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L'EXPERIENCE ESTHETIQUE. UNE ARCHEOLOGIE DES ARTS ET DE LA COMMUNICATION
OLIVESI STEPHANE
CHAMPION
42,00 €
Épuisé
EAN :9782745323118
Lire un polar, regarder un film d?auteur, interpréter une partition, représenter des paysages naturels ou mentaux relèvent de routines dont on ne s?étonne plus guère. Pourtant, cette familiarité avec les ?uvres d?art laisse intacte l?énigme répétée que constitue l?expérience esthétique, c?est-à-dire la rencontre entre des producteurs et des consommateurs, des auteurs et des spectateurs, des créateurs et des publics, autour de ces objets singuliers. Des logiques très diverses portent les uns à s?exprimer, à produire, à créer et les autres à contempler, à lire, à écouter? quand d?autres encore commentent, classent, éditent, produisent, répertorient. Les analyses proposées sondent l?historicité de ces rapports aux ?uvres. Elles déconstruisent les catégories impliquées dans les manières de faire de l?art, de le pratiquer, de l?apprécier et de le juger. Elles explorent les formes de subjectivité qui se cristallisent dans cette expérience. Elles tentent aussi d?expliciter ce qui rend possible une telle communauté d?expérience, parfois résumée à des « langages de l?art ». Comprendre comment « ça » communique suppose en effet que soit esquivé le piège de l?abstraction et du formalisme auquel se heurtent les approches inspirées par la linguistique et la phénoménologie, mais il faut aussi que soit déjoué l?écueil du repli positiviste sur la seule explicitation de logiques sociales coupées du vécu propre à cette expérience.
Cet ouvrage s'ouvre sur une réflexion propédeutique sur le travail de l'historien : un travail qui consiste d'abord à penser le passé, à cerner des enjeux, à dégager des problèmes dans le cadre d'une démarche intellectuelle nécessairement critique. Une deuxième partie rappelle les règles et les procédures de la dissertation en histoire. Une dernière partie propose une série de sujets développés sur des questions à l'intérieur d'un cadre chronologique contemporain allant du milieu du XIXe siècle à la fin du XXe siècle. Elle tente d'apporter des matériaux de connaissance et de réflexion pour les épreuves d'histoire des concours d'entrée à Sciences Po (BAC+O, BAC+1).
Cette seconde édition de Sciences de l'information et de la communication. Objets, savoirs, discipline se compose d'une série de contributions qui éclairent les principaux domaines de compétences des SIC - Sciences de l'information et de la communication. Si elle ne prétend pas en rendre compte de manière exacte et exhaustive, elle dresse un tableau qui offre une image du territoire actuel de ces sciences, riches d'une histoire de bientôt quatre décennies. Le lecteur se familiarisera ainsi avec leurs principales spécialités en matière d'enseignement et de recherche. Il trouvera des éléments de réflexion pour dépasser les préjugés ordinaires sur la communication, afin d'interroger à la fois les pratiques et les savoirs qui s'y rapportent. Loin de proposer une sélection de théories juxtaposées, il s'attache à présenter les principales matières enseignées en SIC sans les couper de la recherche "vivante" et de ses résultats. Les auteurs assument tous, sans exception, des missions d'enseignement et de recherche, et à ce titre pratiquent une vulgarisation scientifique, s'attachant à synthétiser sans les déformer des contenus de savoirs. La première partie de l'ouvrage propose ainsi une sélection d'objets sur lesquels travaillent les chercheurs en SIC. La deuxième partie porte, quant à elle, sur des savoirs développés dans cette même discipline, la caractérisant. L'ouvrage se termine par une troisième partie, plus courte, composée de deux contributions consacrées aux SIC sous l'angle disciplinaire.
Ce titre condense la visée de l'ouvrage: expliciter les apports de son "?uvre" aux sciences de la communication, mettre en relief toute la fécondité de la critique sociale, en cerner aussi les limites. La démarche ainsi esquissée déjoue l'exercice du commentaire - ni glose, ni apologie - pour se plier à une visée "instrumentalisante". Que faire et comment faire en sciences de la communication avec l'ensemble des propositions indexées sous ce patronyme? Les analyses proposent de saisir la communication sur la base d'une double problématisation. Jeu social, celle-ci s'impose comme un enjeu de société. S'approprier les catégories de la sociologie de Pierre Bourdieu permet d'analyser cet enjeu dans ses multiples facettes, depuis la constitution de champs centrés sur des activités de communication jusqu'aux transformations de pans entiers de pratiques sociales. Cette appropriation permet de pénétrer la logique des pratiques, d'objectiver discours et représentations, d'appréhender la réalité humaine autrement que sous la forme d'oppositions caricaturales individu/société, liberté/déterminisme, bref de déjouer le jeu social de la communication pour en sonder les ressorts intimes. Exercice de démystification, la démarche sociologique s'impose comme la solution pour neutraliser les discours ni vrais, ni faux de ceux dont toute la science communicationnelle se résume en la rationalisation de quelques préjugés et, surtout, pour inscrire la communication dans un registre positif de compréhension du monde social et de nous-mêmes.