Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Héritiers de l'exil et de la Shoah. Entretiens aves des petits-enfants de Juifs venus de Pologne en
Oppenheim Gluckman Hélène ; Oppenheim Daniel ; Ros
ERES
25,50 €
Épuisé
EAN :9782749205786
Ce livre a plusieurs origines : le soixantième anniversaire de la libération d'Auschwitz, l'inauguration en France du Mémorial de la Shoah, l'année de la Pologne en France qui succède à son entrée dans l'Europe. Ce début du XXIème siècle voit aussi la disparition progressive de la première génération des juifs de Pologne venus en France, ce qui incite leurs petits-enfants à réfléchir avec une acuité accrue sur leur place et les responsabilités qui en découlent. L'idée de ce livre a surgi aussi après de nombreuses années où, à partir de notre expérience d'analystes, nous nous sommes intéressés à la traversée d'expériences somatiques difficiles mettant à mal l'identité subjective des patients et de leur entourage. Cette pratique professionnelle nous a sensibilisés aux questions soulevées dans ce livre. Le point de départ de l'entretien et du récit a été le départ de Pologne et non la Shoah afin que la place de celle-ci, événement majeur de leur histoire, ne soit pas d'emblée mise en position de tout surdéterminer. Alors pouvait mieux apparaître le rôle de ce qu'ont vécu leurs grands-parents et leurs arrière-grands-parents avant la guerre, ainsi que celui des spécificités de l'histoire ou du fonctionnement familial. Pouvait aussi mieux apparaître la continuité ou la rupture dans laquelle ils tentent de s'inscrire (symbolique, imaginaire, mythique) La lecture que nous proposons de ces entretiens n'a pas pour but ni pour vocation d'étudier la psychopathologie spécifique de ceux que nous avons rencontrés ou celle de leur famille, mais de faire apparaître certains traits significatifs de leur questionnement, de leurs façons de penser, de leurs choix de vie à partir de leur histoire, telle qu'ils l'ont reçue, perçue, comprise, assumée, telle qu'ils la disent. Notre lecture n'est pas la seule possible, bien sûr, mais nous souhaitons en montrer la cohérence et la pertinence dans la compréhension de cette troisième génération, et plus généralement dans la compréhension des positions subjectives des descendants d'immigrés dont les familles ont traversé des épreuves difficiles. Pourquoi la Pologne ? C'est dans ce pays que vivaient avant la Deuxième Guerre mondiale le plus grand nombre des Juifs européens, c'est aussi là que fonctionnèrent les plus importants camps d'extermination. Pourquoi la Pologne seule, et pas les autres pays d'Europe d'où sont venus des Juifs ? Pour des raisons d'homogénéité. Pourquoi la troisième génération ? Parce qu'elle n'a pas eu à subir les effets directes de l'exil et de la Shoah et que l'intégration en France après deux générations peut sembler acquise. Cette stabilité et cette sécurité les laissent plus libres de redéfinir leur propre place et leurs responsabilités dans la transmission de l'histoire familiale."
Le dessinateur Grady Klein s'est associé à un psychologue cognitif, Danny Oppenheimer, pour présenter aux lecteurs, à travers un roman graphique, le monde complexe et souvent amusant de la psychologie. La psychologie est l'étude du comportement humain. Elle explore la façon dont nos esprits perçoivent le monde qui nous entoure. C'est une entreprise scientifique sérieuse et méthodique. Pourtant, comme le soulignent les auteurs, l'étude de l'âme humaine s'avère très drôle ! En proposant une observation détaillée de la perception, des émotions, du stress, de la cognition et plus encore, Psychologix est un moyen idéal, pour les étudiants et les lecteurs curieux, d'en savoir plus sur la psychologie.
Résumé : Les troubles de la sexualité eurent un rôle privilégié dans l'invention freudienne; ils se retrouvent encore souvent parmi les symptômes mis en avant par ceux qui consultent les psychanalystes. Même s'ils ne sont plus considérés comme la meilleure indication de la cure analytique, ils n'en fournissent pas moins des thèmes privilégiés aux associations qui s'y déploient. C'est ainsi que l'expérience analytique peut conforter l'importance de la psychosexualité et de ses avatars. Cette monographie n'est ni une nouvelle compilation, ni un recensement exhaustif et descriptif de ces troubles; elle entend traiter d'une problématique essentielle, située au coeur de la réalité physique et psychique de l'humain.
