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La nouvelle économie des territoires
Ollivro Jean
APOGEE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782843983818
Nous ne vivons pas une crise, nous vivons une formidable mutation.A l'heure où certaines dynamiques internationales s'affaissent et où l'on constate une crise cumulée (financière, économique, écologique, sociale...), on assiste en effet à une impressionnante dynamique de reterritorialisation des sociétés. Ce mouvement fut un temps préconisé par quelques idéologues qui prônaient une économie alternative, les circuits courts, l'économie de proximité, la prise en charge par les acteurs locaux et régionaux de la maîtrise de leur propre destin.... Le point intéressant est qu'aujourd'hui cette nouvelle économie des territoires se réalise moins pour des motifs idéologiques que pour des raisons de coût. Le renchérissement du prix de l'énergie (10 dollars le baril de brent en 1999, plus de 80 aujourd'hui...), la paupérisation croissante de certaines sociétés conduisent ainsi à un changement radical concernant l'échelle du fonctionnement économique. Alors qu'il y a peu, par la mondialisation jugée inéluctable, les habitants étaient de plus en plus inféodés à des produits externes, ils sont par la force des choses de plus en plus contraints à rechercher sous leurs pieds et dans les espaces de proximité les ressources nécessaires à leur propre développement.Cette évolution est-elle bénéfique? Si oui, comment l'accompagner? A l'heure où les déplacements mécaniques sont de plus en plus difficiles et l'information planétaire de plus en plus généralisée, quelles sont aujourd'hui les stratégies pour concilier le développement local et l'ouverture internationale? En somme, comment vont fonctionner des sociétés qui auront sur leurs écrans ou présentoirs des mondes auxquels ils pourront de plus en plus difficilement accéder?
Depuis plus d'un siècle, l'essor de la vitesse est sans doute l'élément qui a le plus modifié la vie des gens. Des origines de l'humanité au milieu du XIXe siècle, l'homme s'est déplacé à des vitesses comparables, approchant le mètre à la seconde. Puis, à partir de 1850, les temps de transport ont été successivement bouleversés par l'essor des vitesses mécaniques, des télécommunications puis par le développement des vitesses interactives. L'époque actuelle marque une "accélération de l'accélération" où l'homme semble dominé par les nouvelles technologies d'information et de communication. Mais pourquoi, alors que l'on n'a jamais disposé d'autant de temps "libre", est-on aussi pressé? Pourquoi la vitesse est-elle devenue aussi impérative dans la société? Quelle est l'origine (et l'histoire) de cette "civilisation de la vitesse?" Comment mieux comprendre cette "vie à cent allures" dans laquelle nous sommes plongés au quotidien, pour le meilleur et pour le pire? Faut-il, finalement, faire "l'éloge de la lenteur" ou au contraire "être encore plus fou": réinvestir, avec les nouvelles technologies, cette société de l'urgence pour être capable de porter une utopie? Face à ces questions très actuelles, l'ouvrage de Jean Ollivro apporte des clés majeures pour comprendre cette évolution de fond qui touche l'ensemble de notre société, en mettant à jour les effets économiques, sociaux et culturels de ce qui s'apparente parfois à une réelle "dictature de la trotteuse".
1870. Au coucher du soleil, la charrette gravit les collines. Andres et Kroot, tout jeunes mariés, viennent prendre possession de leur ferme et de leurs terres. C'est là qu'ils s'apprêtent à vivre, s'atteler à la tâche, fonder une famille et construire un domaine. Puis mourir. Mais les champs sont empierrés, l'habitation délabrée, les prairies inondées et le voisin querelleur. Et si les fermiers ne manquent ni de forces ni de courage, la vie est rude et fait fuir valet et servante. Les enfants naissent, des filles surtout, au grand dam d'Andres qui rêve du garçon qui prendra la relève. Avec un art romanesque consommé, un sens du détail au plus près de la réalité, l'auteur relate les péripéties de la lutte d'un homme en quête de justice, face à l'adversité et à la course inéluctable du temps. A travers son histoire et celle de sa descendance, La Colline-du-Voleur et les volumes suivants brossent un tableau de l'Estonie, et de l'Europe, du début du xxe siècle. Une fresque dans laquelle l'auteur dévoile les aspirations de chacun aux prises avec les contraintes sociales ou les préjugés moraux. C'est toute la condition humaine qui est exposée ici. Biographie de l'auteur Auton Hansen, de son nom de plume Tammsaare, naît en Estonie en 1878. Féru de littérature et avide de connaissance, il suit des études poussées dans de nombreux domaines. Il publie un premier recueil de nouvelles, suivi par de nombreux autres récits. Il s'installe à Tallinn en 1919 et ne cesse de travailler jusqu'à sa mort en 1940. Traducteur d'Oscar Wilde et de Dostoïevski, A H Tammsaare écrit les cinq volumes de Vérité et Justice entre 1926 et 1933. La Colline-du-Voleur est le premier volet de ce grand classique estonien.
Une véritable révolution dans l'organisation du peuplement a eu lieu en Bretagne depuis 150 ans : exode rural, croissance des villes puis des espaces périurbains, attractivité du littoral et déclin de " l'intérieur ", essor plus récent de l'Est avec les croissances accélérées de Nantes et de Rennes, croissances sous certaines conditions des territoires de carrefour, déclins des zones plus enclavées ou des territoires de confins... Tout ce qui fait l'originalité de ce modèle de croissance ou de décroissance est ici décrit, décortiqué, expliqué pour essayer de comprendre comment cette lame de fond a bouleversé l'organisation du peuplement breton et finalement, la vie quotidienne des habitants de la péninsule. L'étude de Jean Ollivro, évoque aussi des évolutions atypiques nées d'une volonté de " vivre et de travailler au pays ". Elle analyse les tendances les plus récentes, parfois inattendues, comme l'arrivée des Britanniques dans le centre Bretagne. Dans une démarche prospective, elle propose enfin un Plan Breton pour créer une organisation territoriale renforçant la mixité sociale, générationnelle et le dynamisme économique des cinq départements bretons.
