Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
DEMAIN SERA UN AUTRE JOUR
ONETTI JUAN CARLOS
SERPENT A PLUME
5,61 €
Épuisé
EAN :9782908957259
Ce qu'il restait de la nuit, la noirceur qui l'entourait, cherchaient à la convaincre de la nécessité d'une descente, d'une immersion lente et sans heurts. A bout de forces, elle se rebellait pourtant et parvenait à se revoir au milieu d'un bal de campagne, où seul le vin doré donnait de la joie, où personne n'était ivre, le cercle des danseurs tournoyait au rythme des chansons, se laissait porter par elles, ce cercle qui fut sien, où elle évoluait légère et vêtue d'une robe à fleurs, heureuse, ignorant rides et petites douleurs des articulations, la peau du visage si fraîche, si lisse, à laquelle l'heureuse fatigue donnait un teint de rose, un œillet dans les cheveux, un œillet dans la poitrine, un œillet dans la bouche. Si heureuse et redoutant tant de ne l'être plus qu'elle tâtonna dans l'ombre pour attraper d'autres somnifères, davantage de jerez... Le jour sombre dans les ténèbres, la réalité taraude le rêve, l'âge ronge les êtres comme des statues de sel, l'amour dépose ailleurs ses sortilèges : onze textes brefs d'un maître du genre disent le vertige qui saisit chacun d'entre nous face à son destin, aussi précaire qu'inexorable.
Résumé : Une jeune fille qui devient folle à la mort de son fiancé passera le reste de sa vie à l'attendre, se promenant en robe de mariée, la ville entière encourageant son délire. Un prêtre raté laisse mourir sa femme d'une grossesse qu'elle ne peut supporter, au nom des principes de la morale religieuse. Un homme qui vit en proie au remords parce que, sans le vouloir, il en a conduit un autre au suicide est interrogé par la police au sujet d'un crime auquel il est étranger, comme si son sentiment de culpabilité avait dépassé les limites de sa propre conscience... Douze nouvelles composent ce recueil, comme autant d'îles de cet archipel romanesque unique dans la littérature du Rio de la Plata qui est celui de Juan Carlos Onetti. Et si tous leurs personnages, également ballottés entre la déveine et la misère, restent prisonniers de leur obscure condition de damnés, voués à la résignation, au renoncement, à la trahison, au désespoir, ils n'en rêvent pas moins de pureté, et comme d'un bonheur d'avant la vie. Orphelins d'une spiritualité qu'ils ignorent, mais dont ils ont la nostalgie, une lumière oblique les touche néanmoins, qui leur vient de l'écriture hallucinée d'Onetti. Car l'écrivain dénude, certes, la condition de ses créatures avec un cruel sourire, mais non sans pitié et pour mieux saisir le tremblement du divin au fin fond du gouffre.
Louche médecin à Lavanda, Medina doit vite abandonner ses activités. Sous la férule de Frieda von Kliestein et du douteux marchand de tableaux Carve-Blanco, il revient à sa vocation première: la peinture.Il exécute des portraits et des nus, notamment d'Olga et de Juanina, deux femmes fascinantes dont il fait ses maîtresses, quoiqu'il entretienne depuis toujours avec Frieda une liaison violente, cruelle, mais, finalement, constante.Puis Medina quitte Lavanda et le monde foisonnant et ambigu qu'il y avait fréquenté. Il renonce à son art, retourne à Santa María, "sa" ville, dont il a gardé la nostalgie, pour y exercer de nouveau le métier de commissaire, tandis que Frieda, qui l'a suivi, y devient chanteuse de beuglant. Avec eux, encore, Seoane, jeune alcoolique et drogué qui est peut-être un fils naturel de Medina, et dont Frieda a fait son amant, par jeu. Un jeu qui s'achèvera dans la tragédie.
