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Bretagne. 150 ans d'évolution démographique
Ollivro Jean
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753500860
Une véritable révolution dans l'organisation du peuplement a eu lieu en Bretagne depuis 150 ans : exode rural, croissance des villes puis des espaces périurbains, attractivité du littoral et déclin de " l'intérieur ", essor plus récent de l'Est avec les croissances accélérées de Nantes et de Rennes, croissances sous certaines conditions des territoires de carrefour, déclins des zones plus enclavées ou des territoires de confins... Tout ce qui fait l'originalité de ce modèle de croissance ou de décroissance est ici décrit, décortiqué, expliqué pour essayer de comprendre comment cette lame de fond a bouleversé l'organisation du peuplement breton et finalement, la vie quotidienne des habitants de la péninsule. L'étude de Jean Ollivro, évoque aussi des évolutions atypiques nées d'une volonté de " vivre et de travailler au pays ". Elle analyse les tendances les plus récentes, parfois inattendues, comme l'arrivée des Britanniques dans le centre Bretagne. Dans une démarche prospective, elle propose enfin un Plan Breton pour créer une organisation territoriale renforçant la mixité sociale, générationnelle et le dynamisme économique des cinq départements bretons.
A la fin des années 20, en Estonie, Indrek rentre au pays, désabusé et résigné. Il retourne chez lui, à Vargamäe comme pour se réapproprier ses origines, et reprendre à son compte le labeur de son père: il s'attaque aux travaux de drainage du marais, luttant à son tour pour faire baisser le niveau de la rivière. Le père et le fils ne s'accordent pas toujours mais se respectent, même si Indrek ne peut plus partager la foi d'Andres en la vérité et la justice. Alors qu'Indrek s'astreint à des travaux forcés en échange de la peine que la justice n'a pas jugé bon de lui infliger, Andres approche de la fin de sa vie. Se pose à lui la question de la transmission. Ou comment passer le relais aux plus jeunes. Faut-il se soucier de laisser ou non une trace de son passage sur cette terre? Le dernier volet de cette grande fresque sociale estonienne.
1870. Au coucher du soleil, la charrette gravit les collines. Andres et Kroot, tout jeunes mariés, viennent prendre possession de leur ferme et de leurs terres. C'est là qu'ils s'apprêtent à vivre, s'atteler à la tâche, fonder une famille et construire un domaine. Puis mourir. Mais les champs sont empierrés, l'habitation délabrée, les prairies inondées et le voisin querelleur. Et si les fermiers ne manquent ni de forces ni de courage, la vie est rude et fait fuir valet et servante. Les enfants naissent, des filles surtout, au grand dam d'Andres qui rêve du garçon qui prendra la relève. Avec un art romanesque consommé, un sens du détail au plus près de la réalité, l'auteur relate les péripéties de la lutte d'un homme en quête de justice, face à l'adversité et à la course inéluctable du temps. A travers son histoire et celle de sa descendance, La Colline-du-Voleur et les volumes suivants brossent un tableau de l'Estonie, et de l'Europe, du début du xxe siècle. Une fresque dans laquelle l'auteur dévoile les aspirations de chacun aux prises avec les contraintes sociales ou les préjugés moraux. C'est toute la condition humaine qui est exposée ici. Biographie de l'auteur Auton Hansen, de son nom de plume Tammsaare, naît en Estonie en 1878. Féru de littérature et avide de connaissance, il suit des études poussées dans de nombreux domaines. Il publie un premier recueil de nouvelles, suivi par de nombreux autres récits. Il s'installe à Tallinn en 1919 et ne cesse de travailler jusqu'à sa mort en 1940. Traducteur d'Oscar Wilde et de Dostoïevski, A H Tammsaare écrit les cinq volumes de Vérité et Justice entre 1926 et 1933. La Colline-du-Voleur est le premier volet de ce grand classique estonien.
