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La communication syndicale
Olivesi Stéphane
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753527485
Crise du syndicalisme ? Crise des institutions représentatives du personnel ? Des diagnostics souvent édifiants accompagnent les évolutions récentes du monde syndical : désyndicalisation, financement opaque, rejet par les salariés de leurs représentants, faible représentativité de ces mêmes représentants, dévoiement en raison de leur instrumentalisation par les directions d?entreprises? L?ouvrage s?écarte de ces réquisitoires et tente de renouveler le regard porté sur le fait syndical au moyen d?un double décentrement. Plutôt que de prendre pour objet les confédérations, leur organisation et leurs membres, il se focalise sur l?action syndicale "à la base" et "au quotidien", autrement dit sur ce que font ou ne font pas les représentants syndicaux, placés en première ligne dans la gestion conflictuelle du rapport social-salarial au sein du monde du travail. Il saisit ainsi l?action syndicale sous l?angle communicationnel considérant que l?essentiel de l?activité de ces mêmes représentants consiste à dialoguer, à fédérer, à mobiliser, à informer, à rassembler, à négocier, à gérer des rapports de force, bref à agir et à lutter symboliquement. Basées sur plusieurs enquêtes de terrain, les analyses explorent le monde des représentants syndicaux, livrant ainsi quelques enseignements sur ce qu?ils vivent et font, sur leurs ressources (limitées) et leurs tactiques (limitées également dans leur rationalité), mais aussi sur l?environnement institutionnel, social et économique au sein duquel ils évoluent et qui conditionne leurs possibilités d?agir par la communication.
Comment saisir la réalité de ce que l'on appelle communément "le pouvoir de la télévision", sans perdre de vue la multiplicité des dimensions sociales, économique, technique et politique ? Ce livre s'attache à analyser la formation d'un dispositif, dépositaire d'une forme de pouvoir inhérente à la comunication et à sa rationalisation sous l'emprise des technologies de marketing. Il s'attache aussi à dégager les conditions institutionnelles et économiques, ainsi que les nécessités politiques, qui ont présidé à la formation de ce dispositif.
À l'heure de la scientométrie triomphante et des critères de Shangaï, au moment où s'imposent aux SHS - sciences humaines et sociales - des critères d'évaluation de la recherche qui semblent en méconnaître la nature même, l'analyse des pratiques citationnelles permet de dissiper quelques fâcheux malentendus. Elle se focalise sur ces objets sans gloire, ni noblesse, ces objets routiniers, ternes, déchus, que sont les notes de bas de page et Les références qu'elles contiennent. L'ouvrage se propose d'éclairer ainsi La production scientifique, ses logiques et sa structuration à partir de Leur objectivation. Les citations s'apparentent en effet à des pièces centrales pour de productions savantes (articles, Livres thèses...) qui tirent de leur présence une. grande partie de leur valeur et de Leur signification. Car citer revient à prendre position relationnellement par L'affirmation d'un rapport à ce que L'on cite et pour ce que citer signifie à l'égard de tiers (collègues, pairs, étudiants, etc.). Exploitant différentes sources, l'ouvrage explore ainsi l'univers des pratiques citationnelles propres aux sciences de l'information et de La communication, non sans induire quelques enseignements généraux sur cette discipline et, au-delà, sur Les SHS. . . Professeur en Sciences de l'information et de la communication, Stéphane Olivesi enseigne à l'Université Lyon 2 où il dirige l'Institut de la communication et pilote le master Communication des organisations .
Lire un polar, regarder un film d?auteur, interpréter une partition, représenter des paysages naturels ou mentaux relèvent de routines dont on ne s?étonne plus guère. Pourtant, cette familiarité avec les ?uvres d?art laisse intacte l?énigme répétée que constitue l?expérience esthétique, c?est-à-dire la rencontre entre des producteurs et des consommateurs, des auteurs et des spectateurs, des créateurs et des publics, autour de ces objets singuliers. Des logiques très diverses portent les uns à s?exprimer, à produire, à créer et les autres à contempler, à lire, à écouter? quand d?autres encore commentent, classent, éditent, produisent, répertorient. Les analyses proposées sondent l?historicité de ces rapports aux ?uvres. Elles déconstruisent les catégories impliquées dans les manières de faire de l?art, de le pratiquer, de l?apprécier et de le juger. Elles explorent les formes de subjectivité qui se cristallisent dans cette expérience. Elles tentent aussi d?expliciter ce qui rend possible une telle communauté d?expérience, parfois résumée à des « langages de l?art ». Comprendre comment « ça » communique suppose en effet que soit esquivé le piège de l?abstraction et du formalisme auquel se heurtent les approches inspirées par la linguistique et la phénoménologie, mais il faut aussi que soit déjoué l?écueil du repli positiviste sur la seule explicitation de logiques sociales coupées du vécu propre à cette expérience.
Ce titre condense la visée de l'ouvrage: expliciter les apports de son "?uvre" aux sciences de la communication, mettre en relief toute la fécondité de la critique sociale, en cerner aussi les limites. La démarche ainsi esquissée déjoue l'exercice du commentaire - ni glose, ni apologie - pour se plier à une visée "instrumentalisante". Que faire et comment faire en sciences de la communication avec l'ensemble des propositions indexées sous ce patronyme? Les analyses proposent de saisir la communication sur la base d'une double problématisation. Jeu social, celle-ci s'impose comme un enjeu de société. S'approprier les catégories de la sociologie de Pierre Bourdieu permet d'analyser cet enjeu dans ses multiples facettes, depuis la constitution de champs centrés sur des activités de communication jusqu'aux transformations de pans entiers de pratiques sociales. Cette appropriation permet de pénétrer la logique des pratiques, d'objectiver discours et représentations, d'appréhender la réalité humaine autrement que sous la forme d'oppositions caricaturales individu/société, liberté/déterminisme, bref de déjouer le jeu social de la communication pour en sonder les ressorts intimes. Exercice de démystification, la démarche sociologique s'impose comme la solution pour neutraliser les discours ni vrais, ni faux de ceux dont toute la science communicationnelle se résume en la rationalisation de quelques préjugés et, surtout, pour inscrire la communication dans un registre positif de compréhension du monde social et de nous-mêmes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.