Parti de la ferme paternelle pour étudier dans l'"établissement de première catégorie" de monsieur Maurus, Indrek est habité par de grandes espérances. Or ses attentes exaltées se heurtent rapidement à la somme des tracasseries quotidiennes. Surnommé "Grand Couillon" par les autres élèves à cause de sa naïveté de paysan mal dégrossi, il se fait rouler par de plus rusés et découvre très vite que c'est l'argent qui mène le monde. N'ayant pas de quoi payer sa scolarité, il est contraint d'effectuer diverses tâches au sein de l'école au détriment de son assiduité aux cours. Indrek n'a de cesse de chercher des réponses aux grandes questions et toutes les occasions sont bonnes pour mener à bien sa quête spirituelle et philosophique. Au cours de sa recherche de la Vérité, se mêlent dans son esprit la position sacrée des saintes Ecritures, les théories qui circulent sous le manteau - de Nietzsche à Darwin - ou l'avènement du socialisme. Avec un art romanesque consommé, un sens du détail au plus près de la réalité, l'auteur relate le parcours initiatique d'un jeune Estonien à la fin du XIXe siècle. Indrek et les quatre autres volumes brossent un tableau de l'Estonie, et de l'Europe, au tournant du XXe siècle. Une fresque dans laquelle l'auteur dévoile les aspirations de chacun aux prises avec les contraintes sociales ou les préjugés moraux. C'est toute la condition humaine qui est exposée ici.
Intervention en situation de crise jette un regard nouveau sur les différents types de crises, les techniques d'évaluation et sur le rôle des intervenants en contexte traumatique. Offrant une approche théorique inédite, cet ouvrage permet de répondre aux objectifs de formation des intervenants actuels et futurs en leur fournissant un cadre d'analyse clair, de nouvelles mises en situation et des cas cliniques commentés qui sauront les guider tout au long de leur apprentissage. Cette 3e édition brosse un portrait complet de l'état d'avancement des connaissances sur la crise, le suicide et les différents types d'homicides. Enrichi d'une réflexion éthique, ce petit manuel initie les étudiants, ainsi que les professionnels de la santé, aux exigences particulières rattachées à leur travail et aux principaux enjeux de l'intervention en contexte de crise.
Les personnages de L'Amour en moins traversent la vie en quête, en naufrage ou en désespoir de l'amour. Chacun d'eux a connu ou ressenti l'illusion d'aimer, éprouvant le clin d'oeil si fugitif de l'absolu. Pour les décrire, Pierre Vandrepote explore une écriture dépouillée où affleure une sensualité envoûtante et il les mène au seuil du paradoxe: vivre." Yves Buin (préface). "Nous sommes faits de ces histoires d'amour et de poésie, de ces traces perdues, de ces rêves trouvés au bord de la route, comme autant de questions destinées à rester magnifiquement sans réponse." Pierre Vandrepote.
Résumé : Ce récit fait de messages et de monologues bâtit et déconstruit une liaison amoureuse. Léah est la femme du dimanche, Tobie l'amant du dimanche. En semaine, ils ne se voient pas. Cet éloignement laisse place à l'écriture, à l'échange de lettres et aux digressions, à la digestion des frustrations, à l'espoir ou au désir de fuite. Le temps mis pour se rejoindre (deux heures de train tôt le matin et deux heures tard le soir) réduit d'autant celui qui leur est imparti pour s'aimer. Léah n'en peut plus de ce chemin sans issue. Tobie peut-il être l'homme de sa vie ? Elle en doute, tant elle le sait pris aux rets de son épouse, exigeante et complaisante, bien plus âgée que ce bel homme en pleine maturité. Menue, timide ou délurée, séduite un temps par celui qui voit en elle celle qui le dédommage des trahisons de son propre corps, elle se révolte peu à peu. Ce texte épistolaire est un règlement de comptes, déchirant ou truculent, c'est selon, au cours duquel, devant l'incompréhension d'un interlocuteur borné ou sourd, Léah tente de faire émerger une nouvelle identité. "Je est un autre" et l'autre est hors-jeu. Au prix de quelques coups fourrés et de quelque fou rire, la libération viendra finalement à bout du silence.
Dans notre société postmoderne, l'idéologie du progrès décline. Notre époque a perdu confiance en l'avenir et sent son destin lui échapper. La crise paraît interminable. Comment sortir de cette dépression collective ? Historiens et sociologues s'accordent sur le diagnostic : l'accélération de l'histoire ne permet plus de s'appuyer sur la tradition pour configurer le futur. Mais les avis divergent sur le remède à prescrire. Faut-il forger un homme nouveau capable de s'adapter aux évolutions de son environnement ? Il s'agirait d'utiliser les nouvelles technologies pour améliorer nos capacités physiques et intellectuelles. Cette utopie transhumaniste inquiète pourtant ceux qui dénoncent la fabrication d'un individu soumis à la logique économique. Doit-on, au contraire, revenir à des rythmes de vie plus naturels ? Pour éviter la catastrophe, il faudrait donc s'opposer au productivisme au nom du principe de précaution. Seulement, les prophètes de malheur sont souvent accusés de propager une idéologie rétrograde qui immobilise la société. Jamais autant d'instruments scientifiques n'ont été réunis pour scruter l'avenir. Or, il semble de plus en plus opaque. Pourrons-nous résoudre ce paradoxe afin de retrouver la maîtrise de notre devenir individuel et collectif ?