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Questions de méthode. Une critique de la connaissance pour les sciences de la communication
Olivesi Stéphane
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782747562270
Que dire de la communication, de son statut et de sa place, dans le vaste domaine des sciences de l'homme et de la société ? La connaissance des phénomènes de communication sollicite différentes méthodes, empruntées à diverses disciplines. Parce que l'appropriation de ces méthodes suppose leur confrontation, mais aussi leur critique, une telle connaissance requiert une épistémologie des sciences humaines qui en forme le préalable. Comment, c'est-à-dire par quels moyens, avec quels outils, sous quelles formes, produire des connaissances relatives à un certain nombre d'objets (cultures, discours, TIC, médias, institutions politiques et économiques, etc.) que le sens commun scientifique s'accorde à reconnaître comme relevant d'une discipline ? Pour répondre à cette interrogation, les analyses conduisent du réexamen de certaines méthodes en sciences sociales jusqu'aux manières d'écrire l'histoire. Elles s'étendent de la problématisation du discours au travail du concept. Elles investissent aussi les problèmes du style, de l'expérience, de la critique des systèmes de représentation... En résumé : ni traité de méthode, ni théorie de la connaissance, mais séries d'analyses de la production scientifique sous l'angle de ses conditions et de ses modalités pratiques. Ce projet s'adosse à une hypothèse. C'est en approfondissant la compréhension des questions ordinaires de méthode et des articulations épistémologiques entre les différents savoirs mobilisés dans l'analyse des phénomènes de communication, que peuvent se dessiner les contours d'un objet propre et se renforcer la cohérence d'un champ scientifique autonome. En retour, le projet de " sciences de la communication " tend à apparaître comme une réponse aux limites épistémologiques que rencontrent, par ailleurs, les sciences humaines et sociales. Il appelle le dépassement de l'ordre qui astreint ces mêmes sciences à découper les phénomènes qu'elles étudient, en perdant de vue le caractère insécable de la réalité humaine. Les analyses proposées renouent ainsi avec une interrogation sur les manières de faire de la recherche qui se révèle indissociable d'une agonistique du vrai.
Cette seconde édition de Sciences de l'information et de la communication. Objets, savoirs, discipline se compose d'une série de contributions qui éclairent les principaux domaines de compétences des SIC - Sciences de l'information et de la communication. Si elle ne prétend pas en rendre compte de manière exacte et exhaustive, elle dresse un tableau qui offre une image du territoire actuel de ces sciences, riches d'une histoire de bientôt quatre décennies. Le lecteur se familiarisera ainsi avec leurs principales spécialités en matière d'enseignement et de recherche. Il trouvera des éléments de réflexion pour dépasser les préjugés ordinaires sur la communication, afin d'interroger à la fois les pratiques et les savoirs qui s'y rapportent. Loin de proposer une sélection de théories juxtaposées, il s'attache à présenter les principales matières enseignées en SIC sans les couper de la recherche "vivante" et de ses résultats. Les auteurs assument tous, sans exception, des missions d'enseignement et de recherche, et à ce titre pratiquent une vulgarisation scientifique, s'attachant à synthétiser sans les déformer des contenus de savoirs. La première partie de l'ouvrage propose ainsi une sélection d'objets sur lesquels travaillent les chercheurs en SIC. La deuxième partie porte, quant à elle, sur des savoirs développés dans cette même discipline, la caractérisant. L'ouvrage se termine par une troisième partie, plus courte, composée de deux contributions consacrées aux SIC sous l'angle disciplinaire.
Comment saisir la réalité de ce que l'on appelle communément "le pouvoir de la télévision", sans perdre de vue la multiplicité des dimensions sociales, économique, technique et politique ? Ce livre s'attache à analyser la formation d'un dispositif, dépositaire d'une forme de pouvoir inhérente à la comunication et à sa rationalisation sous l'emprise des technologies de marketing. Il s'attache aussi à dégager les conditions institutionnelles et économiques, ainsi que les nécessités politiques, qui ont présidé à la formation de ce dispositif.
Lire un polar, regarder un film d?auteur, interpréter une partition, représenter des paysages naturels ou mentaux relèvent de routines dont on ne s?étonne plus guère. Pourtant, cette familiarité avec les ?uvres d?art laisse intacte l?énigme répétée que constitue l?expérience esthétique, c?est-à-dire la rencontre entre des producteurs et des consommateurs, des auteurs et des spectateurs, des créateurs et des publics, autour de ces objets singuliers. Des logiques très diverses portent les uns à s?exprimer, à produire, à créer et les autres à contempler, à lire, à écouter? quand d?autres encore commentent, classent, éditent, produisent, répertorient. Les analyses proposées sondent l?historicité de ces rapports aux ?uvres. Elles déconstruisent les catégories impliquées dans les manières de faire de l?art, de le pratiquer, de l?apprécier et de le juger. Elles explorent les formes de subjectivité qui se cristallisent dans cette expérience. Elles tentent aussi d?expliciter ce qui rend possible une telle communauté d?expérience, parfois résumée à des « langages de l?art ». Comprendre comment « ça » communique suppose en effet que soit esquivé le piège de l?abstraction et du formalisme auquel se heurtent les approches inspirées par la linguistique et la phénoménologie, mais il faut aussi que soit déjoué l?écueil du repli positiviste sur la seule explicitation de logiques sociales coupées du vécu propre à cette expérience.
Résumé : Crise du syndicalisme ? Crise des institutions représentatives du personnel ? Des diagnostics souvent édifiants accompagnent les évolutions récentes du monde syndical : désyndicalisation, financement opaque, rejet par les salariés de leurs représentants, faible représentativité de ces mêmes représentants, dévoiement en raison de leur instrumentalisation par les directions d?entreprises? L?ouvrage s?écarte de ces réquisitoires et tente de renouveler le regard porté sur le fait syndical au moyen d?un double décentrement. Plutôt que de prendre pour objet les confédérations, leur organisation et leurs membres, il se focalise sur l?action syndicale "à la base" et "au quotidien", autrement dit sur ce que font ou ne font pas les représentants syndicaux, placés en première ligne dans la gestion conflictuelle du rapport social-salarial au sein du monde du travail. Il saisit ainsi l?action syndicale sous l?angle communicationnel considérant que l?essentiel de l?activité de ces mêmes représentants consiste à dialoguer, à fédérer, à mobiliser, à informer, à rassembler, à négocier, à gérer des rapports de force, bref à agir et à lutter symboliquement. Basées sur plusieurs enquêtes de terrain, les analyses explorent le monde des représentants syndicaux, livrant ainsi quelques enseignements sur ce qu?ils vivent et font, sur leurs ressources (limitées) et leurs tactiques (limitées également dans leur rationalité), mais aussi sur l?environnement institutionnel, social et économique au sein duquel ils évoluent et qui conditionne leurs possibilités d?agir par la communication.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.