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Ramasse-vioques
Onetti Juan-Carlos
GALLIMARD
14,25 €
Épuisé
EAN :9782070707546
Santa María : un bourg hypothétique du rio de la Plata avec, au centre, la gare et son lot continu de colons, nomades et personnes déplacées ; avec ses lieux stratégiques : le journal local, le café, l'église, la Colonie et, en haut de la côte, une mystérieuse maisonnette aux volets bleus. Un jeune homme de seize ans, dont les yeux et la voix commandent le récit, voit débarquer du train un homme mûr aux traits conquérants et trois femmes extravagantes. Ce sont Ramasse et ses vioques, venus scandaliser - ou fasciner ? - la petite agglomération coloniale. Mais Jorge Malabia vit intensément les tourments de l'adolescence à la faveur de cette arrivée démoniaque et dans l'atmosphère morbide où se complaît la belle et troublante veuve de son frère. Entre la chambre de Julita et la maisonnette de la côte, Jorge vivra tous les émois, tous les élans, dans le mensonge et les blessures qui le mèneront à l'âge adulte. Roman d'apprentissage ? Certes, mais aussi étonnante méditation, ironique et saccadée, sur ces rivages sombres, dépeuplés du rio de la Plata, dans cette Santa María ville mythique que l'Uruguayen Juan Carlos Onetti bâtit d'un livre à l'autre, où l'ennui le dispute au tourment, où le péché fleurit comme sur l'arbre le plus rabougri du jardin d'Eden.
Résumé : Une jeune fille qui devient folle à la mort de son fiancé passera le reste de sa vie à l'attendre, se promenant en robe de mariée, la ville entière encourageant son délire. Un prêtre raté laisse mourir sa femme d'une grossesse qu'elle ne peut supporter, au nom des principes de la morale religieuse. Un homme qui vit en proie au remords parce que, sans le vouloir, il en a conduit un autre au suicide est interrogé par la police au sujet d'un crime auquel il est étranger, comme si son sentiment de culpabilité avait dépassé les limites de sa propre conscience... Douze nouvelles composent ce recueil, comme autant d'îles de cet archipel romanesque unique dans la littérature du Rio de la Plata qui est celui de Juan Carlos Onetti. Et si tous leurs personnages, également ballottés entre la déveine et la misère, restent prisonniers de leur obscure condition de damnés, voués à la résignation, au renoncement, à la trahison, au désespoir, ils n'en rêvent pas moins de pureté, et comme d'un bonheur d'avant la vie. Orphelins d'une spiritualité qu'ils ignorent, mais dont ils ont la nostalgie, une lumière oblique les touche néanmoins, qui leur vient de l'écriture hallucinée d'Onetti. Car l'écrivain dénude, certes, la condition de ses créatures avec un cruel sourire, mais non sans pitié et pour mieux saisir le tremblement du divin au fin fond du gouffre.
Résumé : " L'imprécision du cadre convient à un roman qui déroule en une nuit ses visions d'espoirs manqués, de luttes de factions, lente dissolution de la " vie brève ", chaque homme gisant sans rien retenir en partage. Sauf la peur ; tout : âme, paix, convictions est ressenti comme " divisé " du corps. Une nuit de chien, sans doute un des meilleurs livre de Juan Carlos Onetti, célèbre la sinistre assomption de l'angoisse. Et l'échec de la raison, et de toute raison de vivre. " Claude-Michel Cluny, Le Figaro littéraire, 1987
Résumé : " Pourquoi écrivez-vous ? " " Je suis un homme à ce point abandonné de la main de Dieu que je n'ai pas le moindre démon, pas le plus minuscule fantôme qui m'obligent ou me supplient de les exorciser. J'écris parce que c'est pour moi un acte amoureux qui me procure du plaisir. Je serais bien téméraire et je risquerais de me condamner à la stérilité si je décidais de découvrir et de révéler le mobile qui me force, par moments, à manipuler, parfois en plein jour, parfois dans l'insomnie du petit matin, un stylo et un morceau de papier pour dessiner une phrase, remplacer un adjectif inadéquat qui s'est échappé le jour précédent, ou écrire deux ou trois pages. Aussi ma réponse à votre question est-elle aussi simple qu'inutile : je ne sais pas pourquoi j'écris. Je peux certifier que je n'anticipe pas le destin de mes livres et qu'ils sont libres de tout engagement. Y compris à l'égard d'hypothétiques lecteurs. "
Résumé : " Larsen, le héros du Chantier, surprendra-t-il le lecteur européen ? On peut imaginer, au contraire, que celui-ci découvrira dans ce personnage " un air de famille ". Larsen ne nous est pas inconnu... Il a des cousins, sur le vieux continent, qui pourraient s'appeler Meursault ou Roquentin... Le chantier est le roman d'une sorte de mensonge existentiel. Ces hommes, d'ailleurs, détruisent ce qu'ils voudraient sauver. "
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.