Résumé : La psychanalyse a constitué la première approche globale et cohérente du psychisme humain. Elle se trouve aujourd'hui confrontée à des approches concurrentes. Peut-elle ignorer les apports des neuro-sciences et des cognitivismes ? Peut-elle en négliger les risques ? Peut-elle accepter d'en être ignorée ? On voit aujourd'hui se développer des oppositions doctrinales stériles sur la base de méconnaissances désolantes et de vues partielles et biaisées. Il existe, certes, des divergences quant aux axiomatiques, aux modes de pensée, aux démarches d'élaboration de la connaissance, aux techniques et aux pratiques. Il est urgent d'y réfléchir en se gardant de vaines polémiques. Le repli sectaire, la frilosité hautaine du " splendide isolement ", la morgue, le mépris des positions autres, sont contraires à l'esprit scientifique lui-même ; la vérité s'y érode toujours dans les replis de l'erreur. Seuls le dialogue, la connaissance et la reconnaissance mutuels en permettront le dépassement. C'est dans cet esprit qu'ont travaillé les auteurs du présent volume. Face à la naïveté de ceux qui prétendent nier l'inconscient et les acquis de la théorie freudienne, ils témoignent de la capacité de la psychanalyse à s'ouvrir et à se renouveler.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
Résumé : La psychanalyse a produit avec Freud une mutation sans précédent dans la conception de l'homme : désormais nous savons qu'un déterminisme inconscient organise notre existence. Ce déterminisme se révèle clairement, avec Lacan, comme celui du langage lui-même. Dès lors que la psychanalyse reconnaît cette dimension, elle doit, bien sûr, lui laisser toute sa place dans la théorie. Celle-ci a sa rigueur, qui n'est pas seulement liée à un usage réglé des concepts. Mais il faut poser surtout qu'elle ne se réduit jamais à un ensemble d'énoncés où l'on oublierait l'énonciation.
Freud évoquait le "saut mystérieux" du psychique dans le corporel. Avec les affections psychosomatiques, c'est au problème inverse qu'on a affaire: comment "convertir" en psychique, en représentations et en mots, ce qui s'exprime sous forme de troubles divers, allant de l'insomnie persistante au malaise cardiaque Car aux théâtres du corps, le plus souvent, les mots manquent pour dire l'angoisse et la souffrance; seul le soma parle un langage obscur, comme si les conflits lointains et les émotions étouffées de l'infans n'avaient jamais pu trouver leur lexique propreOn connaît le talent de Joyce McDougall pour faire participer - au plus près de la clinique et des hypothèses théoriques que suscite l'expérience - ses lecteurs à son travail d'analyste et à la passion de comprendre qui l'anime. Ce ne sont pas alors des cas qu'on observe du dehors, c'est un voyage qu'on entreprend avec des êtres humains qui nous ressemblent, pour peu qu'on consente à entendre, comme l'a noté Michelet, "la foule de ceux qui n'ont pas vécu assez" et les mots "qui ne furent jamais dits"
Rejet du « réel » au profit du « virtuel », banalisation de la violence, perte de légitimité des figures de l'autorité, montée des diverses toxicomanies, attitudes inédites face à la procréation comme face à la mort, nouvelles formes de libertinage, difficultés d'une jeunesse sans perspectives, multiplication spectaculaire des états dépressifs... la liste est longue des changements récents qui témoignent d'une évolution radicale des comportements des individus et de la vie en société. Et qui provoquent une véritable crise des repères suscitant le désarroi des humains, à commencer par ceux qui font profession d'éduquer, de soigner ou de gouverner leurs semblables. C'est à une véritable mutation à la fois de la subjectivité et de l'existence collective que nous assistons aujourd'hui; où l'on voit apparaître ce que l'on peut déjà appeler, avec Charles Melman, « la nouvelle économie psychique ». Son moteur n'est plus le désir mais la jouissance. L'homme du début du XXIe siècle est sans boussole, sans lest, affranchi du refoulement, moins citoyen que consommateur, un « homme sans gravité », produit d'une société libérale aujourd'hui triomphante, qui semble n'avoir plus le choix: il est en quelque sorte sommé de jouir.
Résumé : La sublimation ? la dérivation des pulsions vers des objets non sexuels, socialement valorisés ? est un concept psychanalytique insatisfaisant : depuis 1905 que Freud l'a décrite, on ne voit clairement ni son mécanisme ni sa genèse. Le "personnage" en question est donc d'abord l'auteur, en quête du concept. Mais c'est aussi, c'est surtout, le Léonard de Freud, le Monsieur Teste de Valéry, le Richard III de Shakespeare, le Valéry de Pontalis, sans oublier ces femmes "à passions élémentaires, enfants de la nature qui refusent d'échanger le matériel contre le psychique" : autant de personnages vivant d'une vie intermédiaire, mi-héros de papier, mi-personnes réelles. Mathilde Girard fragmente ainsi le concept de sublimation en petites quantités ? rencontres, parcours croisés, passions discrètes, dérives nouvelles. Elle en étudie la survenue, l'activité : quand ? de quelle manière ? Pourquoi chez l'un et pas chez l'autre, pourquoi chez ce personnage qui est "souvent un homme, et même un homme génial"? "Dans son génie, il ressemble à l'enfant qu'il était, qu'il a gardé en lui. Il fait des projets, des croquis d'espaces, des dessins d'oiseau. Parfois il part dans ses pensées pendant longtemps. Il s'abstrait. Il s'excepte du monde." Ce livre est l'histoire d'un personnage passionnel qui se heurte exemplairement à nos raisons culturelles.