histoire familiale."
A une époque où les progrès techno-scientifiques de la médecine risquent parfois de la réduire à une pratique d'actes techniques, ce texte témoigne de l'importance de prendre en compte l'éthique des soins en donnant la parole aux patients. Plus précisément, cet ouvrage décrit l'expérience vécue par un enfant ou un adolescent traité pour un cancer ainsi que les moyens de l'aider, lui et sa famille, à traverser cette épreuve et apporte ainsi des éléments de réponse à la question de la souffrance de l'enfant et de ses proches. S'appuyant sur une longue expérience clinique psychothérapeutique, il démontre également l'intérêt de l'approche globale en cancérologie, et la confiance lucide dans la créativité de l'enfant, dans son devenir, dans la solidarité de la famille. La première partie développe les spécificités de l'enfant cancéreux; la seconde traite certaines situations difficiles (l'angoisse, la douleur, l'opposition au traitement, la confrontation à la mort, la tentation euthanasique, les thérapies cellulaires, les cancers d'origine génétique); la troisième décrit le soutien aux familles (groupes de parents, parents et fratries en deuil); la quatrième présente l'environnement thérapeutique (la scolarité, la créativité artistique, les clowns, l'usure des soignants). Au-delà des professionnels, psychologues, psychiatres, psychanalystes, pédiatres et cancérologues, cet ouvrage intéressera les parents d'enfants ou d'adolescents touchés par le cancer, le personnel soignant, les étudiants de psychologie et toute personne concernée par le cancer car l'expérience de l'enfant éclaire bien souvent celle de l'adulte. Biographie de l'auteur Psychiatre, psychanalyste, Daniel Oppenheim travaille depuis seize ans dans le Département d'oncologie pédiatrique de l'Institut Gustave Roussy à Villejuif, le plus important centre de cancérologie en Europe. Il est l'auteur notamment de Dialogues avec les enfants (Seuil, 2000) et Parents en deuil (Eres, 2002).
L'éducation est un instrument indispensable pour former l'enfant et le préparer à la vie d'adulte ; elle est aussi une arme puissante pour réduire les inégalités et changer le monde. C'est ainsi que l'ont comprise les pionniers arrivés en Palestine au début du XXe siècle, lorsqu'ils ont fondé les kibboutz, collectivités agricoles, socialistes et juives, créées dès 1910. Etrange croisement en effet que cette rencontre des idées marxistes issues de l'Europe de l'Est et du mouvement sioniste ! Elle donna lieu à des expériences d'éducation collective d'une grande inventivité, notamment avec les enfants nés au kibboutz du Hashomer Hatza'ir, et dans lesquelles la psychanalyse joua un rôle central, bien que controversé. Abondamment commentée, cette histoire-là est néanmoins peu connue. Guido Liebermann qui a vécu, adolescent, dans un kibboutz, nous en livre un récit vivant, et analyse les apports de la psychanalyse freudienne à la pédagogie moderne et à l'éducation, sujet plus que jamais d'actualité. Au cours de ses recherches, l'auteur a pu consulter un grand nombre d'archives, et rencontrer les derniers témoins de cette aventure inouïe et passionnante.
Le transfert est l'un des concepts-clés et le ressort le plus important de la psychanalyse. C'est par lui que l'inconscient s'implique dans la cure. Sa mise au jour et son élaboration théorique reviennent incontestablement à Freud. Sans transfert, allié irréductible et rebelle, l'analyse est impossible. Freud ne cesse de le rappeler et de le redécouvrir, mais, précise-t-il, "il bouleverse tous les calculs" et "doit être deviné". Dans cet ouvrage, Catherine Muller analyse la confrontation de Freud à l'inconscient dans le surgissement du transfert au fil de sa clinique. Ce concept s'y révèle avec clarté, et dévoile les paradoxes avec lesquels s'est construite la rationalité freudienne. Cette étude, originale et inédite, met en lumière la nécessité d'une présence d'énigme qui tient à l'inconscient lui-même.
Résumé : L'incertitude de la paternité face à la certitude de l'enfantement par la mère est le roc sur lequel semble fondée la loi symbolique. Mais aujourd'hui, le dogme de la mère absolument certaine et du père toujours incertain a volé en éclats. Le père génétique peut être sûr, quand la mère qui met au monde n'est plus nécessairement celle qui a conçu, ce que Lacan, ni a fortiori Freud, n'avaient pu prévoir. Les psychanalystes n'ont pas à trancher sur les formes que prennent les parentalités, pas plus qu'ils n'ont à garantir la qualité d'une filiation, mais ils ne peuvent ignorer ces renversements fondamentaux. Issu d'un colloque interdisciplinaire réunissant psychanalystes, médecins, historiens, anthropologues et philosophes, ce livre ouvre ces questions trop souvent fermées par des prises de position idéologiques.