Nous ne vivons pas une crise, nous vivons une formidable mutation.A l'heure où certaines dynamiques internationales s'affaissent et où l'on constate une crise cumulée (financière, économique, écologique, sociale...), on assiste en effet à une impressionnante dynamique de reterritorialisation des sociétés. Ce mouvement fut un temps préconisé par quelques idéologues qui prônaient une économie alternative, les circuits courts, l'économie de proximité, la prise en charge par les acteurs locaux et régionaux de la maîtrise de leur propre destin.... Le point intéressant est qu'aujourd'hui cette nouvelle économie des territoires se réalise moins pour des motifs idéologiques que pour des raisons de coût. Le renchérissement du prix de l'énergie (10 dollars le baril de brent en 1999, plus de 80 aujourd'hui...), la paupérisation croissante de certaines sociétés conduisent ainsi à un changement radical concernant l'échelle du fonctionnement économique. Alors qu'il y a peu, par la mondialisation jugée inéluctable, les habitants étaient de plus en plus inféodés à des produits externes, ils sont par la force des choses de plus en plus contraints à rechercher sous leurs pieds et dans les espaces de proximité les ressources nécessaires à leur propre développement.Cette évolution est-elle bénéfique? Si oui, comment l'accompagner? A l'heure où les déplacements mécaniques sont de plus en plus difficiles et l'information planétaire de plus en plus généralisée, quelles sont aujourd'hui les stratégies pour concilier le développement local et l'ouverture internationale? En somme, comment vont fonctionner des sociétés qui auront sur leurs écrans ou présentoirs des mondes auxquels ils pourront de plus en plus difficilement accéder?
Extrait de l'introduction«Le sentiment d'unité est le plus profond et le plus noble de l'esprit humain.»Jean JaurèsÊtre breton en Loire-Atlantique conduit tôt ou tard à penser à cette curieuse identité «ligérienne»"dont on nous affuble en lieu et place de celle qui imprègne notre territoire. Mais ici, c'est moins le fait en lui-même qui interroge que le mur d'indifférence sur lequel s'abattent ces questionnements que l'on dit d'un autre âge. Le constat partagé de l'atteinte aux droits culturels au sein de la patrie des droits, et le faible tracas qu'elle s'en inflige, inclinent à regarder vers les fondations de la construction politique France et les forces qui la travaillent depuis les tout premiers temps. C'est l'ambition de cet ouvrage que de remonter aux sources de l'unité d'une nation qui prétend concilier ses fondations unicitaires - «le principe constitutionnel d'unicité du peuple français» - avec l'exigence démocratique de diversité. Un régime formellement démocratique peut-il faire de l'unicité son principe fondateur et unifiant, sans ruiner le sens de l'altérité et menacer l'unité sociale?Ce questionnement de l'ordre juridico-politique s'impose aux prisonniers des représentations officielles chargées de leur impartir l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes. On écrit pour être et se soustraire à l'aliénation qui fait qu'un individu devient «autre» sous le joug d'un système dominateur. En ce sens, ce livre est l'affirmation d'une subjectivité bretonne, une prise de parole par l'un de ceux à qui l'on ne demande rien. Comment ne pas regarder du côté de la vérité qui rassemble lorsque le mensonge, et même le mieux partagé, n'en finit plus de diviser? Si nous sommes assis sur des vérités fausses que d'aucuns voudraient porteuses de sens, il n'appartient qu'à l'homme de sortir de l'apathie qui caractérise nos démocraties modernes. Pour prétendre sauvegarder les fondamentaux de notre culture, la première des vérités fausses dont nous devons nous défaire est celle de l'inexistence alléguée de notre peuple.Mais quel est ce «peuple»? Une «nation primaire», concept forgé par l'Occitan Robert Lafont pour décrire le processus historique de formation des nations secondaires à partir de vieilles nations qui n'en ont pas moins cessé d'être dans les consciences. C'est ce concept dynamique et binaire qui nous résume le mieux et qu'il faudra entendre ici, derrière les appellations de «peuple», «communauté», voire «minorité», que j'emploierai tour à tour. Divers, à la fois différent et comme les autres membres de la nation secondaire auxquels nous relie une destinée commune et ce lien de citoyenneté au nom duquel il nous est prié de disparaître. Si l'on a cru fonder la nation secondaire sur la perte de mémoire, nous n'avons rien oublié de notre histoire, de ses tragédies à l'éclat de nos libertés. L'histoire reste pour nous celle de la longue durée, lorsque l'on voudrait tant la réduire à celle de l'État «bienfaiteur» et incorporant qui règne aujourd'hui sans partage. Confrontés au droit négateur, les Bretons ont opté pour le dépassement par la création, et réussi l'improbable retournement en érigeant leur culture méprisée au rang d'excellence capable de rayonner à l'échelle mondiale. Le contraste en devient chaque jour plus saisissant entre la vitalité de ce peuple conscient de lui-même et sa négation juridico-institutionnelle. Si les élites bretonnes ne furent pas toujours à la hauteur d'une histoire désormais cristallisée dans l'ordre d'une république jacobine, par quelle étrange ironie du sort ce peuple privé de la moindre institution protectrice n'en perdure pas moins dans l'être?"
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.