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Prose musicale et geste instrumental. Les Six bagatelles pour quatuor à cordes op. 9 d'Anton Webern,
Olive Jean-Paul ; Oviedo Alvaro
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753535060
Des Six bagatelles pour quatuor à cordes composées par Anton Webern à Vienne dans les années 1910, Arnold Schoenberg disait : "Mais avoir su enfermer tout un roman dans un simple geste, exprimer tout son bonheur dans une seule exhalaison de souffle, voilà qui implique une concentration d'esprit ignorée de ceux qui se complaisent à épancher leurs émotions". C'est en associant rigoureusement les approches analytique et esthétique que cet ouvrage propose un modèle de compréhension d'une musique dont la densité musicale et poétique ainsi que le raffinement extrême défient les interprètes et provoquent les auditeurs. Un DVD - Bagatelles Inventaire, réalisé par Stéphane Gatti - est joint à l'ouvrage. Il contient un documentaire permettant un autre accès aux Six bagatelles opus 9 par la voie de la sensibilité auditive et visuelle. Ce documentaire montre comment le jeune quatuor Van Kuijk s'approprie progressivement la partition en cherchant à en restituer toute la teneur esthétique. Le livre et le film ont ainsi été conçus avec le désir de montrer comment l'interprétation, au coeur du phénomène musical, est une aventure à la fois physique et spirituelle, une exploration émotionnelle autant que réflexive, une démarche technique aussi bien qu'esthétique : un processus qui, dans la profondeur et la complexité du geste incorporant les signes, transmet la vie de l'écriture.
L'essai de Jean-Paul Olive rend compte de cette action du montage dans l'art du début du siècle, puis traite plus spécifiquement du montage musical et de ses opérations: décomposition du matériau traditionnel, juxtapositions, superpositions, torsions, inserts et citations y sont analysés comme les opérations et procédures locales à partir desquelles la forme musicale s'avère entièrement repensée.
La modernité viennoise, avec un raffinement rare et une violence surprenante, a profondément marqué notre siècle. Alban Berg occupe une place singulière qu'il convient d'interroger à nouveau. Par une conception de l'unité qui intègre l'hétérogène, par l'invention constante de processus compositionnels croisés, par une acuité exceptionnelle aux faits de langage et au matériau musical, l'écriture de Berg développe une narrativité spécifique qui, au fil des oeuvres, se réfléchit elle-même jusqu'à devenir problématique du sens. L'essai de Jean-Paul Olive, prenant pour centre la partition de la Suite Lyrique, plonge au sein de cette écriture pour s'efforcer d'en dégager le mouvement et rendre compte de l'immense réflexion sur les signes et le temps que constitue l'oeuvre d'Alban Berg.
Les inattendues ou l'étonnant rendez-vous avec le moment opportun. Avoir la rue comme champ de vision avec un Leica en laisse, implique nécessairement quelques rencontres. Les fenêtres, cadres propices à la curiosité, sont le point d'orgue de cette quête appelée aussi " street photographie ". Point de précipitation pour une attention particulière. La simple démarche encline à cet exercice, et plusieurs films plus tard vos fenêtres composeront un thème si cher aux amoureux de l'image.
Dans les années 1960, Adorno confie, dans une note biographique: "J'ai étudié la philosophie et la musique. Plutôt que choisir entre les deux, j'eus toute ma vie durant le sentiment d'être, dans ces deux domaines divergents, à la recherche d'une chose identique." Quelle est donc cette "chose identique" que dissimuleraient dans une totale complicité philosophie et musique? Adorno ne le précise pas. Seule une immersion en profondeur dans les textes du philosophe peut livrer la réponse. II s'agit d'une gageure et c'est précisément celle que relève ici magistralement Jean Paul Olive, exégète attentif, lecteur subtil et interprète exigeant d'Adorno. Mais l'auteur n'entend pas pour autant céder aux sortilèges de la dialectique adornienne. Soucieux de marquer une juste distance critique vis-à-vis d'une pensée qui pourtant le fascine, Jean Paul Olive n'hésite pas à stigmatiser l'intransigeance de certaines positions du penseur francfortois. Habile démarche qui confère à son propre texte, Un son désenchanté, une totale autonomie et lui permet d'autant plus librement d'insister avec force sur l'actualité de la Théorie critique et sur l'urgence d'une relecture de Theodor Adorno.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.