C'est alors que raconte l'histoire de Magda, une très belle prostituée de Buenos Aires, arrachée au bordel d'une certaine madame Safo et luxueusement entretenue par un important chef militaire. Lequel, marié à une femme immensément fortunée, est incapable de sortir de la situation pour épouser la jeune femme. Sans doute par dépit amoureux, Magda a-t-elle continué à exercer le plus vieux métier du monde. Jusqu'au jour ou un client l'a trouvée baignant dans le sang, la tête éclatée par un coup de revolver. En même temps, un avion s'écrasait, à bord duquel voyageait l'homme qu'elle aimait. Dans ce récit concis et précis, mais émietté, on réentend la voix du grand romancier de ha vie brève, Le chantier, Ramasse-vioques, du conteur incomparable des Bas fonds du rêve. Et l'on retrouve sa vision du monde qui, farouchement pessimiste, ne nous laisse cependant pas oublier que seul le pessimiste sait se révolter contre le mal quand l'optimiste, lui, ne fait que s'en étonner. Ainsi Onetti transforme-t-il son désespoir en un cri éperdu pour réclamer un peu de solidarité, et un peu plus de tendresse.
Résumé : Santa María : un bourg hypothétique du rio de la Plata avec, au centre, la gare et son lot continu de colons, nomades et personnes déplacées ; avec ses lieux stratégiques : le journal local, le café, l'église, la Colonie et, en haut de la côte, une mystérieuse maisonnette aux volets bleus. Un jeune homme de seize ans, dont les yeux et la voix commandent le récit, voit débarquer du train un homme mûr aux traits conquérants et trois femmes extravagantes. Ce sont Ramasse et ses vioques, venus scandaliser - ou fasciner ? - la petite agglomération coloniale. Mais Jorge Malabia vit intensément les tourments de l'adolescence à la faveur de cette arrivée démoniaque et dans l'atmosphère morbide où se complaît la belle et troublante veuve de son frère. Entre la chambre de Julita et la maisonnette de la côte, Jorge vivra tous les émois, tous les élans, dans le mensonge et les blessures qui le mèneront à l'âge adulte. Roman d'apprentissage ? Certes, mais aussi étonnante méditation, ironique et saccadée, sur ces rivages sombres, dépeuplés du rio de la Plata, dans cette Santa María ville mythique que l'Uruguayen Juan Carlos Onetti bâtit d'un livre à l'autre, où l'ennui le dispute au tourment, où le péché fleurit comme sur l'arbre le plus rabougri du jardin d'Eden.
Biographie de l'auteur Roland Brival a vécu aux Antilles, aux États-Unis et en Angleterre, avant de s'installer à Paris. Ecrivain reconnu, il est l'auteur de douze romans publiés à ce jour. Il poursuit également une double carrière de musicien de jazz et de plasticien.
Guerre en Yougoslavie, en Irak, en Palestine, au Venezuela, en Afrique... Que fait l'ONU, à quoi sert-elle ? Et du reste qu'en sait-on ? Quelques images rapides à la télévision de réunions du Conseil de sécurité, quelques courtes interviews de son Secrétaire général et parfois le débarquement des Casques bleus dans une région du globe avec quelques idées reçues : l'ONU coûte cher, les fonctionnaires internationaux sont des nantis, etc. Première enquête d'investigation journalistique au sein du système onusien et de ses organisations internationales, celle-ci intervient à un moment où se pose avec force dans plusieurs grands conflits la question du rôle et de l'efficacité de l'ONU. Faut-il brûler l'ONU ? est donc un livre d'actualité. Enquêter au sein de l'ONU conduit à un constat interne accablant : le droit du travail est quasiment inexistant, l'emploi d'une précarité insoupçonnée - sauf pour les hauts fonctionnaires internationaux nommés aux postes de direction par les Etats, essentiellement les grandes puissances occidentales qui s'octroient 60 % de ces postes -, la justice inique, le harcèlement psychologique, sexuel et le mobbing répandus, la répression syndicale importante, etc. Mais ce n'est pas tout. A cette situation interne s'ajoute le bilan catastrophique de plus d'un demi-siècle d'ONU. Si vous lisez ce livre en une heure, dans le même temps 900 personnes seront mortes de faim. Des épidémies anciennes et nouvelles se propagent, trois milliards d'habitants sur six "vivent" avec moins de deux dollars par jour, un milliard ne sait ni lire ni écrire, un milliard est sans travail, 800 millions d'individus n'ont pas accès aux soins, le revenu par habitant est aujourd'hui plus bas dans 80 pays qu'il y a dix ans... Que reste-t-il de la Charte des Nations Unies ? Faut-il vraiment brûler cette Organisation qui ne serait plus que " le machin " de quelques grandes puissances ?
Editeur de Jules verne, mais aussi de Balzac, de George Sand, de Victor Hugo, Hetzel est au cœur de la littérature de son époque. Découvreur de talents, il n'hésite pas à "rewriter" les œuvres de ses auteurs. Il accueille des dessinateurs prestigieux tels Grandville, Gavarni et Gustave Doré, et fait travailler ses "reporters d'images" à l'illustration des Voyages extraordinaires de Jules Verne. Ignorant les frontières, il adapte des auteurs anglais et russes, invente le marketing éditorial, lutte contre la contrefaçon, lance les cartonnages de luxe. C'est le créateur de la littérature de jeunesse avec des ouvrages du Magasin des enfants, sa revue le Magasin d'Education et de Récréation et les Albums Stahl de Mademoiselle Lili. C'est aussi un auteur qui signe Stahl ou "un papa". Autodidacte, idéaliste, loyal et fidèle, résolument moderne, il contribue à l'instauration de la IIe République. Exilé après le coup d`Etat de 1851, il milite pour une éducation républicaine et laïque dont les lois de Jules Ferry assureront la consécration. Cette vie passionnée d'un homme aussi célèbre par ses colères que par son humour est racontée ici, illustrée par des cahiers hors texte et complétée par des annexes documentaires.
Un proverbe algérien dit : " Accompagne le menteur jusqu'à la porte de sa demeure. " Latifa Ben Mansour nous offre dans ce livre " les clés des citadelles enfouies sous les monceaux de mensonges ". Elle entrouvre pour nous des portes secrètes et nous promène à travers les méandres de la langue arabe et les venelles d'une mémoire engloutie. A l'heure du " choc des civilisations ", elle s'emploie à venir à bout des remparts de la haine en ressuscitant des textes majeurs occultés. Qui a entendu parler du pacte de Médine, dicté et signé par le Prophète Muhammad en l'an 1 de l'hégire (623) - dans lequel il fixait les droits et les devoirs des tribus juives en terre musulmane - ou du pacte de Najran, scellé en l'an 10 (632) entre le Prophète Muhammad et les chrétiens du Yémen ? Qui sait que le Hidjaz, La Mekke et Médine furent dès l'aube de l'islam, le berceau de la poésie érotique, du chant et de la musique ? Qui connaît les " Perles du Hidjaz et des Quraych " : Sukaïna Bint Al Hussaïn et Aiche Bint Talha ? Elles furent les mécènes des poètes, des musiciens, des chanteurs et refusèrent de porter le voile. Sait-on encore que les femmes musulmanes peuvent exiger " Al'Usma : 1'impeccabilité " et la monogamie de leurs époux à la signature de leur contrat de mariage ? N'a-t-on pas oublié que l'émir Abd El Kader déclara le jihad aux musulmans de Syrie et du Liban pour sauver 12 000 chrétiens du massacre ? L'auteur nous replonge aux sources de la culture arabe et de la civilisation musulmane occultées par les mensonges qui génèrent l'ignorance et la violence. Elle convoque Kafka, Hannah Arendt, Saussure, Freud, Lacan, ainsi que les grands textes arabes profanes écrits par Abou Al Faradj Al Isfahani et les textes sacrés : le Coran et la Tradition du Prophète.